Les idéologues LGBT ne vont pas aimer les conclusions de cette étude de l’université de Cambridge ayant fait l’objet d’une publication dans Nature Communications, le 7 août dernier. La traduction de son titre est Proportion élevée de l’autisme et d’autres diagnostics de développement neurologique ou psychiatrique chez les individus transgenres ou affectés de troubles de genre.

Les auteurs dégagent trois conclusions. La probabilité pour qu’une personne ayant des troubles de genre soit, de plus, affectée d’autisme est entre 3 et 6,3 fois plus importante que pour les personnes cisgenres (Qui se conçoivent/perçoivent du même sexe que celui qui leur est assigné par la biologie). Toujours comparées aux cisgenres, ces personnes se perçoivent et se présentent d’elles-mêmes avec des traits conformes à l’autisme et minimisent les traits propres à l’empathie. Elles sont, en outre, sujettes, dans une proportion plus élevée que la normale, à d’autres troubles psychiatriques ou du développement neurologique. Il est possible que des personnes présentant des troubles de genre soient des autistes dont le diagnostic n’a pas été établi.

L’étude ne prétend pas établir de causalité, elle ne cherche qu’à poser des constats statistiques, identifier des cooccurrences qui seraient conformes ou non à une distribution normale. Puisqu’elles sont anormales, elle évoque des hypothèses. Le non-conformisme développé par les autistes trouverait-il une expression hors de la binarité de genre, stéréotype de la normalité ? L’exposition prénatale aux perturbateurs endocriniens aurait-elle un impact sur la perception du genre des personnes ? Enfin, une société stressante, abusive et victimisante avec des personnes vulnérables et atypiques ne favoriserait-elle pas ces cooccurrences ? Poser ces questions, ce n’est pas y répondre, mais juste proposer des pistes de recherches pour mieux comprendre.

Ajoutons que l’étude est réalisée par des pointures de grandes universités, principalement Cambridge, même si l’argument d’autorité est démonétisé aujourd’hui ; ses résultats s’appuient sur de très grandes cohortes statistiques, contrairement à celles promues d’ordinaire par les activistes LGBT ; et que Nature Communications est une revue supposée sérieuse avec comité de lecture, même si ça pourrait ne plus vouloir dire grand-chose après le scandale du Lancet.

Pour ceux qui militent et assènent, depuis des lustres, que le genre est le simple choix d’un individu libre, opposable à la société, et qu’il est fasciste de contester cette doxa, c’est la tuile. Que l’argument 0 % nature 100 % culture repose en paix, il a vécu. Pour sûr, quelques activistes agiteront encore ce zombie. Des politiciens postmarxistes feront sans doute semblant de continuer à croire à la véracité de cette (ex-?) doxa, par intérêt personnel : il faut bien qu’existent des classes dominantes et dominées pour qu’elles luttent entre elles !

La dysphorie de genre fera-t-elle son retour comme pathologie ? C’est politiquement très incorrect, mais susceptible peut-être d’apporter aux personnes concernées les meilleures solutions thérapeutiques possibles en respectant au mieux leur dignité et leur intérêt personnel.

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