[SATIRE A VUE] Un Macron en cire dérobé : il ne passera pas l’été !

La copie du Président a tendu les mains vers l'ambassade de Russie.
© Photo by Thomas SAMSON / AFP
© Photo by Thomas SAMSON / AFP

Les militants de Greenpeace ont dérobé la statue de cire d'Emmanuel Macron exposée au musée Grévin pour la déposer ensuite devant l'ambassade de Russie, dénonçant un double jeu du gouvernement face à l'Ukraine.

La statue de cire d'Emmanuel Macron n'a cessé de sourire, malgré le transport qui lui était imposé par les militants de Greenpeace. Sans se départir de sa posture avenante, la copie du Président a tendu les mains vers l'ambassade de Russie. « L'Ukraine brûle, les affaires continuent », indique une banderole tenue par deux militantes. Du gaz, des engrais chimiques, de l'uranium : le bougre persiste à acheter à Poutine ce dont nous ne pourrions nous passer. Il est fou ! Et il fond !

En cette journée ensoleillée, la chaleur due au dérèglement climatique menace l'intégrité du personnage emprunté au musée Grévin. À la suite d'une intervention policière, l'objet est vite remisé dans une caisse. Le responsable de l'ONG a promis de l'en ressortir pour d'autres actions dévolues à la même cause. Posé sur le front ukrainien, il désignera l'ennemi ; utilisé en portemanteau, il interpellera les députés. Plus utile que la version originale, sa réplique sera sur tous les fronts. « Il ne lui manque que la parole », remarquait un passant attendri par cette reproduction fidèle.

Centriste et ramolli

Le musée n'attendait pas tant de publicité gratuite de la part de gauchistes habituellement solidaires de jeteurs de soupe sur les tableaux. Son directeur annonce porter plainte mais se frotte les mains, sitôt retourné dans son bureau. Un expert maison évoque néanmoins le risque de voir Macron revenir amoindri par les températures estivales. « Il ne passera pas l'été ! », se serait écrié un sculpteur du lieu. Affligée d'une mollesse inquiétante, la chose ne sera pas montrable. Les visiteurs en feront des boulettes façon pâte à modeler... En un mot, Greenpeace va restituer une version plus criante de vérité que celle qui fut dérobée. Pour les instances dirigeantes, l'affaire semble, a contrario, promise à un beau succès auprès du public.

Résolue à ne pas reprendre la statue avant septembre, la direction du musée Grévin mise sur les prochaines opérations de Greenpeace pour récupérer un Président amélioré par un militantisme balnéaire. Pour l'ONG, la fonte d'Emmanuel Macron menace la planète bobo de sombrer dans la gesticulation burlesque. Une canicule réduirait la statue à l'état liquide. Les parties prenantes ont les yeux rivés sur les thermomètres.

Picture of Jany Leroy
Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

57 commentaires

  1. Il ne passera pas l’été ?? Mais si ils ne voudrait pas rater les vacances à Bregancon …et avec famille ,le reste il s’en moque éperdument….

  2. zut il l’ont redéposé intact devant l’EDF, ils auraient du lui coller un mouchoir en papier sous le nez

  3. « Greenpeace va restituer une version plus criante de vérité que celle qui fut dérobée. »: génial, superbe !!!

  4. Non, non, sa parole ne me manque pas ! Encore moins sa présence. Que Greenpeace l’emporte et que tous deux aillent hors de nos frontières serait un bien pour la France.

  5. Le musée Grévin devrait attendre encore un peu avant de montrer un Macron  » cirupeux » au sourire crispé, méprisant autant que condescendant, car dans quelques temps il sera consacré « empereur des banlieues » ! On pourra ainsi l’admirer en habit de sacre, avec un lourd et immense drapeau palestinien pour manteau, une poubelle incendiée sur la tête en guise de couronne et un mortier d’artifice pour sceptre.

  6. poupée de cire , poupée de chiffon qui n’a rien à faire au musée car il est indigne de laisser une trace de son passage catastrophique au gouvernement.

  7. Poupée de cire , poupée de son , l’homme à la prétendue volonté de fer fond comme du beurre aux premières chaleurs …

  8. Est-ce la prémonition d’une dissolution présidentielle en replis sur elle elle même ?
    Quelle belle fin pour cet adepte du néant que finir transformé en flaque !!!

  9. ils n’avaient pas « LA bonne adresse » ! … D’ici peu, il sera à Brégançon ou encore autour de la planète ! …

  10. « Il ne passera pas l’été ! » se serait écrié un sculpteur du lieu. Ben quoi on fait fondre la statue et on en fait des bougies pour les jours de coupure d’électricité pour nous éclairer en hiver.

Commentaires fermés.

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

LFI se dresse contre les banquets du Canon français… mais défend les rave party
Yves-Marie Sévillia sur Radio Courtoisie
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois