Je n’ai pas de chance : je suis un mâle blanc, hétérosexuel, chrétien (de philosophie chrétienne), français de souche picarde, diplômé, imposable sur le revenu, propriétaire de ma résidence principale, bref, « normal », comme aurait dit Coluche ! Dès lors, je n’ai pas intérêt à me plaindre, ni à revendiquer quoi que ce soit. Je ne suis pas une victime présumée, cependant, j’ai tout du tortionnaire potentiel, du fasciste qui attise les haines uniquement parce qu’il est né. Tous les blonds aux yeux bleus nés en avant 1933 n’étaient pas des nazis !

La députée (LREM) Laetitia Avia, avec le « mordant » qu’on lui connaît depuis le début de son mandat, a proposé une loi afin de lutter contre la haine sur Internet ! Sur le fond, je suis d’accord ! Mais de quelle haine s’agit-il ? Faut-il être minoritaire pour faire l’objet de la haine d’un autre groupe (par définition majoritaire) ? Si oui, alors il ne peut y avoir de haine « anti-musulman » puisque ce groupe est loin de représenter une minorité (près de deux milliards de croyants dans le monde), alors que les mâles blancs sont très minoritaires (localisés en du Nord et en Europe) par rapport aux populations d’ ou d’Asie. Qui prendra l’initiative de ces condamnations ? Les réseaux sociaux, avec leurs applications imbéciles, ou les utilisateurs intolérants de ceux-ci, les uns comme les autres s’érigeant en censeurs ? Les prêches haineux des imams salafistes sur YouTube seront-ils condamnés ? Permettez-moi d’en douter.

Ne nous le cachons pas, les soutiens à cette proposition de loi n’ont pas cette vision des choses. Cette proposition de loi n’a pour objet que de réduire encore la liberté d’expression et de contenter la bien-pensance. Pour bien faire, il faudrait une loi anti-c… ! Or, les c… sur Internet se dissimulent le plus souvent sous un pseudo qui leur donne tous les droits. Si les c… ne manifestent pas leur haine dans la rue, c’est parce qu’ils sont à visage découvert. La seule contrainte qui doit être imposée aux réseaux sociaux, c’est la levée de l’anonymat ! Mais laissez faire la liberté d’expression.

2 juillet 2019

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