On a déjà dit beaucoup de choses sur la , à commencer par son nom, une offense au bon sens, une manipulation, car rien n’est moins éthique que le contenu de ce texte qui, entre autres choses, officialise en France qu’un enfant n’ait pas de père. Votée sournoisement, honteusement, à la sauvette, par 60 députés, soit 10,4 % de la représentation nationale qui comporte 577 députés ! Bon sang ! Quand est-ce que nos gouvernants, qui n’ont à la bouche que le mot « transparence » et « moralisation », se décideront à imposer une majorité qualifiée des 3/5 du total des membres du Parlement réunis en Congrès ; il faudrait, alors, l’approbation de 555 parlementaire, députés et sénateurs, pour faire passer une telle loi « sociétale » d’importance majeure.

Le Président Macron n’a pas dit un mot du sujet dans ses deux dernières interventions du mois de juillet. Pas plus que le Premier ministre dans son discours de politique générale : voilà pour la transparence. Pourtant, Macron, qui sait ce que paternité veut dire, a salué « l’adoption d’un texte d’équilibre dans un débat apaisé ». Sur quelle planète vit-il ?

Malgré les dénégations officielles, le cœur sur la main, comme Élisabeth Guigou jurant ses grands dieux que le PACS n’aboutirait jamais au mariage homosexuel, on sait que cette loi n’est que le cheval de Troie de la GPA.

Enfant à acheter ! Ventres à louer ! Un site Internet est, aujourd’hui, spécialisé dans ce trafic humain : vous achetez un gosse comme une clé de 12 sur un site de bricolage. Sauf que là, c’est du vivant et c’est plus cher ! Il faut débourser (sans jeu de mots !) entre 17.000 et 28.500 € pour le service de base : un enfant de sexe indéterminé et à la santé hypothétique. Si vous voulez choisir le sexe, il vous en coûtera 59.000 €. Si, maintenant, vous voulez que votre enfant soit garanti « bonne santé » et, en plus, naisse aux États-Unis, alors, c’est 125.000 € ! Je n’ai rien trouvé concernant la couleur de la peau.

Il y a presque un an, on apprenait qu’une rafle policière avait permis de démanteler une « usine à bébés » au Nigeria : 19 filles enceintes, âgées de 15 à 28 ans, ont été sauvées. Selon le site qui a lâché l’information, un bébé mâle coûterait 1.400 dollars, soit 1.200 €, et un bébé femelle 850 dollars (725 €). Au passage, ces tarifs nous apprennent qu’il faut à peu près deux femelles pour valoir un mâle. On voit sans peine le profit engendré par ce commerce de chair neuve : pour un mâle, les trafiquants « gagnent » 57.800 € par livraison de marchandise : super bénef ! À noter qu’il y aurait le même type de « baby factories » en Inde et dans d’autres pays pauvres.

Chez nous, on s’y dirige allegro vivace, avec la complicité de professeurs de médecine versés dans la politicaillerie et qui piétinent sans vergogne leur serment d’Hippocrate : le médecin a une obligation de moyens pour soigner, pas une obligation de résultat pour satisfaire je ne sais quel désir réel ou fantasmé. Ce même Diafoirus est celui qui déclarait, il y a peu, devant la Commission spéciale bioéthique : « Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père. »

Honte à ces maquignons, ces marchands de chair humaine !

4 août 2020

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