Editoriaux - Immigration et diversité - 9 décembre 2018

Les “icônes de la diversité” ? Parlons-en !

Bien au chaud dans la crèche de la “diversité” trônait l’intouchable santon Mehdi Meklat. Pensez donc ! Pascale Clark, marraine sur son berceau. La bonne fée Taubira en couverture des Inrocks avec lui, à la joie des résiduels lecteurs de l’hebdo-perfusé-Pigasse. La fondation Cartier. Cinq pages dans Le Monde Magazine, genre Ceaușescu-brosse-à-reluire. Et France Inter. Le Bondy Blog. Libé. Télérama !

Mehdi était alors titularisé comme dur faisant frémir les bourgeoises-caviar : après le voyou-terroriste Cesare Battisti, la proto-racaille Meklat des banlieues chaudes – fils spirituel de l’apache-années 30 de Berthe Silva : “C’est un mauvais garçon/Il a des façons pas très catholiques/On a peur de lui/Quand on le rencontre la nuit.”

Mais un jour, patatras !

Rattrapé par son “moi virtuel”, “double fictif maléfique” du nom beaufissime de “Marcelin Deschamps”, Mehdi explose en vol. “Faites entrer Hitler pour tuer les Juifs”… et les bonnes femmes, et les “PD”… même panier ! Les victimes du terrorisme, en prime. Propos “antisémites, sexistes, homophobes, racistes, discriminatoires et stigmatisants (ouf)”. Là, même pour le noyau dur du fan-club Mehdi, la pente est trop rude.

Exil de Mehdi à Tokyo. dix-huit mois plus tard, l’ex-coqueluche-bobo revient. Il a tout compris. Tout s’explique. “Militant antiraciste”, “enfermé dans son identité”. Le pauvre Mehdi, qui ne “connaissait pas les codes” est “victime du racisme de la société française”. Foudroyante d’originalité, l’excuse : après “Dr. Jekyll et Mr. Mehdi”, “Les Deux Orphelines”.

Bien sûr, Mehdi est amnistié d’avance dans son bercail d’origine. Fils prodigue ! Tous lui ouvrent les bras, Grasset, le livre, Quotidien et L’Obs, la promo. Cela dit, à la place de Mehdi, on serait prudent quand même. La France où il revient a changé. La plèbe franchouillarde s’y agite. Pas sûr que le coup de “Marcelin Deschamps” ait séduit tout le monde – Mehdi dira-t-il merci pour l’avertissement salutaire ? Qui sait ? Au moins est-il prévenu.

Avant la France et Mehdi Meklat, il y eut la Belgique et Oussama Atar. En Octobre 2010, les murs de Bruxelles crient “Sauvons Oussama Atar l’“oublié belge” des odieuses prisons de Bagdad”… jeune idéaliste mourant d’un fatal cancer ! Les usuelles frangines-pleureuses d’Oussama sanglotent, tous voiles dehors. Les idiots-utiles-gauche-écolos, Amnesty International et la Croix-Rouge sont de la manif.

Accéléré avant. Libéré en 2012, en fuite peu après, Oussama Ata émerge en 2016. En pleine forme, il est “coordinateur des attentats de Paris et de Bruxelles”. La Libre Belgique n’a plus qu’à geindre sur “la grande candeur des responsables belges face à des djihadistes dont l’art de la dissimulation et de la victimisation est de très haut niveau”. Replié en Syrie, Oussama Atar “Abou Ahmed” rigole – pas longtemps : de mécréantes forces spéciales lui ont, depuis, offert un aller simple au paradis. Immanente ou pas, justice est faite – le flou artistique s’impose ici.

Autre icône télé, rayon bienséance-médias, le migrant clandestin Omar Ba. Le chouchou “sénégalais écume les plateaux de télévision et les radios, publie tribunes et entretiens, multiplie les conférences”. Ses deux livres (2008 et 2009) narrent une “épopée largement inventée” par un “faussaire” et un “escroc”.

Au Sahel, où on rit volontiers, on a adoré que Ba “fasse gober des histoires aux Toubabs (Blancs)”. Victime d’un grave syndrome de Stockholm, son éditeur gémit que les migrants comme Ba sont “obligés de mentir pour survivre en Europe”. Bien sûr.

Voici la première galerie de nos “icônes de la diversité”. Bientôt la seconde – elle sera plus réjouissante – affligeante encore.

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