Editoriaux - International - 10 juin 2019

Ambassades américaines à l’heure des « Fiertés » : le drapeau LGBT flotte sur la marmite

Dans la vie, il y a les choses sans importance : la dette et l’économie mondiales, le fanatisme religieux, les déséquilibres démographiques, la destruction du tissu industriel, des ressources naturelles et de l’environnement, l’épuisement psychique de la civilisation européenne et de ses variantes dites occidentales, la revanche des anciens colonisés ou dominés (chinois, indiens, arabo-musulmans) qui sont désormais créateurs d’Histoire, l’alliance mondiale entre trotskisme et capitalisme, le dangereux chant du cygne des néoconservateurs américains, cependant que les élites des anciennes puissances se réfugient dans la divinisation de l’échec.

Et puis, il y a les choses importantes, majeures, nées aux États-Unis dans les années soixante avec les techniques d’ahurissement prônées par Saul D. Alinsky, le père fondateur de l’activisme révolutionnaire moderne qui a donné naissance à un certain Barack Obama, lequel fut propulsé par George Soros. Bref, la chose importante, aujourd’hui, c’est la déconstruction de la société.

Ce qui mène à l’intersectionnalité, laquelle substitue aux déplorables et inefficientes « majorités silencieuses » d’autres, faites de coalitions de victimes tout à fait bruyantes et culpabilisantes. Partie du féminisme révolutionnaire, l’intersectionnalité « désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de stratification, domination ou de discrimination dans une société » (Wikipédia).

Par exemple, une femme homosexuelle, économiquement exploitée, culturellement brimée, et appartenant à une minorité visible, non seulement atteint la note maximale du droit à la réparation, mais représente un point d’ancrage politique pour toutes les femmes, tous les homosexuels, toutes les minorités raciales, toutes les classes défavorisées, ce qui, dans l’opinion comme dans les urnes, provoque ruptures et sauts qualitatifs, et ce, à l’échelle mondiale. Voilà pour la marmite de la Revolución du XXIe siècle.

Trump a toujours été décontracté sur la question de l’homosexualité et, de tout temps, a soutenu les revendications du code LGBT qui s’enrichit sans cesse de rajouts ou variantes : LGBTQ, LGBTQI, LGBTA, LGBTP, traduisant ainsi l’extrême vitalité spontanée du phénomène, que Barack Obama a été le premier à exploiter, voire « arsenaliser », en politique étrangère. C’est lui qui avait ainsi décidé de décorer la Maison-Blanche et les ambassades de l’arc-en-ciel gay. Or, Trump n’a pas joué le jeu en interdisant, cette année, à ses ambassades de hisser le drapeau LGBT (mais pas d’organiser des cérémonies sur ce thème). Le site Daily Wire estime traduire la pensée de Trump en expliquant, ce 8 juin, que la fierté de l’État comme de ses ambassades se limite à sa seule souveraineté. Et de rajouter que certaines promulgations symboliques, dans certains pays ultraconservateurs, risqueraient de saboter les discussions entre les Etats-Unis et ces pays sur la décriminalisation des communautés LGBT, précisément.

Trump n’a pas été universellement obéi. Une poignée de missions diplomatiques en Inde, au Chili, en Corée, en Autriche, au Népal se seraient ainsi « insurgées », mais pas celles des pays musulmans ou africains. Une tempête dans un verre d’eau ?

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