Covid-19 ou terrorisme, de quoi parler en premier, telle est la térébrante question que se posent toutes les chaînes d’info depuis des semaines, le reste du monde n’existant apparemment plus.

Heureusement, il y a l’imminence de l’élection présidentielle américaine pour nous aérer un peu des pestilences nationales, occasion pour nos grands de donner toute la mesure de leur objectivité.

C’est ainsi que, dimanche soir, France 5 offrait une longue soirée rétrospective sur les quatre ans de présidence d’un certain Donald T., dont la chaîne ne comprenait toujours pas comment il avait pu être élu ; l’idée toute simple que le peuple l’ait voulu ne l’effleurant apparemment pas.

Mois par mois, on assista donc aux tentatives pathétiques des démocrates pour chasser cet intrus du « Système ». L’exhumation des coucheries de et les propos machistes un soir de cuite n’ayant pas suffi, ils tentèrent, avec la connivence du FIB et de la CIA, les grands complots internationaux avec complicités russes ou ukrainiennes. Mais « Damned, encore raté » : comme les célèbres couches-culottes, « même mouillé, il reste sec », le Trump. Tandis que le fils de Biden pourrait bien recevoir dans l’œil la balle de cet imprudent jokari…

Si malgré tous les efforts de la presse française – trop peu lue, hélas, dans les grandes plaines de l’Arkansas – Trump était réélu, elle ne manquerait pas, alors, entre deux sanglots, d’évoquer l’abominable système électoral des « grands électeurs », face à la perfection du nôtre. Qui permit à Jean-Claude Gaudin, pourtant majoritaire en voix, d’être battu par Defferre à la mairie de en 1983. Ou à Marine Le Pen (un tiers des votants au deuxième tour) de n’avoir que 6 députés sur 577 à l’Assemblée nationale.

Mais tout cela n’est pas grave : pour les journalistes, l’important, c’est de bien comprendre les peuples. Et puis, un président qui fait à peu près ce qu’il avait promis de faire, ils n’ont pas l’habitude…

2 novembre 2020

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