L’extrême gauche : une histoire plus violente qu’ils ne le prétendent

Depuis plus de deux siècles, l’extrême gauche cultive un imaginaire révolutionnaire où la violence s’impose comme norme.
Photo de Valentin Salja sur Unsplash
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Selon le député LFI Paul Vannier, sur le plateau de BFM TV, « l’extrême gauche, en France, historiquement, est non violente ». Une affirmation pour le moins audacieuse, que l’examen des faits historiques dément avec prodigieuse constance. En effet, l’Histoire, cette amie fidèle, ne cesse de nous rappeler les nombreux événements documentés et meurtriers qui écornent sérieusement l’image d’innocence de la sainte gauche que certains cherchent, aujourd’hui, à imposer aux Français.

Action directe : l'assassinat d'un général et d'un PDG

Le cas le plus emblématique des violences commises par l’extrême gauche en France demeure celui d’Action directe, cette organisation clandestine active entre 1979 et 1987. Ses membres se revendiquaient alors explicitement d’une avant-garde révolutionnaire engagée dans la lutte armée contre l’impérialisme et l’État capitaliste. Pour atteindre leurs objectifs politiques, ils firent le choix revendiqué de l’usage de la violence, mêlant braquages, attentats à l’explosif et assassinats ciblés. Action directe s’est ainsi trouvée impliquée dans 80 faits de violences très graves. L’organisation est, notamment, responsable de l’assassinat du général René Audran, conseiller au ministère de la Défense, le 25 janvier 1985, puis de celui du PDG de Renault, Georges Besse, le 17 novembre 1986. Ces crimes ont conduit à la condamnation de plusieurs membres à la réclusion criminelle pour assassinats et faits de terrorisme.

Parmi eux figure, notamment, Jean-Marc Rouillan, l’un des fondateurs du groupe. Bien que condamné à la perpétuité, ce dernier a bénéficié, en 2007, d’un régime de semi-liberté. Devenu une figure médiatique, il n’a jamais exprimé le moindre regret pour les assassinats commis et fut amnistié en 1981 par François Mitterrand. Ses prises de parole publiques lui ont alors valu d’être poursuivi pour apologie de la lutte armée. En 2015, il salua publiquement le courage des terroristes djihadistes de l’attentat contre Charlie Hebdo. Pour ces propos, il a été condamné en 2023 à une peine d’emprisonnement pour apologie du terrorisme. Dès 2017, une tribune signée par de nombreux universitaires, syndicalistes et personnalités issues du monde culturel, majoritairement classées à gauche, demandé sans aucune gêne sa relaxe. Indulgence complaisante !

La bande à Baader et les Brigades rouges

La violence de l’extrême gauche n'est pas une exclusivité française. Ainsi, dans les années 1970 et 1980, plusieurs organisations d’extrême gauche ont engagé une stratégie assumée de lutte armée, à l’image de la Fraction armée rouge en Allemagne, mieux connue sous le nom de la bande à Baader, et des Brigades rouges en Italie. Ces organisations ont conduit de véritables campagnes de terrorisme rythmées par des assassinats, des enlèvements et des attentats selon des modes opératoires comparables à ceux observés en France. Comme Action directe, elles revendiquaient l’usage de la violence comme instrument politique légitime au service d’un projet révolutionnaire.

Plusieurs membres des Brigades rouges trouvèrent même refuge en France afin d’échapper aux poursuites engagées dans leur pays. Cette situation fut rendue possible par la position adoptée par le Président François Mitterrand, qui déclara en 1985 que la France n’extraderait pas certains anciens militants italiens dès lors qu’ils avaient rompu avec la violence. Ce choix politique, désormais admis comme douteux, est resté dans l’Histoire sous le nom de « doctrine Mitterrand ». Il illustre de façon magistrale la manière dont la gauche gouvernementale a pu, à cette période, offrir une protection à d’anciens terroristes se réclamant de l’extrême gauche.

Des violences encore plus anciennes

Enfin, bien avant l’apparition d’Action directe, l’Histoire française révèle déjà l’existence d’un recours assumé à la violence au sein de courants se réclamant de l’extrême gauche. À la fin du XIXe siècle, plusieurs mouvements anarchistes commirent de nombreux attentats et assassinats. La figure de Ravachol, impliqué dans plusieurs attentats à l’explosif en 1892, et l’attentat perpétré en 1893 au sein de l’Hémicycle démontrent encore une fois la violence dont a pu faire preuve l’extrême gauche, en France. Ces événements sont loin d’être de simples accidents de l’Histoire. En effet, cette violence de la gauche ne s'est pas toujours exercée contre l’extrême droite pour s’en prémunir, argument aujourd’hui largement avancé, comme le rappelle Eugénie Bastié.

Ces faits graves s’inscrivent dans une tradition révolutionnaire plus ancienne encore, héritée de la période fondatrice de la gauche radicale française, au moment de la Révolution et de la Terreur, incarnée par de nombreuses figures politiques dont le terrible et célèbre Maximilien Robespierre. Antoine Léaument a d’ailleurs exprimé publiquement son admiration pour la figure de l’Incorruptible et pour l’héritage politique de cette période, révélant la persistance, encore aujourd’hui, d’un imaginaire révolutionnaire pour l’extrême gauche dans lequel la violence est un composant inaliénable.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 18/02/2026 à 16:42.
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Eric de Mascureau
Chroniqueur à BV, licence d'histoire-patrimoine, master d'histoire de l'art

Vos commentaires

26 commentaires

  1. « La Jeune Garde » rappelle la « Garde de Fer » des années 30 – 40 en Roumanie (voir Wiki). Dissoudre immédiatement !

