Editoriaux - Société - 26 janvier 2020

Un printemps progressiste à Poitiers : la floraison des clitoris !

Le printemps millésime 2020 sera on ne peut plus progressiste à Poitiers, où un champ de pas moins de 1.000 clitoris fleurira sur le campus universitaire en mars. L’initiative est portée par des responsables de la vie étudiante et associative et l’artiste contemporaine militante Emma Crews, promue chevalier des Arts et des Lettres pour son engagement artistique pour la cause des droits des femmes et l’égalité des sexes.

Loin de toute monomanie, l’artiste qui se définit multidisciplinaire, par le passé, s’était déjà illustrée par la réalisation d’un vagin géant élaboré à partir d’éléments de récupération et de préservatifs féminins périmés, le tout installé au cours d’une Clitoris Party lors de la Journée mondiale des préservatifs féminins. Elle avait expliqué, rapportait en 2016 le journal de la Vienne Centre Presse, que « le sexe féminin est caché, il reste à l’ombre, on ne le connaît pas bien. D’ailleurs pour le fabriquer, nous avons besoin de croquis et un sexologue a travaillé avec nous », rajoutait celle qui espère « libérer les paroles » et rappeler que « l’organe sexuel de la femme n’est pas le vagin mais le clitoris ». Mesdames, Messieurs, à bon entendeur, salut !

Pour l’« opération clitoris », qui se veut un vent frais de révolte, il a fallu la mise en place de 25 ateliers participatifs, entres autres à La Maison du peuple, le musée Sainte-Croix, le Planning familial, la chapelle Saint-Louis et Science Po, tous consacrés à la réalisation d’une série de clitoris de tailles différentes. Initiative sympa, sinon, pour un atelier bricolage pour vos petites têtes blondes – violettes ou vertes, c’est selon. Tu t’ennuies ? Mais pourquoi t’irais pas te sculpter un clitoris en pâte à sel avec ton petit frère.

Cette opération d’envergure se veut une réplique au vol d’une sculpture monumentale en acier, toujours en forme de clitoris, dérobée en 2018, retrouvée puis à nouveau volée en 2019 et, hélas, perdue à jamais. « Voler un clitoris, c’est facile mais qu’en sera-t-il quand il y en aura 1.000 ? », déclare Emma Crews au journal La Nouvelle République. Faire fleurir un champ de clitoris à l’endroit même de la sculpture initiale, « ainsi, tout le monde pourra les prendre ! » Avis aux collectionneurs et amateurs. Clou du spectacle, l’inauguration officielle du mille et unième clitoris, une deuxième œuvre géante de style et de conception différents. On trépigne d’impatience de découvrir le modèle.

Poitiers, printemps 2020, la dérive féministe continue, synonyme d’un délire progressiste où les organes sexuels sont devenus le nombril du monde, le centre d’intérêt d’un combat sociétal suranné. Ces excitées du clito ne sont-elles pas sans ignorer qu’en 732, au même endroit, une autre bataille se menait, contre l’envahisseur musulman, menée par un mâle blanc catholique, Charles Martel. Ce féminisme qui tape depuis un demi-siècle sur le patriarcat blanc honni, aveuglé par son idéologie, commence, hélas, avec l’affaire Mila, à déguster la bienveillance d’un autre type de patriarcat.

Peut-être qu’au lieu de planter 1.000 clitoris, il serait temps d’assumer les conséquences joyeuses d’un prosélytisme progressiste et multiculturaliste, de se réveiller enfin de sa torpeur individualiste pour mener enfin le combat contre le véritable danger qui les guette. Mais entre-temps, y a d’la joie, y a d’la joie…

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