Le top 20 des prénoms les plus donnés en France pour l’année 2021 vient de sortir ! Analyse et prédictions pour les mois qui viennent. Une info amusante, d’habitude, mais qui, cette année, a un goût de pandémie. Selon Le Parisien, le choix des noms des nouveau-nés serait placé sous le signe du Covid-19…

Si les Marie et les Jean n’ont plus franchement la cote, ils gardent jalousement la première place des prénoms les plus portés. Arrivent fièrement, derrière, les Nathalie, Isabelle, Michel et Philippe. Bien sûr, ils n’ont pas le même âge que Lucas, Manon ou Zoé, alors il faut s’attendre à les voir partir un jour ou l’autre sur la pointe des pieds.

Les nouveaux parents, cette année, semblent porter le poids de cette année maudite. Après un confinement mal vécu ils ont besoin d’air. On le sent dans le choix de ces prénoms « nature et espace » : Ariel, Automne, Étoile, Cosmin, Cassis, Lune, Zéphir, Syrius, Eden, Summer… Explication de Stéphanie Rapoport, coauteur de L’Officiel des prénoms 2021 : « Les thématiques de l’écologie et de la protection de l’environnement, déjà très présentes dans l’actualité, ont été boostées par la situation de confinement. L’absence de circulation automobile a par exemple exacerbé son importance dans la pollution de l’air, et beaucoup de Français se sont mis au vélo. Nos projections montrent que les prénoms évoquant la nature au sens large, faisant référence à des plantes, des fleurs ou des animaux, mais rappelant également le temps qui passe, le cosmos et l’univers. »

Triste constat pour un pays qui a vu naître tant de héros et de saints ayant donné leur nom, leur protection et leur modèle à des générations d’enfants. Grand remplacés, balayés, oubliés, enfouis sous les saisons, les bêtes, les tornades ?

Réjouissons-nous cependant : notre article 57 du Code Civil nous aura épargné les Corona pour les filles, Covid pour les garçons ou encore Lockdown (« confinement », en anglais ) donnés cette année aux Philippines et en Inde. La liberté du choix des prénoms est de mise pour les Français dans la mesure où il ne nuit pas à l’intérêt de l’enfant. Mais l’équilibre demeure fragile : exit les Nutella, Prince William et Fraise alors que Mowgli et Tarzan sont acceptés !

Cette année, également, les préférences des parents vont en majorité vers les prénoms à deux syllabes en « a » pour les filles : Emma, Léa, Mila, et « o » pour les garçons : Enzo, Léo, Hugo. On les appelle les « prénoms caméléons ». Pratiques, ils sont décrits comme « des prénoms courts et qui conviennent à tous les parents indifféremment de leur religion, et qui font partie du top 10 de ceux les plus donnés en France depuis l’an 2000 ». Faciles à mémoriser, à exprimer, à retenir. Exportables dans tous les coins de la planète. Un prénom de poche, en quelque sorte !

Par ailleurs, si, comme le pense Éric Zemmour, la volonté ou non d’assimiler son enfant se mesure au choix du prénom par les parents, on n’est guère rassurés. Mohamed a fait sa rentrée au top des 20 des prénoms masculins en France en 2018. 19e, cette année, derrière Gabriel, Raphaël, Léo, Louis, Lucas.

Autre tendance notable : le retour en force des vieux prénoms. Attribué, une fois de plus, au Covid-19 par l’auteur de L’Officiel des prénoms. Donné au nouveau-né par hommage aux grands-parents décédés du virus. Un peu agaçant, cette façon de tout ramener à l’épidémie…

En réalité, cela fait déjà une bonne dizaine d’années que Jacques, Lucien, Marcel, Pierre, Alfred, Émile, Jeanne, Alice, Colette, Nicole, Suzanne et Madeleine conquièrent le cœur des jeunes parents. Comme une envie de renouer avec son passé et de garder la mémoire.

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