[POINT DE VUE] Guerre en Ukraine : Trump vainqueur sur tous les fronts ?
La photographie est saisissante. Publiée, notamment, par le général Clermont, expert militaire habitué des chaînes d’info, sur son compte LinkedIn, elle montre les chefs d’État européens, alignés lundi 18 août à la Maison-Blanche, face au bureau de Trump, dans une position explicite : celle de subordonnés. Silencieux, attentifs, les membres de la délégation qui accompagnait Zelensky aux États-Unis (sans y avoir été invitée) prennent les ordres. Donald Trump a les cartes en main et il n’est pas du genre à avoir le triomphe modeste. On le comprend - mais quelle terrible preuve de notre déclassement…
« Vous êtes bronzé, ça vous va bien »
C’est Donald Trump qui va organiser la rencontre entre Zelensky et Poutine, prévue d’ici quinze jours. C’est Donald Trump qui a eu un mot faussement gentil et vraiment humiliant pour Emmanuel Macron (« Vous êtes bronzé, ça vous va bien ») et pour Volodymyr Zelensky (à qui un journaliste, devant un Trump hilare, a fait observer que cette fois, il avait consenti à mettre un costume).
Donald Trump va « commencer les préparatifs » d’une rencontre Zelensky-Poutine prévue d'ici 15 jours pic.twitter.com/1sjAExElhJ
— LCI (@LCI) August 19, 2025
Ursula von der Leyen a tenté un petit moment lacrymal, au sujet des enfants ukrainiens qui devaient absolument être protégés : recadrage sans pitié de Trump, décidément en pleine forme. Le président américain a fait observer à l’inutile impératrice d’une Europe moribonde qu’on n’était pas là pour ça et lui a même rappelé le cuisant souvenir de l’accord léonin (sur les droits de douane) qu’ils avaient signé, sur un coin de table, entre deux parties de golf. Enfin, dans son propre pays, la cote de popularité de Trump a bondi de dix points, passant à 54 % d’opinions favorables : les Américains aiment quand leur pays, malgré un discours de non-interventionnisme, reste le boss de la cour de récréation mondiale.
Sous deux semaines, donc, Poutine va rencontrer Zelensky, selon les modalités définies par Trump. L’Europe, elle, restera du mauvais côté du Bureau ovale - celui des employés. Dans cet aréopage de courtisans, il y a ceux qui acceptent leur sort (Zelensky ou von der Leyen), ceux qui sont hors du coup (les autres)… et ceux dont les ambitions dépassent manifestement les capacités. Emmanuel Macron est de ceux-là : dans un délire narcissique qui, joint à la médiocrité de sa situation, rend ses sorties particulièrement gênantes, il vient de déclarer, au cours d'une interview accordée à Darius Rochebin (TF1 et LCI), que Vladimir Poutine était « un prédateur, un ogre à nos portes ». Certains utilisent le langage du business pour faire des « deals » diplomatiques, d’autres usent du vocabulaire des contes de Grimm pour raconter des histoires.
Macron « macronne »
Pendant que Macron « macronne », selon ce verbe inventé par les Ukrainiens (et qui signifie, à peu près, « promettre et ne rien tenir »), le monde tourne sans lui, les conflits se règlent sans lui et l’ordre du monde se reconfigure sans lui. Sans lui, c’est-à-dire sans nous. « La France ne peut être la France sans la grandeur », disait le général de Gaulle. Ca tombe bien : la France n’est plus vraiment la France. Au fond, Macron n’avait pas tort, quand il disait, dans un énième discours télévisé : « Pour être libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant » (discours aux armées, 13 juillet 2025). Le seul problème, c’est qu’il n’est pas puissant, que notre pays n’est pas craint, que nous ne sommes donc pas libres. Il ne lui reste donc, pour l’instant, qu’à se mettre à la remorque de l’Union européenne : un ogre qui, cette fois, ne se trouve pas à nos portes mais dans nos murs et se nourrit exclusivement de souveraineté nationale et de libertés individuelles.
Il y a, à droite, une fascination malsaine pour les dirigeants étrangers. Trump est peut-être un grand dirigeant, mais il est américain. Nous ne sommes, nous, ni russes ni américains. Nous sommes français et nous méritons mieux que ce misérable spectacle.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts





































131 commentaires
Ce qui me console un peu , c’est que la situation ubuesque tragi-comique de notre pays , c’est celle de la république macronienne , pas celle de la France .
Ces gens ont été humiliés, principalement le roitelet français. Ils ont eu ceux qu’ils méritent. Mais ce sont les peuples européens qui vont payer les pots cassés!
On pressentait que Trump avait une idée derrière la tête en recevant avec tant de bonhomie les tocards européens. Il leur a distribué des compliments en forme de bonbons qui les ont fait fondre. Et ils ont tout avalé.
Sur les 100 milliards qui seront soutirés de la poche des pauvres Européens pour l’Ukraine – 50 milliards seront destinés à la fabrication de pétards modernes de guerre qu’on appelle drones.
Une belle part pour les entreprises américaines qui vont vendre aux européens leur matériel militaire, Eh, oui, Trump est un homme d’affaires, un patriote (ça existe, là-bas !) qui travaille pour les finances de son pays !
Trump doit jubiler. Il a plumé les pigeons européens. Macron n’a pas réagi à cette annonce. À combien s’élève la part de la France sur ces 100 milliards ? Macron s’en fout. Bayrou n’a qu’à se démerder.
La France n’a jamais eu un Président aussi patriote.
Gloire à ceux qui l’ont élu.
Montvives.
Votre commentaire sonne comme une claque, et elle fait mal.
Il faudrait vous emprunter vos deux dernières phrases, et les placarder partout.