Le mercredi 26 août, le Premier ministre a pris la parole à deux reprises, d’abord au micro de France Inter et l’après-midi à l’université d’été du Medef, mais les annonces ont été maigres. En effet le méga-plan de relance de 100 milliards (qui est finalisé) ne sera dévoilé que le 3 septembre. Il s’agit de la dernière cartouche de la France qui, alors qu’elle est surendettée, va encore emprunter pour un montant équivalent à 5 % de son PIB. Il ne faut donc pas la gâcher. Il est probable que si une nouvelle crise frappait notre pays, nous ne pourrions plus renouveler cet effort, car nos créanciers ne l’accepteraient pas.

Sur ces 100 milliards, 2 milliards seront destinés au monde culturel objet de toutes les attentions du pouvoir. Le masque va devenir obligatoire dans les salles de spectacles et les cinémas, mais des assouplissements seront possibles au cas par cas. s’avance un peu en assurant que se rendre dans une salle de spectacle sera sans risques. En bref, le gouvernement ne veut pas qu’on joue devant des salles à moitié vides ce qui entraînerait la faillite de maints acteurs culturels. Les principes sanitaires si impérieux pourtant seront mis de côté. Les dérogations à la jauge de 5.000 spectateurs ne seront plus possibles dans les départements dit rouges (en proie à une résurgence du Covid-19). Cette jauge pourra le cas échéant être abaissée.

Le Premier ministre a plaidé pour le masque qui certes peut être difficile à supporter, mais qui selon lui est indispensable. Il s’est élevé contre la gratuité du masque : selon lui aucun pays au monde ne l’a fait ; en France, les personnes fragiles médicalement ont leurs masques remboursés par la Sécurité sociale. Par ailleurs, l’Etat a distribué 50 millions de masques pour 9 millions de personnes les plus précaires (5 par personne, une semaine de prise en charge).  Le gouvernement n’a pas l’intention d’aller plus loin, même si le budget masque pour une famille de 4 personnes de plus de 11 ans serait au minimum de 40 euros, somme qui n’est pas négligeable. On comprend que le plus souvent on se sert du même masque pendant plusieurs jours (voire un mois !) et que finalement cette protection est illusoire.

Jean Castex est flou sur un point : va-t-on augmenter la durée du travail, faire sauter la barrière des 35 heures ou au contraire, comme le demande la CGT, partager le travail, quitte à diminuer drastiquement les rémunérations ? Sans doute l’heure est au pragmatisme et ce qui sera valable pour une entreprise ne le sera pas pour une autre. Il assure que les impôts ne seront pas augmentés, ce qui sera vrai dans l’immédiat, mais rien n’est garanti sur le long terme.

Par ailleurs, il s’est exprimé sur les violences des derniers jours, il souhaite jouer sur la prévention et les éducateurs de rue (illusion commune à la la gauche bobo, qui croit qu’en mettant un animateur qui joue au foot avec des adolescents ceux-ci deviendront moins violents). Il évoque les suites à donner aux violences et reconnaît que la Justice ne fonctionne pas bien. 550 emplois vont être budgétés et des juges de proximités seront mis en place.

Pour finir, il n’y a aucune annonce nouvelle et les problèmes essentiels du pays (immigration, délinquance) sont à peine évoqués. Sommes-nous gouvernés ?

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