[POINT DE VUE] Arrestation de Maduro : magistrale démonstration de force de Trump

L’ère des organisations supranationales et du règlement diplomatique des conflits est bel et bien terminée.
Capture d'écran The White House
Capture d'écran The White House

On se croirait dans un de ces blockbusters des années Reagan, mettant en scène un Stallone ou un Schwarzenegger, débarquant sur une plage exotique, dans une quelconque dictature tropicale, avec une Gatling dans chaque main. L’époque où tout était « too much » : les Ferrari Testarossa, les sacs de coke, les bénéfices de Wall Street et les Rolex en or. Et pourtant, l'opération militaire qui vient d'avoir lieu est de la plus récente actualité, et tout est bien réel.

Donald Trump a annoncé, ce 3 janvier, sur son réseau Truth Social, que les forces américaines avaient capturé le président Nicolás Maduro et son épouse. Cette opération éclair est un cas d’école, d’un point de vue strictement militaire, mais pose un certain nombre de problèmes géopolitiques qui risquent d’avoir un impact direct sur l’ensemble de ce que la récente stratégie de sécurité américaine, parue début septembre, appelle « l’hémisphère ouest ».

Une remarquable opération militaire

Dans sa conférence de presse, en fin d’après-midi (heure européenne), le président des États-Unis a fait l’une de ces démonstrations de force qu’il aime tant. « Avec moi, on ne fait que gagner », a-t-il notamment affirmé. Après des mois de préparation, qui ont été détaillés par son chef d’état-major, les armées américaines ont fait décoller près de cent cinquante aéronefs, dont le but était de paralyser les communications et d’annihiler toute défense antiaérienne, afin de permettre aux hélicoptères qui transportaient les commandos de se poser près de la résidence du président vénézuélien et de son épouse, de les capturer et de les extraire de leur propre territoire. Disons-le encore : militairement parlant, une opération remarquable. Maduro et son épouse se trouvaient à bord d’un navire américain, lors de cette conférence de presse, et devraient être présentés devant un tribunal fédéral à New York pour les chefs de « narcoterrorisme » et de « complot pour importation de cocaïne » aux États-Unis. Au cas où il y aurait eu des velléités de protestation, les Américains assurent qu’ils avaient (et ont toujours) une « deuxième vague » militaire prête à partir vers le Venezuela.

Les États-Unis : puissance dominante de l’« hémisphère ouest »

Trump affirme que les États-Unis vont administrer le Venezuela jusqu’à ce qu’une « transition » permette à ce « grand peuple » de reprendre la main sur son destin. Les compagnies pétrolières américaines vont se saisir du pétrole vénézuélien (c’est parfaitement assumé par l’administration Trump). Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025 et principale opposante du régime vénézuélien, pourtant soutien de Trump, n’est pas jugée assez crédible pour reprendre les rênes du pouvoir. La vice-présidente, qui se trouvait apparemment en Russie, a prêté serment.

Le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, s’est lancé dans un numéro de patriotisme agressif - là aussi, quelque chose qu’il maîtrise parfaitement. Le message est clair, il est même martelé sans la moindre ambiguïté : les États-Unis sont la puissance dominante de l’« hémisphère ouest », ils le resteront et ils s’arrogeront le droit de faire respecter leur propre droit où ils le jugent utile.

Et maintenant...

Que va-t-il se passer ? Cette agression contre un État souverain n’est pas une bonne nouvelle en soi. Elle montre que l’ère des organisations supranationales et du règlement diplomatique des conflits est bel et bien terminée. Elle montre également que le principe de non-ingérence dans les affaires des États, qui était censé être l’un des mantras de la nouvelle doctrine de sécurité nationale, est à géométrie variable. On n’en est d’ailleurs pas tellement surpris. Et c’est une très mauvaise nouvelle pour nous. Car la France, dans tout ça ? Saura-t-elle s’adapter à ce nouvel ordre du monde, un ordre violent et erratique, dans lequel il faut « être craint », comme l’a dit Emmanuel Macron il y a quelques mois, sans s’en donner aucunement les moyens ? Empêtrés dans les normes européennes et l’angélisme des vieilles lunes moralisatrices, les Français ont toutes les cartes en main, au contraire, pour louper le coche et risquer un nouveau déclassement. Puisse l’avenir nous démentir.

