Audio - Editoriaux - Politique - Table - 17 avril 2018

Edwige Diaz : « Nous avons décidé d’écouter la base ! »

À l’initiative de plusieurs élus et de représentants d’associations, un collectif s’est constitué dans le Blayais, en région Nouvelle-Aquitaine, en vue des prochaines échéances électorales. Cette idée d’unir les forces au-delà des clivages partisans est diversement appréciée par les grandes instances nationales, selon Edwige Diaz, élue locale et vice-présidente du groupe FN à la région. Elle s’en explique au micro de Boulevard Voltaire.

« Les digues ont sauté pour ceux qui avaient encore des doutes », ce sont les propos d’Aziz S’kalli-Bouaziza, référent En Marche ! en Gironde, concernant une initiative de plusieurs élus de droite de diverses sensibilités. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste cette initiative ?

Il n’est pas tant question de digues qui ont sauté, mais surtout d’écoute de la base. Nous sommes avant tout des élus locaux, des personnalités politiques locales en contact direct avec les électeurs. Nous savons, bien entendu, que les électeurs en avaient marre de perdre, marre que leurs idées perdent, que la France se détricote et que les idées ultra-mondialistes gagnent.
C’est pourquoi nous avons décidé, au-delà des clivages partisans, de nous rassembler.
Dans notre association ne figurent pas uniquement des élus de droite, mais aussi des élus sans étiquette ou des responsables associatifs, par exemple.

Si on ne peut appeler cela une union de la droite, doit-on l’appeler l’union de la périphérie contre le centralisme de l’État ?

Chacun appellera cela comme il voudra. Au Front national, nous avions davantage tendance à dire que c’était le rassemblement des nationaux. J’ai quelques camarades de droite qui veulent appeler cela la droite unie.
En définitive, peu importe les éléments de langage ou la dénomination. C’est le contenu, le plus important. Nous voulons préserver notre campagne et notre ruralité. Nous voulons que la France des oubliés ne soit plus oubliée. Nous voulons arrêter de perdre nos services publics, nos trains et nos écoles. Nous voulons que les maires puissent avoir des moyens pour faire fonctionner leur commune. Nous voulons aussi apporter sécurité et écoute à cette France qui travaille, se lève tôt et voit malheureusement son service public disparaître.

Quelles sont vos prochaines échéances ?

Nous sommes en train de réfléchir à la question. Il y aura, évidemment, les élections européennes avant les municipales. Mais nous restons modestes à l’échelle d’une circonscription dans un département. Nous allons donc nous centrer notamment sur les élections municipales. Nous allons présenter des listes communes pour, avant tout, faire triompher les idées.

Vos instances nationales soutiennent-elles cette initiative locale ?

Les dirigeants du Front national ont accueilli la démarche d’un bon œil. Nous sommes dans une optique de rassemblement des nationaux.
En ce qui concerne monsieur Dupont-Aignan – et je parle au nom de ma collègue qui représente Debout la France -, il a aussi accueilli la démarche d’une manière favorable.
En ce qui concerne Les Républicains, les états-majors montrent bien qu’ils sont déconnectés de la base. Ils ont, en effet, appelé à l’exclusion des membres de cette association. On voit bien que Les Républicains sont aux abois. Nous avons un Wauquiez, entouré de madame Calmels, qui crie à l’exclusion et assure qu’il n’y aura aucune alliance avec le Front national. C’est bien dommage car, en définitive, nous disons défendre les mêmes intérêts.
J’espère que la base pourra leur faire entendre que nous avons envie de nous battre pour la France.

Pensez-vous que sans alliance des partis de droite, Macron n’est pas « affrontable » ?

Il ne s’agit pas uniquement des partis de droite. Aujourd’hui, avec presque un an de recul, on peut dire que si Macron se présentait comme ni de droite ni de gauche, en fait, il représente le pire de la droite et le pire de la gauche.
Nous pensons, avant tout, qu’il faut s’intéresser aux habitants, aux électeurs et à la France qui travaille et qui a envie de s’en sortir et qui veut que la France rayonne. Au niveau local, nous avons envie de faire gagner la France. Nous voulons que les électeurs et les habitants puissent vivre dans des conditions de service public respectueuses de leurs états.

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