Une mère témoigne : ce que vous devriez savoir des dégâts du genre sur vos enfants

La mère d'une jeune fille décidée à subir une « torsoplastie » dénonce l'influence des pédagogies militantes à l'école.
trans V2
Photo de Alexander Greysur Unsplash

« Je ne savais pas que j'avais mis ma fille dans la gueule du loup », explique, à BV, Marie-Laure, dont la fille, après avoir été scolarisée dans un collège-lycée brestois, a, depuis, coupé les ponts avec sa famille et décidé de subir une « torsoplastie » pour se faire mutiler la poitrine. Un geste chirurgical irréversible contre lequel Marie-Laure ne peut plus rien, puisque sa fille « en transition de genre » a maintenant 18 ans. Mais cette mère de famille a décidé de se battre pour les autres parents. Avec le soutien de deux associations, Parents vigilants et L'Être Trans, elle adresse une lettre à Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, pour dénoncer « l'influence des projets pédagogiques militants » dans les établissements scolaires qui ont précipité sa fille dans « des choix qu'elle pourrait un jour regretter ». Et insiste sur « l'urgence d'une réflexion sur la prise en charge de la transidentité au sein de l'Éducation nationale », précisant à BV vouloir alerter d'autres parents afin qu'« ils sachent où inscrire leurs enfants à la rentrée prochaine et là où il ne faut pas les mettre ». Marie-Laure en est convaincue, l'établissement scolaire a été le catalyseur de la transition de sa fille.

« Je n'ai été à aucun moment ni consultée ni informée »

Tout a commencé en classe de cinquième, lorsque Marie-Laure découvre « fortuitement » que sa fille, alors âgée d'à peine 13 ans, se fait appeler par l'école du prénom masculin « Arthur » et qu'elle a, par ailleurs, été orientée par l'infirmière scolaire vers le Planning familial « en vue d'une éventuelle prise en charge hormonale ». La mère de famille qui déclare « n'avoir à aucun moment été ni consultée ni informée » apprendra, par la suite, que l'établissement scolaire a mis en place, au cours de la scolarité de sa fille, « un projet de deux ans consistant en la création de vidéos sur la transidentité en partenariat avec l'association (militante) Parlons Trans ». Au programme : la série brestoise TOPIC « dédiée aux jeunes et aux transidentités avec plusieurs jeunes transgenres et cisgenres » en quatre épisodes pour apprendre à vivre sa transidentité, mieux la comprendre, accompagner la transition de son enfant et autres. « Des contenus qui ont instauré un climat d'incitation plus que de réflexion », précise Marie-Laure, dans sa lettre au ministre, rappelant la grande fragilité de sa fille lors de son parcours scolaire marqué par « un déclin préoccupant de son état de santé psychologique » et une tentative de suicide en 2022.

« Une banalisation préoccupante du sujet du changement de sexe présenté comme un acte simple »

Pour Séverine Duminy, coordinatrice nationale du collectif Parents vigilants jointe par BV, « cette affaire est bien une trahison de la confiance des familles. Elle est l'illustration tragique de ce que le réseau des Parents vigilants dénonce : l'intrusion de l'idéologie à l'école au détriment de l'autorité parentale. » Une intrusion qui n'a fait que se renforcer, depuis la mise en place des programmes obligatoires « Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité » (EVARS), en septembre 2025. La responsable du collectif, qui recueille de nombreux témoignages de parents, l'atteste : « Nous constatons une banalisation préoccupante du sujet du changement de sexe présenté comme un acte simple. »

À cet égard, la responsabilité de l'Éducation nationale dans ses choix de « ressources pédagogiques » en accompagnement des programmes EVARS interroge. Sur la plate-forme Eduscol du ministère est ainsi recommandé à des enfants de 7 ans l'ouvrage Les filles, les garçons et moi, aux Éditions Milan, dans lequel l'enfant peut lire : « Tu n'as pas le choix de ton sexe biologique mais ce n'est pas parce que tu es née avec une vulve que tu te sens fille. Tu as aussi un genre. Le genre est un sentiment profond et fort, à l'intérieur de toi, d'être né une fille, un garçon ou les deux. »

