Editoriaux - Polémiques - 8 février 2020

Petite question à Danièle Obono, Omar Sy et Philippe Martinez : le terroriste Mickaël Harpon a-t-il été victime de violences policières ?

Comment comprendre qu’un journal comme L’Humanité puisse se permettre de publier un papier dans lequel le terroriste (de la préfecture de police de Paris) est comptabilisé dans la liste des personnes supposées victimes de violences policières en 2019 ? Va-t-on battre tous les records de débilité avec ce niveau de soumission, de cécité ou d’amateurisme ?

En effet, dans un dossier publié le week-end dernier, le journal fondé par Jean Jaurès écrit « Violences policières, 26 morts en 2019. Stop à l’impunité. » On est tenté de se demander ce que L’Huma appelle « violences policières », mais assez vite, les couleurs sont annoncées, il s’agit de dénoncer : « …l’impunité des violences policières pour l’interdiction des techniques d’immobilisation mortelles et des armes de guerre en maintien de l’ordre ».

« Violences policières », disent-ils ?

Alors, fatalement, on a envie d’aller voir qui sont ces 26 victimes en 2019. En consultant la liste publiée sur Bastamag, le site source auquel L’Huma se réfère, ô surprise ! Parmi ces 26 noms de personnes « décédées à la suite d’une intervention des forces de l’ordre », on y retrouve le nom du terroriste Mickaël Harpon, cet agent de la préfecture de police de Paris qui a tué quatre de ses collègues au nom de sa religion… Qu’en déduire ? Que toutes les personnes « décédées à la suite d’une intervention des forces de l’ordre » sont victimes de « violences policières » ?

Alors, soit L’Humanité s’est contenté de reprendre pour argent comptant les chiffres alignés par le site Bastamag afin de donner de la consistance à son dossier titré « STOP À L’IMPUNITÉ ». 26 morts en un an, ça parle ! Et si c’est le cas, cela démontre la grande légèreté de son travail, pour ne pas dire plus. Soit le journal pense vraiment que le terroriste a été victime de violences policières ; dans ce cas, c’est plus grave. En tout cas, nul ne peut imaginer L’Huma publier un tel dossier sans s’entourer du maximum de précautions journalistiques.

Non, Mickaël Harpon n’a pas été victime de violences policières, il a été tué suite à son acte terroriste.

Les malfrats abattus par la police auront-ils bientôt droit à une statue avec commémoration le 14 juillet et dépôt de gerbes ?

L’Huma, journalisme et militantisme font bon ménage puisque, à ce dossier béton, est joint un appel à marcher, en mars, contre les supposées violences policières. Parmi les signataires : Danièle Obono, Omar Sy, Philippe Martinez… Vous me direz qu’ils ne seraient pas les premiers à signer une pétition sans l’avoir lue…

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