Deux tiers des Alsaciens – 66 %, très exactement – veulent sortir du Grand Est pour redevenir une région à part entière, et 82 % d’entre eux sont favorables à un qui entérinerait ce choix, selon un de l’IFOP publié en cette fin de semaine sur les attentes des citoyens des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Cerise sur le gâteau : 58 % des sondés disent que la non-prise en compte de leur souhait pour l’Alsace influera sur leur choix aux futures échéances électorales. Ce sont les électeurs du Rassemblement national (68 %), de Fillon (64 %) et de (59 %) qui se disent les plus sensibles à la question alsacienne pour les prochaines échéances électorales, alors que les électeurs de Macron, à 51 %, n’en ont cure…

Qu’on se le dise du côté du Château : le « désir d’Alsace » est plus que jamais vivace sur les rives du Rhin, où l’on considère que la création d’une Collectivité européenne d’Alsace promise par le gouvernement serait, selon Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, “une étape décisive pour la renaissance institutionnelle et de l’Alsace”.

Mais il y a un hic, et de taille : les jacobins du Conseil d’État n’ont pas dit leur dernier mot en retoquant, dans un avis rendu public également cette semaine, le nom et les compétences de cette Collectivité européenne qui semble donner des boutons aux « sages » du Palais-Royal. Qu’à cela ne tienne, chose promise, chose due : le gouvernement a choisi de ne pas tenir compte de cet avis purement consultatif, en conservant l’appellation initiale dans son projet de loi présenté, mercredi, en Conseil des ministres et dans le décret publié jeudi au Journal officiel. De leur côté, les deux conseils départementaux ont acté, lundi dernier, leur rapprochement en vue de la création d’une Collectivité européenne d’Alsace.

Dans le cadre du , et suite à la publication du projet de loi pour la création de la Collectivité européenne d’Alsace, le mouvement autonomiste Unser Land appelait à la mobilisation, ce samedi 2 mars à 14 h 30, place Kleber à Strasbourg. De son côté, alors qu’à se déroule actuellement le Salon de l’, le maire de Kingersheim, Jo Spiegel, qui avait refusé en son temps la Légion d’honneur, exhorte ses compatriotes à se mobiliser pour cette nouvelle “bataille d’Alsace” : “Aux Alsaciens de montrer qu’ils ne sont pas des… moutons !”

2 mars 2019

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