Livre

captureX

Tandis qu'en classe de seconde, selon le livret d'accompagnement du programme et sous couvert de lutte contre les discriminations, les élèves sont invités à « prendre conscience que l'identité de genre peut ne pas correspondre au sexe biologique » (temps 4) à travers des témoignages vidéo d'acteurs et influenceurs qui tous témoignent dans le même sens et présentent leur réassignation sexuelle de manière idéalisée. Ainsi, une certaine Laura Badler, youtubeuse trans, explique s'être libérée de son mal-être de garçon aigri et mal dans sa peau en changeant de sexe. L'actrice trans américaine Laverne Cox, première trans à faire la couverture du Times, en évoquant sa tentative de suicide avant de transitionner, suggère implicitement aux jeunes que la transition résout les problèmes. Plus proche encore des adolescents français, le « premier acteur transgenre dans une série française » qui n'est autre que Plus belle la vie, Ben Ahmed, affirme, malgré sa rupture familiale, avoir vécu une grande résurrection grâce à sa transition. « Le message est-il de suggérer aux élèves que les parents sont incapables de les comprendre et qu’ils doivent s’éloigner de leur famille ? », s'interroge, à juste titre, Parents vigilants.

programme EVARS

capture X

Inutile de chercher dans ces ressources la moindre voix dissidente. Pourtant, la jeune Américaine Chloe Cole, qui a détransitionné après avoir subi une ablation mammaire à l'âge de 16 ans, aurait beaucoup à dire sur la face cachée de ces parcours de transition. Janick Christen, détransitionneuse elle aussi, qui s'est exprimée aux côtés de Chloe à l'événement de BV au mois de janvier, a elle aussi beaucoup à transmettre. Et pourquoi ne pas présenter aux élèves de seconde la dénommée Karlee qui, il y a peu, confiait à BV son regret d'avoir transitionné au prix de souffrances infinies ?

À l'heure où ces lignes sont écrites, la valeureuse Marie-Laure n'a pas reçu de réponse du ministre de l'Éducation nationale. La publication de l'étude finlandaise de mars dernier tendant à prouver que le changement de sexe ne résout pas les troubles psy devrait faire pencher la balance du côté de la plus élémentaire des prudences. Mais rien ne se fera sans affranchissement de la tutelle idéologique de la Commission européenne qui vient d'accorder 900.000 euros à une mission de promotion de l'idéologie transgenre « visant à obtenir des changements législatifs au niveau de l'ONU ». Au prix de beaucoup de courage politique. À suivre.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 28/04/2026 à 0:07.

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Sabine de Villeroché
Journaliste à BV, ancienne avocate au barreau de Paris

Vos commentaires

62 commentaires

  1. Je suis scandalisé qu’on ose s’attaquer à des gamins à partir de 7 ans pour les perturber avec des histoires
    qui ne les regardent pas ! L’éducation sexuelle se fait naturellement chacun à son rythme, guidée par les
    parents pour ce qui est des conseils et précautions et surtout de la surveillance. Quant à l’école et ses
    infirmières, apprentissage du corps humain physique mais rien sur le relationnel sinon les conseils de recpect et la notion d’égalité entre les sexes. N’oublions pas aussi qu’à côté de l’éducation par les adultes,
    il se fait une éducation parallèle entre les enfants qui, si elle n’est pas très orthodoxe, est souvent très
    efficace ! A leurs risques et périls !

  2. Laissons le temps au temps , les distributeurs de capotes aux sorties des écoles maternelles , des leçons de baises dispensées par des dépravés libertaires et libertins de l’enseignement sic national , en nos écoles basta

    Ne confions plus nos enfants aux mains des lobotisés des idées du mythe errandisme qui polluent les idées de nos jeunes ,laissons leurs ,Le plaisir de la découverte.
    depuis Adam et Eve , chaque être Humain est né et venu sexué ,
    reconnu comme être vivant depuis sa conception ,invisible soit il ,
    AUCUN autre être humain n’a le droit de dérouter la Nature.

