Ils sont jeunes, sincères, ambitieux, engagés ; arrivés en masse à l’Assemblée, dans les ministères, à l’Élysée, ils apporteraient du sang neuf à la classe politique. « Pensez printemps, mes amis ! »

Les « scandales » ont ceci d’utile qu’ils nous offrent l’occasion de connaître les gens qui les ont provoqués. Ainsi a-t-on pu découvrir les noms et les visages de ces jeunes pousses, souvent des femmes "diversitaires" : l’une demande d’"élargir les trottoirs" pour que les habitantes ne soient pas injuriées et bousculées par de jeunes hommes très peu caucasiens ; l’autre défend la liberté d’expression des racistes du rap ; une troisième bredouille des incohérences et, quand elle a recouvré ses esprits, propose de "mettre des paravents pour décloisonner les classes de primaire" ; une quatrième se flatte d’avoir eu un "dialogue de qualité" avec des sommités comme M. Hanouna ; la même considère la diffusion de la messe à la télévision comme "une infraction à la laïcité", c’est-à-dire comme "la promotion de l’oppression des femmes" ; la même, encore, prétend "adapter l’égalité" à "la spécificité de chaque territoire" (on aura reconnu Mme Schiappa, ministre tout en cheveux, chargée de l’Égalité entre selles-zéceux, sosotte minaudant avec ses lunettes sur le front comme une esthéticienne en à Marbella) ; une cinquième annonce la de par un sinistre : "Yes la meuf est dead."

C’était donc ça, le printemps auquel on nous demandait de penser, et le renouvellement tant vanté : des trentenaires mal élevés, d’une modestie contestable, d’une compétence douteuse, parlant un patois de contrebande, et qui sont tous passés par l’alma mater française, c’est-à-dire qu’ils ont obtenu des diplômes, disons-le gentiment, incertains. On croyait être délivrés de Cambadélis, Belkacem, Hamon, Filippetti, Mennucci et de tant d’autres malfaisants : on a les mêmes, souvent en plus jeunes, qui promettent donc d’être malfaisants plus longtemps – c’est leur seule nouveauté.

On aurait tort d’en rire, et de sous-estimer le danger que constitue, avec un Président hors-sol, tous ces ministres et conseillers spongiformes : ils nous fabriqueront une politique transgénique, où la culture n’existera pas et les seront ringardes ; ils ne se contenteront pas de nier les dangers réels qui pèsent sur la France, et notamment sa "coranisation" à marche forcée, ils en fabriqueront d’autres – car, pour parodier Queneau dans sa préface à L’Arrache-cœur, tout ceci n’est rien encore : les Schiappa, Obono, Khedher, Ndiaye ne sont pas encore devenues elles-mêmes. Elles pourraient bien nous surprendre encore.

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7 août 2017

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