Dans le tempo médiatique, une information l’autre, surtout au regard de l’omniprésence de nos champions squattant, à juste titre mondial, les unes, au gré des montées dans l’avion, des descentes du bus et autres informations de premier ordre. Dans ce contexte estival, une dépêche vous a certainement échappé, s’agissant du placement en garde à vue de l’ancien espoir de la droite molle Thierry Solère.

S’autoproclamant père la vertu face aux déboires de François Fillon pendant la campagne présidentielle, notre justiciable est maintenant dans de beaux draps. Jugez-en par vous-même à la lecture des faits qui lui sont reprochés. En plus d’avoir manqué « aux obligations déclaratives auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », il est soupçonné de fraude fiscale élargie à « trafic d’influence, corruption, abus de biens sociaux et financement illicite de dépenses électorales », comme le souligne Le Figaro. Ça fait tâche dans le CV de celui qui, en l’espace de quelques mois, ne jurait que par Bruno Le Maire, puis par François Fillon, puis par Alain Juppé, puis par Emmanuel Macron, non ?

Ne hurlons pas avec les loups, mais il est jubilatoire, pour ne pas dire pathétique, de constater que l’ancien porte-parole du candidat des Républicains donnant des leçons d’exemplarité à longueur d’antenne, puis désertant en rase campagne présidentielle, se voit à son tour tourmenté par la machine judiciaire. Pour paraphraser le commissaire incarné par Gérard Darmon dans le cultissime film La Cité de la peur, « laissons la faire son travail » sans présager de l’issue de cette enquête, mais il sera intéressant d’entendre les arguties de l’ex-Républicain, puis ex-Constructif, puis député de La République en marche qualifié par le magazine Capital de « l’un des moins actifs de l’Hémicycle ».

Roi nu dépouillé de son immunité parlementaire, Thierry Solère, cet astre du retournement de tablier, pourra continuer ses agapes judiciaires puisqu’il lui est également reproché d’avoir obtenu des informations de l’enquête le concernant via l’ancien garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, lequel est mis en examen par la Cour de justice de la République.

17 juillet 2018

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