Libération recoupe une vidéo du Canon français pour créer un salut nazi

Le Canon français est une nouvelle fois au cœur d’une campagne de dénigrement basée sur de fausses informations.
© Yves-Marie Sévillia
© Yves-Marie Sévillia

En ce mois de novembre, le Canon français fait beaucoup parler de lui. La gauche a décidé de s’en prendre à ces banquets d’exception et un brin franchouillards qui font de plus en plus d'adeptes. Pour ce faire, Libération n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Après avoir publié plusieurs articles pour le moins critiques sur l’événement, c’est sur sa chaîne YouTube que le quotidien a souhaité enfoncer le clou. Le reportage signé Emmanuel Descours est là pour ça. La première phrase de la séquence vidéo donne le ton : « Les banquets polémiques du Canon français se poursuivent. »

Une polémique fabriquée…

Pourquoi polémique ? Le journaliste va tenter de l’expliquer ou, plutôt, il va tenter de créer une polémique de toutes pièces. Pour cela, il met en avant plusieurs points que des journalistes présents sur place ont révélés.

Premier élément problématique pour Libération, la présence de « drapeaux royalistes ». Pourquoi ? Le journaliste ne le dit pas. Il ne semble pas savoir qu’il n’y a rien d’illégal à pavoiser ainsi, le royalisme étant une opinion politique comme une autre.

C’est ensuite sur Pierre-Édouard Stérin que les regards se tournent. Le « milliardaire ultraconservateur » qui a investi dans le Canon français aurait de l’influence sur les banquets. Une mauvaise influence, évidemment. Preuve suprême qu’il est infréquentable : « Son projet politique pour faire gagner la droite et l’extrême droite a été largement documenté dans Libé. »

Même avec toute la bonne volonté du monde, cela semble un peu léger pour condamner le Canon français. Emmanuel Descours a plus d’un tour dans son sac. Pour parachever son exposé, il évoque « des gestes que l'on peut, a minima, qualifier de tendancieux ». Plus précisément des saluts nazis. Le premier montré à l’image n’est pas franchement convaincant. Un homme d’une soixantaine d'années est en train de chanter la Marseillaise, la main droite sur le cœur, l’autre (la gauche) en l’air. Pour y voir une référence à Adolf Hitler, il faut avoir de l’imagination, voire être ambidextre.

… à base de « fake news »

Le second, lui, est plus franc. En chemise à fleurs et collier hawaïen autour du cou, un homme tend le bras. Libération tient son salut nazi ! Finalement, non… Pierre-Alexandre de Boisse, co-fondateur du Canon français, explique à BV : « On a vu leur vidéo vendredi. On s’est inquiété. Puis on a réussi à retrouver la personne et il nous a rassurés. » L’organisateur décrit un « type lambda », « père de famille, casier vierge, jamais encarté dans un parti… ». Que s’est-il donc passé ? Libération a repris l'extrait d'une séquence publiée sur Blast, puis « ils l’ont recoupé et retaillé » pour lui donner un autre sens. « Ils ont fabriqué une fake news. » Dans la vidéo originale, l’homme que le quotidien accuse d’être nazi est filmé en train de taper sur la tête d’un canonnier puis retire sa main comme pour ne pas être vu. Une blague enfantine que Libération transforme en salut nazi.

Une méthode vivement dénoncée par Pierre-Alexandre de Boisse : « On en a marre que certains médias disent des choses sur nous alors que ce n’est pas ce qui nous définit. On va donner une suite judiciaire avec notre avocat. » Au sujet du quotidien, il précise : « Je pense qu’ils veulent nous disqualifier parce qu’ils détestent notre actionnaire. » Selon lui, « il y a dans la gauche radicale une logique de censure ».

Pierre-Alexandre de Boisse tient à mettre les choses au clair : « Si ça arrivait, on condamnerait fermement, on porterait plainte, mais ce n’est pas le cas. On a un public qui se tient bien. » Chose confirmée par Christophe de La Rousserie, qui a accueilli le banquet au château de Blossac en Bretagne, début novembre : « Il n'y a eu dans le comportement des convives rien de suspect. Les gens étaient heureux d’être là et reconnaissants. » N’en déplaise à Libération, pour les furieux néonazis, il faudra chercher ailleurs que dans les fêtes organisées par le Canon français.

Vos commentaires

78 commentaires

  1. « il y a dans la gauche radicale une logique de censure ». Déjà connu, ….mais où est Mme Anastasie pour vérifier que Libé fait bien partie du tribunal de la censure ???

  2. La honte complète pour ce journal qui faisait pourtant bien son travail il y a plusieurs années tout en étant orienté à gauche. Ils ont maintenant rejoint la cohorte des guignols.

  3. Donc pour le canard libération vous voulez attraper une mouche c’est un salut nazi,vousvous gratter la téte c’est salut nazi,donc du moment que vous avez un bras deux bras c’est salut nazi ,libé voit des nazis partout pauvre canard.

  4. Libé devrait aller sur les quais de gare le dimanche soir, il y a beaucoup de personnes qui font le signe nazi en guise d’au revoir a leurs proches.
    On voit bien ce que l’on veut voir…..

  5. Ils ont du au moins envoyer un grand reporter pour un tel papier. A moins que ce ne soit un geek expert en tripatouillage d’images.

    • J’ai suivi une vidéo de Vincent Lapierre sur You Tube et a par lui (53 minutes) je n’ai vue aucun autre média dans la salle juste de bon fêtards et aucun salut nazi.

  6. Minables ! Certains journalistes feraient bien de balayer devant leurs portes et regarder la vérité en face au lieu de fabriquer des fakes news …Minables !

  7. Macron devrait fourrer son nez dans ce journal haineux pour le sanctionner puisqu’il veut sanctionner les fake news. Mais là pas un mot. Je rappelle à tous ces tordus que quand un artiste lambda salue son public, il lève le bras.. Salut nazi. Attention danger.

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