Editoriaux - Société - 25 septembre 2019

PMA : privilège au maternage accordé !

La PMA pour toutes ! C’est parti mon kiki, sans zizi !

Les débats qui débutent à l’Assemblée vont très probablement déboucher sur la PMA universelle légalisée.

Un homme est très mal placé pour en parler, mais comme le Parlement est mixte – et sans atteindre encore la stricte parité -, je m’autorise à donner mon point de vue sur ce sujet important, qui est une véritable révolution sociétale.

La grossesse et l’accouchement de confort – droit à l’enfant – verront ainsi se multiplier les parentés unisexes, avec « Mère » et « Mère », sans distinction à l’état civil, selon le garde des Sceaux. La porteuse sera cependant inscrite la première, la dénomination officielle de la compagne, par exemple « mère seconde », aurait indubitablement conduit les esprits tordus, humoristes réacs et autres contestataires à la qualifier de « mère deux » !…

Également vont fleurir les familles dites monoparentales, ce qui, pour un Néandertalien, eût été une malédiction sortie des antres de la Terre !

Outre la grande générosité accordée en la circonstance, avec le traitement gratuit pour les candidates parturientes, dans le contexte présent de nouveau déficit de la Sécurité sociale, sans doute faudra-t-il s’attendre à des recours ou procès ultérieurs pour tromperie quant aux caractères esthétiques ou chromatiques inattendus ou décevants du nouveau(elle)-né(e) ?..

Bien entendu, les allocations pour mère isolée fleuriront comme roses au printemps, mais un nouveau coup de rabot sur les retraités – eux-mêmes souvent isolés – devrait permettre d’équilibrer le budget…

En dépit des véhémentes déclarations gouvernementales actuelles sur la non-dérive vers la GPA, il n’est pas douteux que les humanistes associations prônant l’égalité, et très souvent écoutées, feront entendre leur voix ! Comment Marlène Schiappa – je rappelle secrétaire d’État chargé(e) de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations – pourrait-elle demeurer sourde à ces nouvelles revendications ?

D’ailleurs, cette ségrégation qui place les femmes devant les hommes dans la dénomination de son ministère devrait logiquement et égalitairement être alternée périodiquement, et pourquoi pas en 2020, année bissextile si bien nommée ?

On verra, à n’en point douter, s’instituer un jour un acronyme synonyme, PMA, pour « paternage mercantilement assisté ».

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