  3. Nous vivons l’époque de l’inversion, la morale, un homme, une femme, parent 1, parent 2, X, Y, quel importance, comme au super marché, les enfants peuvent choisir leur sexe et encore mieux, meme pas besoin de passer à la caisse ou d’avoir l’accord de papa, maman, c’est gratuit, Nous sommes dirigés par des obsédés sexuels. Mais si un jour l’Islam prend le dessus sur nos démocraties chancelantes, a mon avis tout ça finira dans les poubelles de l’histoire d’une nation qui s’autodétruit que pour son bien.

  4. La puberté est une période de bouleversement du corps, et par incidence, de l’esprit.
    L’adolescent se pose des questions, notamment identitaires et c’est normal.
    Profiter de cette période trouble, où ils ont besoin d’être rassurés, pour les déstabiliser et augmenter ce trouble est CRIMINEL.
    En recherche de réponses et d’écoute, ils sont orienté vers des pseudo-infirmières ou docteurs Folamour qui vont les détruire.
    N’importe quel psychiatre devrait s’insurger contre cette folie et les irresponsables devraient être poursuivis en justice.
    Le simple bon sens devrait prendre le pas sur ses fous dangereux.

  5. L’école assure l’INSTRUCTION publique, pas l’éducation.
    Et d’abord, qui paye ces opérations chirurgicales ?? Nicolas ?? Comme pour la chirurgie esthétique il y a 50ans, je subodore là un énorme bizness très juteux. Mais aux frais du qui ?? quoiqu’on en dise, un peu de trumpisme sur ce sujet ne ferait pas de mal.

  6. Une loi suffira pour sortir de ce cauchemar, une loi qui judiciarisera les atteintes corporelles de tout mineur et éjectera les associations LGBT de l’école. Le courage suffit et les hurlements de la gauche devront être ignorés. Ces actes sont tout simplement à criminaliser.

  7. La responsabilité de l’Education Nationale dans ces programmes incitant à la transition de genre chez des enfant mineurs est immense, ainsi que celle des personnes qui s’y prêtent, et ceci sans que les parents concernés en soient avertis, tous ces gens inconséquents sont des criminels, quand va-t-on faire cesser ce scandale ? PNG

  8. «Tu n’as pas le choix de ton sexe biologique mais ce n’est pas parce que tu es née avec une vulve que tu te sens fille. Tu as aussi un genre. Le genre est un sentiment profond et fort, à l’intérieur de toi, d’être né une fille, un garçon ou les deux.» Il est criminel de farcir une tête d’enfant avec de pareilles âneries. Ne venez pas me dire après de telles aberrations qu’il n’existe pas de complot destiné à neutraliser l’Occident!

  9. Donc une infirmière scolaire peut diriger un enfant vers le planning familial, sans avoir vu les parents, sans echanger sur le sujet, sans psychologue ou autre specialiste, et sans leur consentement ! Ahurissant ! Chapeau à cette Maman de parler et prévenir en espérant que ça n arrive pas ailleurs, juste de l’espoir !

  10. Le sexe de l’espèce humaine est déterminé génétiquement lors de la fécondation suivant que le spermatozoïde porte un X ou un Y. Dans l’état actuel des connaissances, on ne peut pas passer d’un sexe fonctionnel à un autre sexe fonctionnel chez Homo sapiens. On peut bousiller chirurgicalement le sexe d’un homme ou d’une femme, acquérir quelques caractères sexuels secondaires à grands coups d’hormones, mais ces pseudo-organes sexuels sont stériles. La transsexualité est un terme MENSONGER. C’est, en fait, une stérilisation irréversible, très chère, que Nicolas paye. La mode va passer, mais pour ceux qui ont écouté le chant des sirènes wokistes, le voyage est sans retour..

      • je pense et depuis longtemps a pourris et ce depuis qu’ils ont emmené nos enfants sans demander l’avis des parents défiler contre LePEN qui risquait d’être élu président par le vote du peuple contre cette dicteture gauchistes

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