Eddie Puyjalon est tête de liste du Mouvement de la Ruralité-Résistons, avec le soutien de Jean Lassalle, pour les en Nouvelle-Aquitaine. Il explique la raison de sa candidature défendant la ruralité et la fin de la métropolisation et revient sur son combat contre l’éolien.

Vous êtes conseiller régional en Nouvelle-Aquitaine et tête de liste du Mouvement pour la ruralité. Vous êtes, notamment, soutenu par le candidat à l’élection présidentielle Jean Lassalle. Pourquoi, vous présentez-vous comme tête de liste à cette élection et quel combat comptez-vous porter dans cette élection ?

Pour préciser, la liste que j’ai l’honneur de conduire s’appelle le Mouvement de la ruralité-Résistons. Nous avons créé ce mouvement à la veille de l’arrivée de la Covid. Il a été assez compliqué de le faire émerger dans le paysage politique. Il est la continuité du mouvement Chasse, Pêche, Nature et Tradition pour lequel je souhaitais, depuis deux ans, passer au Mouvement de la ruralité voire La France rurale. Depuis que je fais de la politique, c’est-à-dire trente ans, le moment était venu de rentrer dans l’arène politique en étant candidat pour donner une autre voix.

 

La Nouvelle-Aquitaine est une région présidée par Alain Rousset. Alors que ce dernier semble « indéboulonnable », comment comptez-vous faire émerger votre voix ?

On nous annonce au moins 40 à 50 % d’abstention. Beaucoup de gens n’ont plus envie d’aller voter.

Il y a aussi toute la partie agricole et chasse pour rappeler simplement que mon mouvement a déjà eu de beaux scores dans cette grande région. Si, aujourd’hui, on met dans le spectre les chasseurs, les pêcheurs, les , les opposants à l’éolien, les gilets jaunes et j’en passe, il y aura un réservoir de voix incroyable. Par conséquent, nous avons un potentiel énorme.

Les sondeurs sont financés par ceux qui les commandent. Les questions ne sont pas faites par vous ou moi. Les sondeurs savent très bien comment les tourner pour influer sur le résultat. Les gens commencent à en avoir assez. Alain Rousset est présent depuis 25 ans et nous explique qu’il a encore des choses à faire. S’il n’a pas réussi à les faire en 25 ans, je ne vois pas comment il les ferait maintenant. Il y a une illusion du pouvoir pour l’exécutif en place.

Il n’échappe à personne que cette terre du Sud-Ouest est une vieille terre de gauche. En ce moment, le est en train de s’effondrer comme les grands partis traditionnels. J’espère que les gens qui en ont ras le bol et qui ont envie d’une autre politique se tourneront vers nous.

 

Vous voulez incarner la ruralité, l’aspect traditionnel de ce territoire qui a été très attaqué. Allez-vous porter le combat anti-éolien dans cette bataille régionale ?

Depuis un an et demi, j’ai fait le choix de dire aux associations d’en faire un marqueur politique. Dans toutes les listes que j’ai l’honneur de conduire, notamment dans le nord de la Nouvelle-Aquitaine, très impactée par l’éolien, j’ai des représentants d’associations d’opposants à l’éolien de toutes tendances politiques. Ces derniers sont venus rejoindre mon mouvement, car ils savent le combat honnête que je mène depuis plus de vingt ans sur ce sujet. J’ai toujours été à côté des gens qui se plaignaient dans les associations. Le combat n’est pas fini. Dans certains secteurs, j’espère qu’une traduction dans le résultat des urnes sera visible, le 20 juin, pour montrer que les gens sont opposés. Certaines personnes souffrent et ont passé dix ans de combat associatif. L’idéal de vie de ces gens a été broyé par la mise en place de multitudes d’ autour de leur habitation. C’est leur santé et leur immobilier, leur élevage ou l’économie. Le gouvernement, les préfets et les industriels balaient d’un revers de main l’existence même des gens. Sur ces territoires, de nombreuses associations se battent au quotidien pour porter la voix. Je suis l’un de ces représentants pour mettre sur la place publique cette opposition à l’éolien. Aujourd’hui, j’ai passé ma journée à accompagner des agriculteurs et des éleveurs broyés sur le sujet. Nous allons continuer à porter l’affaire devant les tribunaux.

 

Pour la majorité de mes confrères de la presse nationale, on a l’impression que ces régionales sont surtout vues comme une espèce de galop d’essai avant l’élection présidentielle. Est-ce votre impression ?

C’est une évidence. Nous sommes déjà plongés dans ce qu’on est en train de nous construire par les grands sondeurs et les puissances financières. Je suis en train de parler d’une région et nous sommes en train de proposer un aménagement du territoire. On parle de fin de métropolisation. Depuis que l’on a mis cela sur la place publique, cela me fait doublement sourire. Lorsqu’on parle de fin de métropolisation, beaucoup de mes concurrents sont en train de faire la même chose. Nous parlons de réinvestir dans les industries, de remanier le territoire, de remettre des trains, de travailler sur des routes pour créer ce qu’attendent les gens, c’est-à-dire d’avoir du travail proche de chez eux pour vivre décemment de leur boulot. On peut faire de belles choses dans cette grande région, mais il suffit de mettre les bonnes personnes à la bonne place, de mettre des gens comme moi, Jean Lassalle et quelques autres. Nous sommes en train de créer de l’énergie, de la volonté, du savoir-faire et du bon sens dans la politique. Il faut mettre des gens nouveaux et arrêter d’avoir ce système-là. Lorsque les écologistes frappent à la porte et veulent encore prendre des places avec leur écologie dogmatique, nous avons autre chose à proposer avec des gens capables de diriger une région et d’en faire une région comme l’a fait avec la Vendée. On peut faire du plein-emploi avec des gens qui ont une approche pragmatique.

5 juin 2021

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