Un rapport rédigé par les pompiers sur la gestion de la crise sanitaire a été publié dans la presse, ce week-end. Très critiques sur la mauvaise gestion, les pompiers regrettent de ne pas avoir été davantage mobilisés.

« Une absence de prise en compte »

Les pompiers s’insurgent contre le gouvernement. Un rapport rédigé par les soldats du feu a été publié dans Le Parisien, samedi 4 juillet. Il critique la mauvaise gestion de la crise du et fait part des regrets de la profession, qui n’a pas été mise assez à contribution. En cause, des prises de décisions des administrations et un manque d’initiative de leur part qui laissent un sentiment de « sous-emploi et d’une absence de prise en compte des capacités opérationnelles », regrette Grégory Allione, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.

Pourtant, avec 250.000 hommes répartis dans 7.000 casernes, les pompiers composent une force non négligeable, avec une expérience rompue à toute épreuve. Épidémies de grippe H1N1, de grippe aviaire, accidents industriels, attentats, ces héros du quotidien ont déjà su montrer leur adaptation aux événements de grande ampleur. « Là, le mot d’ordre était tout sauf les pompiers », regrettent-ils.

Une gestion de crise dictée par la communication ?

Le rapport dénonce « un travail en solo des administrations, un brouillage des décisions stratégiques » et un commandement de la crise confié « à des conseillers techniques ». Pour les pompiers à l’origine de ce rapport, la crise a été celle « du leadership de la communication » ayant semé l’incompréhension dans tous les domaines de la médecine.

Le rapport cite pour exemple l’évacuation de malades dans des TGV transformés en hôpital sur rail, alors que « des cliniques privées, situées juste en face, n’ont toujours pas vu de malades ». Le rapport souligne également les limites du numéro du SAMU, le 15, « d’avantage un numéro de renseignement que d’urgence », selon les pompiers.

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