Editoriaux - Sport - 29 avril 2019

PSG : mergitur nec fluctuat

Ainsi, donc, le PSG a bu, samedi soir, le calice jusqu’à la lie. Macron devait jubiler intérieurement, en qualité de supporter de l’OM, quand il a remis la coupe au capitaine de la valeureuse équipe de Rennes, auteur d’une belle « Rennesmontada ». Une de plus aux dépens du PSG !

Après les déconfitures en Coupe d’Europe et dans les deux Coupes nationales, ajoutons pour faire bonne mesure, parmi les nombreux ratés de la saison, le nombre de victoires en championnat, le record de buts marqués (le record est, pour l’instant, détenu par le défunt Racing Club de Paris : 118 points), le nombre de points obtenus (le PSG visait les 100 points). Il reste le gain du championnat, ce qui est bien la moindre des choses au vu des moyens mis en œuvre.

Le Rennes de François Pinault, comme le Lyon de Jean-Michel Aulas, et quelques autres, sont des équipes françaises : l’investisseur est français, le président est français, le staff est français, comme la plupart des joueurs.

Le PSG est l’équipe du Qatar, émirat à qui l’on a reproché sa proximité avec le terrorisme islamique, et peu porté sur les droits de l’homme (ni sur le droit français du travail).

On aime le Qatar, en France… Il faut bien vendre des Rafale et des armes.
L’émir décide de tout depuis Doha. Le président Nasser, quand il est là, ne fait que de la représentation et de la figuration. Élégant et policé, cet ancien tennisman ne fait jamais de vagues mais il ne connaît rien au football et multiplie les erreurs depuis l’arrivée de QSI (Qatar Investment Authority). Loin de les corriger, il les accentue saison après saison. Ses erreurs de recrutement sont désastreuses et son organigramme de direction, hétéroclite et cosmopolite, est notoirement incompétent et fait n’importe quoi. Pas de Français, là-dedans, ni dans le staff ni dans l’équipe, sauf quelques titis parisiens que les règles de l’UEFA imposent.

Les stars mondiales se succèdent, recrutées et payées à prix d’or, tandis que d’autres ne justifient en rien les sommes dépensées pour les faire venir. Ces stars n’en font qu’à leur tête et on leur pardonne tout (Zlatan, Neymar, etc.). Le laxisme s’arrête toutefois aux joueurs français, dont certains doivent subir humiliations, harcèlements et mise au placard pour des raisons le plus souvent extra-sportives (Ben Arfa, Rabiot).

Ben Arfa s’est vengé de belle manière, samedi, avec ses collègues de Rennes. Rabiot, lui, est toujours locataire du placard.

Concernant ce dernier, nous nous sommes livrés à une petite statistique : de la première à la quinzième journée de championnat, le PSG a glané 43 points pour quinze
matches (14 victoires-1 nul), soit 2,87 points par match à la mi-décembre, alors que pour les dix-neuf matches suivants, on tombe à un total de 35 points, soit 1,84 par match. Étonnant, non !

Précisons qu’Adrien Rabiot a joué comme titulaire ces quinze premières rencontres avant d’être placardisé. Naturellement, ce qui précède n’est que pure coïncidence, tout comme la dégringolade qui a suivi jusqu’à la soirée de samedi.

La solution aux problèmes du PSG est simple : renationalisation !

Qu’il redevienne français avec, à sa tête, un Platini, un Wenger. Ou, pourquoi pas… un Sarko !

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