Editoriaux - Politique - 18 mars 2019

Les révélations presque fracassantes du livre Les Péchés capitaux de la politique

Dans ce climat tendu, en pleine crise gilets jaunes, le grand reporter du Parisien Olivier Beaumont sort un livre intitulé Les Péchés capitaux de la politique. Anecdotes croustillantes, révélations de couloir et bruissements furtifs sont livrés à un public avide de potins mais en rupture d’abonnement à Closer. Une situation de grande détresse.

Pour étancher cette soif de savoir, l’auteur délivre quelques scoops qui laissent le lecteur sans voix. Entre autres chocs, poids des mots et explosions de « j’en reviens pas », il est révélé que Xavier Bertrand et Sébastien Lecornu sont gourmands ! Que Bruno Le Maire écoute du Jean-Jacques Goldman à fond les manettes dans son bureau ! Que François Fillon ne pensait qu’à se baigner lors d’un voyage officiel à La Réunion ! Mais tout cela n’est rien au regard de l’analyse de la personnalité d’Édouard Philippe. Ses colères seraient rentrées, intériorisées, pas du tout exprimées selon l’un de ses amis. L’homme se ronge, bouillonne intérieurement… “Plusieurs fois, Emmanuel Macron a même été alerté sur le tempérament de son Premier ministre”, raconte Olivier Beaumont. Attention, sous ses airs de technocrate déshumanisé, Édouard est une Cocotte-Minute®. Au premier sifflement, dévisser le couvercle avec précaution, puis transporter le Premier ministre en cellule de dégrisement. « C’est moi Emmanuel. Voici ma femme Brigitte. Tu nous reconnais ? » Deux Témesta® plus tard, l’homme réintègre son bureau et reprend l’ingestion des capuchons de ses stylos.

Lors de la passation de pouvoir, François Hollande aurait alerté Emmanuel Macron. “Faites attention à lui tout de même. Il vient de la droite. À un moment donné, il finira par s’affranchir.” L’écrivain n’explique pas comment ce dialogue lui est parvenu. Était-il dissimulé dans le décor ? Déguisé en plante verte ? Quoi qu’il en soit, le nouveau Président aurait répondu : “Pas du tout ! Il me doit tout. Je l’ai sorti du ruisseau.” Toujours en planque derrière un rhododendron, le reporter a très bien entendu que François Hollande mouchait son interlocuteur avec cette réflexion : “Mais, parfois, le fait de tout devoir à quelqu’un n’empêche pas de le trahir…” Et toc ! Après quoi, le jardinier est passé et a ramené le pot de fleur dans les locaux du Parisien, où la rédaction de l’ouvrage pouvait commencer sous le titre provisoire de Mémoires d’un rhododendron.

Depuis la parution du livre, les gloutons Bertrand et Lecornu ont été rationnés en petits-fours, Castaner organise des soirées « tee-shirt mouillé » dans le bureau de Bruno Le Maire et François Fillon suit des cours de natation synchronisée. Édouard Philippe, quant à lui, ronge le bouquin. D’après des informateurs cachés derrière les rideaux du bureau, il en serait à la page 92. Un autre grand reporter du Parisien a été envoyé sur place pour rendre compte, heure par heure, du déroulement de l’opération.

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