Il y a des gens, dans ce pays, qu’on ne plaint pas. Par exemple, les employés de banque qu’on licencie par milliers. Vous avez vu la CGT, dans la rue, pour défendre les 700 personnes qui sont en train de dégager à la Société générale ? Une larme versée pour la Commerzbank qui a fermé 200 agences en Europe ?

« Ah non, alors, pas de pitié pour les riches ! » crie la foule.

Comme si le guichetier était un nabab qui biberonne chez Rothschild, un « Macron », en somme. D’ailleurs, Laurent Brun, le délégué CGT Cheminots, fils et petit-fils de cheminot, le disait, ce lundi matin, sur RTL : « Comme tout le monde, nous sommes en détestation totale de ce gouvernement » (parle pour toi, eh coco !) et singulièrement de son chef le Président-des-riches, on l’a compris.

Ce préambule pour souligner que l’information qui suit n’émeut sans doute que bien peu de personnes, d’où l’extrême décontraction des criminels auréolés en Robin des bois ou Arsène Lupin…

La nouvelle en question, c’est que le vol des montres de luxe explose dans la capitale. Des gangs venus des Balkans via nos banlieues écument les beaux quartiers pour arracher aux poignets de luxe des montres du même métal. Cette main basse sur les Rolex™ est « la conjugaison de deux phénomènes délictuels : la chasse aux montres de luxe et la recrudescence des cambriolages durant les fêtes dans les beaux quartiers de  », nous dit Le Parisien. Ainsi, venant s’ajouter à une moisson déjà fournie ces derniers mois, « plus d’une vingtaine de montres, la plupart de marque Rolex™, ont été dérobées dans la capitale ce week-end ».

Agressions de rue et cambriolages par des pros de l’escalade. Le Parisien, toujours : « Samedi soir, un homme d’affaires de retour de vacances a eu la désagréable surprise de constater la disparition de ses dix-neuf montres de collection, dont onze Rolex™. » Au baromètre de Séguéla – vous savez, le monsieur qui a dit « Si à cinquante ans on n’a pas une Rolex™, on a quand même raté sa vie ! » –, celui-là devait avoir fort bien réussi la sienne. Rassurez-vous, ce n’est pas le bras qu’on lui a arraché pour récupérer le butin mais le coffre-fort. Un enquêteur explique : les voleurs « font les beaux quartiers par escalade et “à la lumière”, en clair ils repèrent les appartements où il n’y a pas de lampes allumées. Il y en a un qui escalade et force une fenêtre, puis ouvre aux autres. »

D’accord, ça n’est pas si facile, mais avec un peu d’entraînement… « Soit les équipes s’attaquent aux coffres en les descellant du mur et les embarquent dans un drap ou une couette, soit ils font main basse sur tout ce qu’il y a de valeur (bijoux, œuvres d’art, espèces) », dit ce policier. Bref, si vous habitez le XVIe et que vous voyez des gars sortir de l’ascenseur en serrant une couette dans leur giron, méfiez-vous…

Le collectionneur aux onze Rolex™ a déclaré un préjudice d’un million d’euros. Ses voisins de l’avenue Foch se sont fait dérober cinq sacs Hermès™, dix Chanel™ ainsi que trois montres dont une Rolex™. Montant : 140.000 euros. On me dirait que les victimes sont des Saoudiens que je n’en serais pas autrement étonnée… Pas une raison, me direz-vous. Sans doute. Les voleurs ? Des braves venus des Balkans via nos banlieues, on vous a dit. Des spécialistes, aussi, du vol à l’arraché : « Ils font les sorties de bars ou de boîtes de nuit à la recherche de proies alcoolisées, et ne s’intéressent qu’aux montres faciles à repérer et à arracher. » C’est plus rentable que le sac à main des petites vieilles. La preuve : une victime « dépossédée de son portable et de sa Rolex™, en pleine rue, alors qu’elle sortait d’un restaurant huppé, près de l’avenue Marceau ». Le bracelet-montre arraché est évalué à « plusieurs centaines de milliers d’euros ».

Confidence n° 1 : ça ne risque pas de m’arriver.

Confidence n° 2 : j’ai du mal à éprouver de la compassion.

Je le sais, tout cela n’est pas très chrétien, mais bon…

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