L'adolescent doit être sensibilisé à l'égalité homme-femme. L'association féministe En avant toute(s) milite pour tenter de parvenir à ce nirvana. Les vacances scolaires offrent l'occasion d'organiser une réunion prise de tête sur le sujet. À l'ordre du jour un « débat sur le sexisme ». Il y a des cerveaux à nettoyer, du neurone à récurer. Les militantes vont faire le grand ménage. Ramener les égarés sur la planète Bisounours. Le site 20 Minutes couvre l’événement.

Treize garçons et filles âgés de 13 à 19 ans ont bravé les rigueurs de l'hiver et le sexisme ambiant pour venir s'asseoir sur des chaises durant deux bonnes heures. Quelques mouches rescapées de l'été 2020 tournoient dans la pièce. Pas très rassurées. Le thème du débat indique qu'elles ne sortiront pas indemnes de la réunion. Mâles et femelles seront traitées avec la même férocité. Égalité.

Les divers témoignages féminins viennent, sans surprise, révéler la montée d'un suprémacisme masculin lié au phénomène migratoire. La jeune Maryam explique : « Les parents par exemple, ils laissent sortir mon petit frère quand il veut et nous, les filles, on n’a pas le droit. » Sujet tabou des militants pseudo-humanistes, habituels dénonceurs d'effets dont ils chérissent les causes. Une ado : « L’été, quand y a des filles qui mettent des jupes ou des shorts, ils insultent. Ils les traitent de putes ou d’allumeuses. » Le compte rendu de 20 Minutes tend à confirmer que le profil ethnico-culturel des harceleurs ne fut pas abordé. D'où la frayeur des mouches.

« Quand on a pris le tramway pour venir ici, y avait trois garçons qui parlaient entre eux en arabe – sauf que je comprends. Ils parlaient de moi, de mon physique. Quand j’ai compris, j’ai mis ma veste autour de ma taille […] mais ils ont pas arrêté. » Hmmm. La décoration du tramway serait-elle en cause ? Le problème est complexe.

D'autres interventions confirmeront l'origine culturelle des tyrans en herbe. Sans succès.

L'une des « non-voyantes » animatrice de la session s'étonne de la posture dominante assumée des auteurs de harcèlements : « Ils arrivent pas à intégrer qu’on puisse parler de harcèlement. » Le « ils » est censé remplacer les ados masculins dans leur ensemble. Le « Bobard d'or » est à sa portée.

La seconde partie de la réunion fut consacrée à achever les mouches qui avaient survécu à la première partie. Les thèmes abordés ne leur laissaient aucune chance : « Trouvez-vous ça normal, que les femmes aient un congé maternité plus long que les hommes ? » (Réponse fournie dans la question.). Puis vient l'heure du goûter avec tartes à la crème à volonté : « Est-ce que vous trouvez ça normal, que ce soit le garçon qui fasse le premier pas ? » « Pensez-vous qu’il puisse y avoir une amitié fille-garçon sans arrière-pensée ? » Pendant que filles et garçons rejoignaient leur domicile, des femmes de ménage balayaient la salle. Rien d'autre que le plancher ne fut nettoyé ce jour-là.

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26 février 2021 à 12:45

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