La une, un édito, une critique, un entretien et un article. La veille de la sortie en salles de , célèbre (à sa façon) le premier film du Puy du Fou. Loin de glorifier le panache des Vendéens et d’encourager le cinéma patriote, dénonce un « film militant » aux relents conservateurs. Pourtant, il y a encore peu de temps, le militantisme du cinéma français ne dérangeait pas les journalistes du quotidien de Jean-Paul Sartre, bien au contraire !

Libé face au soft power conservateur

« Le Puy du Fourbe ». Le jeu de mots est malin, l’attaque est cinglante. Derrière cette une consacrée au premier film du Puy du Fou, les journalistes de entendent démonter point par point le projet cinématographique de Nicolas de Villiers. « Épopée fantasmée », « plein de poncifs », « entreprise réactionnaire »… tous les qualificatifs sont bons pour décrédibiliser le film. Summum de l’attaque, l’une des plumes de réussit en un édito à cocher toutes les cases de la critique bien-pensante. Sur toile de fond vendéenne, le journaliste invoque à la fois Éric Zemmour et Vincent Bolloré avant de citer . Une manière de persuader le lecteur - qui ne l’aurait pas encore compris – du caractère « réactionnaire » de ce film.

Pour appuyer leurs dires, les journalistes de s’inquiètent des approximations historiques. Pourtant, s’ils avaient pris la peine de lire le dossier de presse, ils auraient appris que ce film ne prétend pas peindre fidèlement le passé mais, au contraire, propose « un récit inspiré de faits réels ».

Toujours pour attaquer la légitimité historique de l’œuvre, ces mêmes journalistes refusent « les gages de qualité » donnés par la production à l’ouverture du film au motif que ceux-ci proviennent « de trois personnes dont ne sait rigoureusement rien ». Une chose est sûre, ces plumes n’ont pas peur de la mauvaise foi. Car parmi ces personnes, dont ils semblent tout ignorer, se trouve Reynald Secher, historien spécialiste des guerres de Vendée dont le nom figure dans de nombreux articles de Libération. Et touche finale apportée à l’estocade : en plus de proposer une « œuvre manichéenne », invisibiliserait les femmes. Mais, une nouvelle fois, cette critique, aux accents féministes, semble peu fondée. Les journalistes n’auraient-ils pas noté l’attention particulière accordée par les réalisateurs aux Amazones qui se battent vaillamment aux côtés de Charette ?

Deux poids deux mesures

En somme, de ces quatre pages de Libération, un seul aspect ressort : l’aigreur des journalistes de gauche face à ce qu’ils nomment « une offensive conservatrice » mais que beaucoup qualifieront de « fierté française ».

La rédaction de Libération a la réprobation variable. Car si un film du Puy du Fou diffuse « une idéologie réactionnaire », le film Les Tirailleurs, avec Omar Sy, est, quant à lui, parfaitement « édifiant ». Malgré quelques réserves sur la mise en scène, Libération s’enthousiasme devant ce « film utile » et « respectueux » et oublie de citer, cette fois-ci, les approximations historiques. De même, en novembre, à l’occasion de la sortie d'Annie Colère, un film militant sur l’avortement, les journalistes du quotidien recourent à tous les superlatifs pour décrire cette œuvre « solaire ». Enfin, que dire de la ferveur à peine voilée de Libération, en 2019, à la sortie des Misérables, film anti-police de Ladj Ly ? Conclusion : le militantisme au cinéma, tant qu’il est de gauche, est donc tout à fait acceptable aux yeux des critiques de Libé.

Mais finalement, que restera-t-il de cette une, si ce n’est une publicité pour

?

17778 vues

24 janvier 2023

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • Les liens sont interdits.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement !

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.

55 commentaires

  1. Mais qui lit encore Libération ? Personnellement, je ne connais personne, même chez mes amis de gauche…. (

  2. Libé est affligeant de bêtise et de parti pris imbécile. Qui sont ces « journalistes » incapables de faire la part des choses.Qu’ont ils appris dans les écoles de journalisme si ce n’est tous les poncifs du wokisme.?. Alors soyez certains fossoyeurs de la culture de la réflexion, de l’Histoire, chantres de l’imbécillité que j’irai voir le film. Vive la Vendée!.

  3. Libération torchon de caniveau , qui ne roule que pour qu’en prenant comme héros les criminel de l’histoire !!!
    Par contre il ne refuse pas sur les millions d’euros donnés par le gouvernement pour déconstruire l’histoire de France et accuser les Français ( qui ne sont pas de gauche ) de tous les maux de la terre !

  4. A quand un film sur les porteurs de valises ! les déserteurs communistes avec armes et bagages, Les saboteurs CGT du matériel militaire sur les trains pour l’embarquement…
    On ne montre jamais la gauche aux sombres jours de 1940et le serment au « Maréchal »

  5. Serge July le vétéran de Mai 68 ami de Cohnbendit , ces amplificateurs du slogan fameux « CRS SS » , ces anars ultra gaucho soviétistes amis de Sartre, seraient ils de retour?
    Aucune chance de reconquérir les Français de souche .
    Mais attention la haine de ces gens-là envers la France attire celle d’électeurs naturalisés récemment et dont le porte parole bobo blingbling est Sy.
    Méfions nous de ces destructeurs de notre civilisation.

Les commentaires sont fermés.

  Commenter via mon compte Facebook

  Commenter via mon compte Twitter