, cet utopiste extravagant, mais pugnace créateur d’entreprises, vient de réaliser un exploit qui permet à l’Amérique de se déconfiner de la Terre après neuf ans de quasi-silence cosmique.

En effet, la navette spatiale transportant des astronautes faisait son dernier vol le 8 juillet 2011, laissant l’exclusivité de ces missions à la Russie.

Guerre des étoiles terminée ?

Que nenni !

Ce dimanche 31 mai, SpaceX, fondée en mai 2002 par Musk, a permis la réussite d’un envoi de deux Américains vers la station spatiale internationale (ISS, en anglais). Ils ont rejoint trois collègues russes qui les ont accueillis avec la chaleureuse fraternité – et sans barrière anti-Covid-19 ! – qui unit les locataires de l’espace, toutes nationalités confondues…

La réussite de cette première est le résultat d’un défi que s’est lancé cet original rêveur de conquérir la Lune et Mars, en commençant par faire ses preuves dans le petit espace circumterrestre.

Objectif atteint !

Derrière la publicité mondiale qui couronne son rêve, il y a aussi l’intérêt de la NASA qui sous-traite désormais à budgets moins élevés. Car il est probable, sinon notoire, qu’une entreprise privée est mieux gérée et vigilante sur les rapports coût-efficacité qu’une grande et populeuse institution étatique.

Parmi les innovations technologiques que SpaceX a réalisées, la récupération du premier étage de la fusée de lancement est une première mondiale qui contribue grandement à l’économie. Et en même temps faisant un salut aux écologistes, lors de la redescente sur le pas de tir…

Dans toutes les procédures longues, très techniques et bavardes qui ont permis la réussite de cette première, j’ai cependant noté de petites manipulations étonnantes et parfois maladroites, avec des outils que l’on trouve chez Bricorama ou à la FNAC !

L’ouverture du sas, en particulier, du côté de la station, nous a montré l’opérateur utiliser une clé à molette bien ordinaire, sortie d’une caisse à outils façon sac d’où il a extrait, ensuite, deux tissus déployés avec force pirouettes et placés sur la porte, pour la sécurité des nouveaux arrivants.

Lesquels, après avoir tapoté moult fois les écrans tactiles de leur capsule totalement dépourvue de cette myriade de boutons des engins antérieurs, gesticulaient avec leur tablette, comme le « concierge » qui les attendait de l’autre côté…

Mission accomplie, devant le monde entier, de ce patron extraverti dont je rappelle l’un des faits absolument invraisemblable : le lancement et la mise en orbite, il y a deux ans, d’une voiture électrique Tesla, l’une de ses innovations précédentes !

Depuis, elle a rejoint une orbite du soleil et s’abîmera loin de notre petite planète…

Les USA ont retrouvé leur notoriété cosmique et projettent un retour sur la Lune et la conquête de Mars. Mais ils ont des concurrents, en particulier la Chine qui vise un empire beaucoup moins confiné…

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