Picture of Arnaud Florac
Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

264 commentaires

  1. « pas une bonne nouvelle en soi »…mais les seuls à pleurer sont les russes, un peu les chinois et…Jean-Luc Mélenchon ! A noter, en toile de fond, certain délicieux machiavélisme du cubain Marco Rubio, Gustavo Petro (Colombien) n’étant manifestement pas le seul à devoir « faire gaffe à ses fesses », l’avertissement semblant tout aussi valable pour l’actuel régime cubain…dont le maintien, depuis l’épisode de la  » Baie des cochons » est plus qu’une épine dans le pied des Etats-Unis…

  2. Là j’ai applaudi, maduro était plus que complice des trafiquants de drogue, qu’il soit jugé
    On peut ne pas aimer Trump, mais en un an, que de choses il a accomplies !
    Entre l’immigration, le wokisme et là maduro, il devait en avoir marre d’exploser les bateaux des narcos
    Je suis aussi très heureuse d’imaginer la mine surement déconfite de melanchon et sa clique, qui bien sur, ont manifesté hier, qui se ressemble …..

  3. Tebboune est le frère jumeau de Maduro. Socialo-communiste et prenant le pouvoir par la force pour, ensuite, faire du trafic pour polluer l’Occident. Macron devrait s’en inspirer pour l’Algérie….. et prendre le contrôle du gaz algérien. Il y a 15 ans, Sarko et BHL l’avaient fait en Lybie alors que Khadafi, lui, protégeait l’Europe des invasions migratoires. Tebboune, lui, favorise l’invasion et refuse de reprendre ses racailles.

      • Comparer, on peut faire, par contre mettre sur le même pied c’est autre chose. Ce sont deux chefs d’Etat comme les pommes et les poires qu’on ne compare soi-disant pas, mais ce sont des fruits et il faut bien les comparer pour ne pas se tromper lors d’un achat, se sont deux fruits…

  4. Il va se trouver sans aucun doute en Occident beaucoup de « bons esprits », « démocrates », « libéraux », pour s’attrister du sort d’un dictateur trafiquant international de drogue.

    • Absolument et je constate que certains médias se délectent des difficultés de Trump avec Poutine , à me faire croire que le Tsar tient le bon bout.

  5. Y a t il au fond une différence entre cette opération et le bombardement des sites nucléaires iraniens ? Pas vraiment. Dans les deux cas des dictatures (de la pire espèce) menacent d’une façon ou d’une autre les US ou ses alliés (Israël). Les US réagissent. Et à l’évidence en évitant de se lancer dans une guerre « idéologique » de 20 ans comme au Viet am, en Irak ou en Afghanistan. On peut comme Florac déplorer « que l’ère des organisations supranationales et du règlement diplomatique des conflits est bel et bien terminée ». Mais que sont devenues ces organisations internationales dont nombre d’entre elles financent le Hamas , des ONG complices des passeurs de migrants, des réchauffistes enragés, des diktat sanitaires, et la propagation du wokisme ou de l’islamo-gauchisme ? le Monde a changé, il n’y a plus que l’UE pour bêler sur ses montagnes de dettes de normes et de règlements. On peut le regretter. On pourrait même le dénoncer et le combattre. Mais alors à une condition : d’être soi-même fort et irréprochable. On en est très loin ….

  6. Ce qui s’est passé, quelle que soit la manière dont étaient perçus les (ex-dirigeants) du Venezuela, ce n’est pas normal. Même si on a les moyens de ses désirs, les Etats-Unis sont coutumier du fait, on ne peut s’arroger le droit d’intervenir dans un pays souverain. Si on le fait pour un, qui empêchera de le faire pour d’autres ? C’est un jeu dangereux. Si on se sert comme bon nous semble à la table du voisin, il est peut probable que celui nous accepte sans réagir et au final nous foutra dehors. Face aux Etats-Unis, le Venezuela n’est pas en mesure, seul, de le faire. Mais qui nous dit qu’ayant ouvert une brèche dans le contrat implicite du respect des règles concernant les relations internationales, cela n’entraînera pas, par effet domino, la Chine (Taïwan) ou la Russie (c’est presque fait) de justifier à leur tour toutes interventions du même acabit ? Tout désordre amène peu ou prou, un jour, une dictature. Ça, c’est une réalité qu’il ne faut jamais oublier.

    • Taiwan non reconnue par l’ensemble de la communauté internationale, la Russie en Donbass, méditons Montesquieu : « les responsables des guerres ne sont pas ceux qui les déclenchent mais ceux qui les rendent inévitables ». Tournons nous vers les USA, déjà, qui ont renversé le pouvoir en Ukraine en 2014 sous la mandature Obama. Deux traités de Minsk déclaraient le Donbass autonome, traités co-signés par l’Allemagne et la France. Bilan 8 ans de bombardements de l’Ukraine sur le Donbass, 12.000 morts.

