On espère qu’il y a, à l’Assemblée, un service de santé digne de ce nom, sinon, on ne tardera pas à avoir des morts sur les bancs de La France insoumise. Non que leurs collègues députés cèdent à des pulsions assassines, mais parce que certains – bien plus souvent certaines, d’ailleurs – députés mélenchonistes sont au bord de l’apoplexie.

Médicalement parlant, on peut en effet se poser la question : quel mal a donc saisi ces femmes qui explosent de fureur, hurlent dans l’Hémicycle à l’adresse du gouvernement, risquant la rupture des cordes vocales et l’infarctus ? Un problème hormonal, une thyroïde en plein débrayage ? Un excès de consommation de certains produits ?

C’est vrai, on ne peut que spéculer devant le spectacle désastreux des furies qui prétendent, aujourd’hui, incarner la gauche, le Bien et la démocratie. Ainsi Ersilia Soudais, mardi après-midi, éructant jusqu’à l’explosion contre le ministre de l’Intérieur, remontée comme une mitrailleuse lourde après l’agression du maire LFI de Grabels, René Revol, au terme de la manifestation « contre les violences policières », samedi dernier, à Montpellier.

Peut-être le maire eût-il voulu que la police fût là pour le défendre ? Heureusement, il n’y a eu ni blessures ni coups. Pris à partie par deux individus qui l’ont bloqué contre un mur, « j'ai d'abord cru qu'ils en voulaient à mon portefeuille, mais ils m'ont dit "t'inquiète, on sait ce qu'on fait, on sait qui tu es, tu es un ami des Arabes, tu perds rien pour attendre" », confie-t-il à France Bleu.

Qui a fait le coup ? On ne sait pas. Sauf Ersilia Soudais qui le sait, elle en est sûre : c’est l’extrême droite. Et, donc, de hurler, mardi, contre Darmanin : « La violence de l’extrême droite n’est pas nouvelle, mais l’agression de René Revol s’inscrit dans un contexte national inquiétant. La peste brune se répand (sic), multipliant les menaces, agressions, ratonnades, incendies et tentatives d’assassinat avec le silence complice de votre gouvernement. »

Quand ça, où ça, les ratonnades, les incendies et les tentatives d’assassinat ? On a des noms, peut-être ?

Qu’importe, elle est lancée : « Combien de drames vous faudra-t-il pour comprendre la dangerosité de l’extrême droite ? À quand une réaction immédiate des autorités lorsque celle-ci menace puis passe à l’action ? Le danger, ce n’est pas la gauche sociale et écologique que nous incarnons. Le danger, c’est l’extrême droite, sa conception de la République, c’est son manque d’humanité et ses projets d’attentat. »

Dominique Faure, ministre des Collectivités territoriales, tente de lui répondre. L’autre n’écoute pas, attend que le ministre reprenne son souffle pour lancer l’estocade : « En attendant, si vous n’agissez pas, la bête immonde (resic) que vous nourrissez finira par vous mordre la main. »

Ersilia Soudais, députée de Seine-et-Marne, n’a que 35 ans mais des peurs en héritage. Sa fiche la dit « professeure certifiée de français en collège », pas au conservatoire d’art dramatique ni à l’école du cirque. Et pourtant… Il faut dire que, fille de Michel Soudais (rédac-chef adjoint à Politis) et de Christiane Chombeau (ancienne journaliste au Monde), elle a été nourrie toute son enfance à la haine du FN. En 1996, son père a publié Le Front national en face et sa mère Le Pen fille & père en 2007. Autant dire qu’elle a biberonné toute son enfance aux fantasmes sur la peste brune.

Toutefois, ses père et mère étaient d’une autre génération et d’une autre culture, celle où les différends idéologiques n’excluaient pas la correction et le respect les plus élémentaires. Leur fille est à l’image du temps : seulement haineuse.

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4 octobre 2023

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37 commentaires

  1. Voici toutes les ambiguïtés de cette classe politique qui manifestent contre les voilences policières et veulent en même temps (tiens expression connue) être protégées par la police !!

  2. Médicalement, le diagnostic est évident : hystérie. Pour ne pas faire de peine, les psychiatres préfèrent dire aujourd’hui « personnalité en quête d’attention ». Mais c’est rigoureusement la même chose.

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