Editoriaux - 9 octobre 2018

Après Benalla, Belattar : Macron aurait-il de mauvaises fréquentations ?

Est-ce parce qu’il est proche d’Emmanuel Macron, qu’il appelle son « frère » ?

Ou parce qu’il est musulman, mais se défend d’être islamiste, assurant que « même Éric Zemmour connaît mieux le Coran que [lui] » ?

Ou encore parce qu’il estime qu’un humoriste ne peut pas se passer de provocations pour être un bon humoriste ?

À moins que ce ne soit une grande gueule qui aime lancer des attaques mais déteste être lui-même attaqué ?

Chacun jugera si Yassine Belattar, qui a menacé de porter plainte contre Valeurs actuelles pour l’avoir surnommé le « Dieudonné de Macron » ou contre Gilles-William Goldnadel pour l’avoir traité d’« islamiste », intervient toujours « en tant que républicain et pas en tant que musulman ».

Notre humoriste n’en est pas à son premier exploit. Il a soutenu Ségolène Royal en 2007, François Hollande en 2012 puis, comme beaucoup de socialistes, Emmanuel Macron en 2017. Une certaine constance. En 2015, il anima le gala du Collectif contre l’islamophobie en France. Pendant la campagne présidentielle, il endossa le costume de banlieusard puis fut nommé membre du Conseil présidentiel des villes. Comme Pascal Bruckner lui rappelait, lors d’un débat sur France 2, que les meurtres du père Hamel, de Ilan Halimi ou de Sarah Halimi ont été perpétrés par des individus se revendiquant de l’islam, il lui répondit : « Vous prenez à chaque fois des faits isolés. »

Voici qu’il vient de récidiver. Invité de LCI, lundi 8 octobre, il a évoqué l’interpellation, apparemment musclée, du frère du rappeur MHD, lors d’une opération de contrôle. Ledit rappeur ayant fortuitement filmé la scène et diffusé la vidéo sur son compte Instagram, notre redresseur de torts, sans attendre les résultats de l’enquête, n’a pas hésité à se livrer à une comparaison pour le moins outrancière et déplacée : « La dernière fois que j’ai vu des images comme ça, [c’était] l’apartheid », a-t-il lancé. Il a également prévenu que « si le prochain [ministre de l’Intérieur] ne fait pas le lien entre les gens des quartiers et la police, il y aura une émeute. Ce n’est pas une menace, mais une promesse. » Le gentil garçon !

En février 2018, en déplacement aux Mureaux, Emmanuel Macron avait invité Yassine Belattar à le rejoindre à la médiathèque, lequel, arrivé en retard, s’en était vu refuser l’accès par des policiers : il avait insulté l’un d’entre eux. D’où quelques heures de garde à vue pour « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Une affaire qu’il qualifia de « malentendu ». Quand on est proche de Jupiter, sans doute croit-on pouvoir tout se permettre. Ce comportement fait penser à l’attitude d’un certain Benalla, grisé par sa proximité avec le Président. On ne sait pas quel caprice ou quelle fantaisie a poussé Emmanuel Macron à s’entourer de tels personnages. Pour honorer leurs compétences ? Par respect de la diversité ? Par électoralisme ?

Je ne sache pas que notre Président ait réprimandé notre humoriste. Brigitte Macron, qui aurait sévèrement grondé son époux pour qu’il cesse ses « conneries », ferait bien de surveiller aussi ses fréquentations.

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