    • L’Algérie nous marche bien dessus et leur diaspora met le bocson chez nous, si on avait un président comme TRUMP, ce cirque serait fini depuis longtemps

  7. Bravo Mr TRUMP d’avoir libéré le peuple de ce dictateur de Maduro personne ne le regrettera (sauf le Mollah Mélenchon). Donald Trump ne fait qu’appliquer la doctrine de F. Monroe, améliorée a t’il dit, et bien je peux que m’en féliciter ;

  8. Rester dans le registre de la morale et de l’émotion est vain.
    C’est sur le plan géopolitique qu’il faut examiner l’évènement et évaluer son impact sur nous, Européens et Français.
    Maduro était évidemment un dictateur brutal (et pas très intelligent) à la tête d’un État totalement corrompu, mais c’est secondaire. Par le passé, dans le cadre de la doctrine Monroe, les USA ont eux-mêmes placé des profils similaires dans la région.
    En revanche, l’énergie est désormais une arme, potentiellement de destruction massive, dans les mains des USA.
    Après leur indépendance énergétique, gagnée grâce au gaz et au pétrole de schiste, ils viennent de mettre la main sur une partie des plus importantes réserves de pétrole au monde, au Vénézuela.
    Un pétrole qui alimente notamment la Chine et l’Europe.
    Dans le même temps monte une petite musique inquiétante à propos d’une autre région du monde, également stratégique sous cet angle, notamment, toujours pour la Chine et l’Europe : l’Iran, dont le régime est certes encore pire que celui de Maduro, aussi répugnant que corrompu, mais dont nous dépendons, aussi, largement sur le plan énergétique.
    Si, dans quelques semaines ou quelques mois, une opération américano-israélienne fait tomber ce qui n’est plus le régime des mollahs mais plutôt celui des Pasdarans, les conséquences seront immédiates pour nous.
    Car même si les majors américaines n’y débarquent pas dans la foulée, l’interruption brutale et sans doute durable des flux pétroliers iraniens nous plongera rapidement dans une crise économique particulièrement grave.
    Les USA ont déjà massacré l’industrie allemande en lui coupant le gaz russe, mais là, ce serait bien pire pour toute l’Europe.
    Et cela créera un précédent justifiant parfaitement la conquête de Taïwan par Pékin, tout comme arracher le Kosovo à la Serbie a permis à Poutine de faire de même avec la Crimée (de manière bien moins violente, la population étant russe).
    La Russie se rapprochera davantage de la Chine, dans une relation du faible au fort qui permettra à cette dernière de finalement récupérer ses anciens territoires que sont l’extrême-orient russe et Vladivostok.
    C’est-à-dire les fabuleuses ressources qui s’y trouvent : énergie, matières premières, terres rares…
    L’Europe morale et émotive risque bien de devenir l’éternel dindon de la farce.

    • Très bien vu. L’Europe sera bien le dindon de la farce SI elle continue comme ça. Il ne tient qu’aux Européens aux peuples européens d’arrêter la farce de Bruxelles. Et de comprendre et d’agir pour une paix rapide en Ukraine et pour rétablir des relations normales avec la Russie à défaut de pouvoir la faire complètement revenir dans l’orbité européenne. Pas sûr que les US dont le vrai problème est la Chine soit opposés à ce scénario. Les admonestations de l’administration Trump à l’Europe me semble aller dans ce sens, car les US ont plutôt intérêt à ce que leurs alliés européens se portent bien en arrêtant en premier lieu « le Grand Remplacement ».

    • Ni morale, ni émotion, mais « géopolitique » ou « realpolitik » sonnent mal en l’absence d’un respect d’une certaine forme de droit paisible qui ne soit pas que le droit du plus fort, ce que cachent ces termes. Les Chinois vont pâtir de l’absence de pétrole vénézuélien. Très bien direz-vous peut-être, mais les déstabilisations ont toujours été les ferments de graves conflits armés.

    • Il suffirait d’arrêter de financer l’ukrainexa fonds perdus,acter sa défaite et abandonnant le dombas aux russes,et se fournir de nouveau et petrole et gaz russe sans l’intermédiaire de l’azerbaidjian…car nous n’importons pas de petrole iranien,pas plus que beaucoup de gaz algerien …

  9. Il est évident que le narcotrafic d’État existe et que certains pays y trouvent énormément d’intérêt. Le trafic de drogues à l’échelle actuelle, tout comme l’invasion migratoire de masse ou le terrorisme que nous subissons, sont des armes utilisées par certains États ou certaines dictatures contre l’Occident, en particulier la France. À l’échelle actuelle, il est impossible que cela puisse être le fait exclusif de simples trafiquants, si puissants soient-ils. Il faut la complicité, si ce n’est d’un État, au minimum de certains de ses dirigeants. Alors oui, Trump a eu raison d’agir avec force envers Maduro. D’ailleurs nos généraux le savent : la menace ne vient pas uniquement de l’Est, le Sud en partie l’est aussi. Il y a des guerres comme en Ukraine de haute intensité, mais aussi et surtout des guerres comme celle que l’Occident semble devoir affronter de basse intensité, tout aussi mortifères à terme. Cette éclatante action militaire américaine devrait faire réagir nos angéliques Européens, mais surtout ceux qui nous ont déclaré cette insidieuse guerre de civilisation.