  2. On oublie trop souvent que les « jeunesses hitlériennes, il y a 1 siècle, ont aussi semé la terreur en Allemagne. C’était des nazis, donc des nationaux-SOCIALISTES, donc des gauchistes. Depuis 1 siècle, la Gauche a réussi à nous faire croire que c’était l’extrême-droite. Ce n’est pas vrai.

  3. LA GAUCHE, QUEL BILAN ?
    La « Gauche » a démontré qu’elle était un nid de dictatures totalitaires, au nom de l’Égalité mais au mépris des Libertés. Quant à la Fraternité n’en parlons pas…La Révolution Française ? 400.000 ou 800.000 morts à l’intérieur. Les spécialistes ne savent pas vraiment, car les seuls décomptes précis tenus à l’époque sont ceux des guillotinés. Quant aux centaines de milliers de français (800.000 ?) envoyés se faire tuer dans toute l’Europe, jusqu’à Moscou, pour massacrer des centaines de milliers d’européens « réactionnaires »…
    Beaucoup plus d’une centaine de millions de morts : Tel est le bilan de l’Union Soviétique, de la Chine Maoïste et de multiples régimes social-communistes dans le monde. Au nom de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité. Même en ajoutant à Hitler, qui se proclamait national mais aussi socialiste, toute une bande de petits dictateurs dans l’univers, « la Droite » ne peut en aucun cas, et de très loin, revendiquer un bilan aussi mortel.

  4. Ces gens la n’ont rien a faire chez nous la jeunes garde devrait être dissoute et ce député viré de l’assemblée ainsi que le lfi et melanchon car ce dernier n’est pas capable qu’il retour d’où il vient

  5. Quand j’entends à la télé certaines personnes affirmer des dizaines de morts par l’extrême droite ,pourquoi personne leurs demande de donner les noms de ces victimes !! Calomniez il en restera toujours quelque chose !!Et l’ARCOM elle est en surveillance sur CNEW ???

    • Oexactement, c’est les communistes qui continuent de revendiquer 50 000 fusillés pendant la 2ème guerre mondiale, alors que les historiens s’accordent sur 5 000 maximum. Il n’y a jamais de contradiction.

  6.  » « l’extrême gauche, en France, historiquement, est non violente ».

    Ah bon? Pourtant, comme le précise M Eric de Mascureau = « Ces faits graves s’inscrivent dans une tradition révolutionnaire plus ancienne encore, héritée de la période fondatrice de la gauche radicale française, au moment de la Révolution et de la Terreur, incarnée par de nombreuses figures politiques dont le terrible et célèbre Maximilien Robespierre. »

  7. Est-ce que « extrême gauche » lave plus blanc que le Traitres « communisme » ? çà évite de parler « 100 millions de morts et parmi eux des soldats Français pour qui ils sabotaient les armes.Et Boudarel le tortionnaire recyclé dans l’éducation nationale !! Traitres à la patrie est le dénominateur commun de ces personnages

  8. Staline aussi était « antifasciste »…au goulag, contre ses opposants de gauche en Espagne et ailleurs, à Katyn contre les officiers polonais, etc…etc…

  9. Et dire que ces pauvres socialistes tels Faure et sa bande se sont ralliés à ces pingouins !! et le petit Attal qui parade et fait le beau quelle a été sa position au 2ième tour des législatives ?? Ouvrez les yeux bon sang sur tous ces arrivistes et activistes violents !!

  10. L’extrême gauche tue !
    Le 7 février 2026, Mélenchon conteste le classement de la LFI en parti « d’extrême gauche »…
    Le 14 février 2026, le « calcaire » de Quentin par « la jeune garde » de Raphaël Arnaud, vient lui donner tort !
    LFI est « LE » parti de l’extrême gauche !
    Hé oui Mélenchon, « l’extrême gauche tue » !

    • Pourquoi donc parler d’extrême gauche qui tue .. C’est la gauche tout court qui tue car l’extrême gauche s’allie à ka gauche et vice-versa.
      Il en est de même lorsque l’on parle d’islamiste – un islamiste n’est ni plus ni moins qu’un musulman et dans tous les pays du monde sans exception les musulman posent problème. Alors on ne peut combattre le mal sans avoir le courage de le nommer. Un cancer est un cancer et sa fonction est de métastaser le corps qu’il colonise pour le tuer. Il en de même pour la gauche et les musulmans qui d’ailleurs ne cachent même plus leurs affinités et qui sont les cancers des démocraties occidentales

  11. Une histoire à 100% violente et anti-démocratique, qu’on la nomme anarchiste, trotskiste, communiste : 100 millions de morts (Le livre noir du communisme, écrit par des ex-communistes)

  12. En lisant votre titre, j’avais plein de chose à dire mais vous m’avez devancé dans votre article. Oui vous avez raison le gauche et l’extrême gauche ne sont que violence et haine. Je rajoute les nationaux socialistes allemands de Hitler, les socialistes italiens sous Mussolini, la révolution communiste chinoise et russe, pol pot…faut croire que tout ce qui nait dans le socialisme finit en bain de sang puis après en liberté piétinée par des dictateurs.

  13. « Hanane Mansouri, députée UDR et ex-militante de l’UNI, s’est retrouvée avec le visage en sang après s’être fait “casser la gueule” par des milices d’extrême gauche : ses agresseurs ont seulement été condamnés à des travaux d’intérêt général. »

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