  10. Nous sommes initiés aux ingérences avec l’UE qui s’occupe des élections nationales par exemple en Roumanie ou en Pologne mais ce n’était pas militaire comme avec le Venezuela, qui fait déjà la fureur de certains qui semblent aimer le narcotrafic quand c’est DT qui agit. Mais on sait aussi que si DT essaie la paix avec Poutine, on se demande parfois de quel côté sont nos médias à cause de leur trump-bashing pesant. Ce qui me tracasse, c’est l’exemplarité et les poids et mesures. pour l’exemplarité, plus rien de s’oppose à l’attaque de la Chine sur Taïwan, par exemple et pour les poids et mesures, on fait quoi avec la Turquie à propos de Chypre, non pas un pays tropical, mais une île en Méditerranée, en plus faisant partie de l’UE, occupée placidement par l’armée turque, sans réaction de Brussels.

  11. Trump fait son job comme Poutine l’a fait dans sa région.
    Il ne veulent pas d’éléments déstabilisateurs dans leur zone d’influence .
    je n’ai aucune espèce de retenue à dire qu’ils sont dans leur bon droit .
    C’est nous les européens et notre état de droit imposé de l’extérieur par diverses cours de justices qui nous imposons des règles et une discipline qui vont parfois à l’encontre de nos intérêts .
    Eux défendent les leurs, en s’affirmant, pendant que nous nous offrons au plus offrant en nous délitant .
    Que cela soit par rapport à l’Algérie , les lobbies , la Chine l’Otan , le Qatar etc . Nous nous dispersons pendant que, eux, se mobilisent .

  12. Comme d’habitude , un article très interressant de Mr Florac …jusqu’au moment où un nom apparaisse .. MACRON . Vous je ne sais pas mais moi ce nom me crispe , l’entendre ou le lire fait bondir ma tension artérielle. Beaucoup de noms sont assimilés à des situations ,des actualités ,des drames , des faits divers ..que ce soit Landru , Staline , Hitler , Petiot , Mao , Oswald …des patronymes qu’on lit sans surprise ni émotion , mais MACRON !! Peut-être parce que je suis contemporain de cet individu ? Ou alors que les médias nous saturent avec lui ?

    • Bercheny, c’est intéressant comme propos. Je constate aussi que des criminels comme vous citez ne jouent pas sur mon métabolisme ou ma tension. Par contre, dès que je vois un photo ou entend Macron, je me crispe et j’imagine des poupées à percer. Je crois que c’est normal vu le stade de perversion atteint par l’individu en question et il est notre contemporain, proche en fait. Je vois cela avec le pape, rien à voir vous me direz, mais les papes m’ont été généralement indifférents, sauf le dernier qui m’énervait gravement et je n’avais aucune idée positive le concernant, ( on a déjà une relation de proximité) et l’actuel, et bien, je l’aime, je le regarde avec déférence, j’en suis arrivé à prier pour lui,( je crois qu’il l’a demandé) et en fait, je constate une chose, pour la première fois il est disons, de mon age, ceci explique sans doute cela, il n’est pas un personnage inaccessible sur un baldaquin avec ses gardes nobles en grand uniforme. La proximité joue.

  13. Les organisations internationales, ONU en tête, ont perdu tout crédit, ce qui ne peut surprendre quand on constate 200 condamnations d’Israel pour deux contre le Soudan et zéro contre l’Iran. La force s’imposera partout. En France toutefois, un juridisme asphyxiant contrôlera longtemps encore la vie de la population, car la masse des parasites qui vivent grassement de ce juridisme détiennent tous les leviers du pouvoir. Et cela fait un demi siècle que les élections n’ont pas changé d’un iota cet état de fait. Qui libérera les Francais de ce joug?

    • Visiblement Clorouk n’est ni un juriste ni un observateur très attentif de la vie institutionnelle. En réalité nous vivons dans un monde sans Droit mais sur-réglementé (rien à voir) qui découle de Bruxelles ; et dans des institutions que la Nation n’ a pas choisies. C’est le système politique majoritaire à 2 tours qui maintient le  »joug » en place, mais on nous persuade que la Ve république aurait mis fin au « système des partis » ! Et quand il y a le moindre risque de voir le peuple se défendre on fait voter par le Congrès ce que le peuple à rejeté ou on invente le pseudo pseudo  »front républicain » ( Mélenchon et Larcher !). On libérera les Français par le RIC et la proportionnelle.

      • Ou le scrutin majoritaire a 1 tour…! Bien plus sûr..1 homme une voix ..bien plus clair..pas de traficotage..on sait que des traitres ont déjà passé outre un referendum perdu pour eux en 2005..

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