Economie - Editoriaux - Politique - 5 octobre 2017

Tout va pour le mieux !

En lisant Les Échos, on voit que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Dans le numéro du 21 septembre, Nestlé supprime 400 postes à Sophia Antipolis, passant de 550 à 150. 
 
Le rapport de la Cour des comptes souligne que la Sécurité sociale a une dette de 150 milliards d’euros. En Algérie, au Portugal, en Espagne, au Maroc et en Italie, les caisses de retraite françaises continuent à verser des pensions à des assurés décédés depuis longtemps, dénonce la Cour des comptes. 
 
Dans Les Échos du 20 septembre : “Airbus monte en puissance en Chine.” Les équipements intérieurs des A330 seront désormais faits en Chine. L’aéronautique fonctionne en France et on la délocalise en Chine. Bravo aux mondialistes qui nous dirigent ! La Chine voit sa dette dégradée à A+ par Standard & Poor’s pour dettes excessives. Les Chinois nous rachètent, mais à crédit !
 
Déficit : “Paris va rester dans le viseur de Bruxelles.” On devrait tomber à 2,9 % en 2017, mais nous remonterons à 3 % en 2019. “Depuis 2014, la Commission européenne a, en outre, fait preuve de beaucoup de souplesse dans sa lecture des traités. Mais cette attitude agace de plus en plus certains pays européens.” 

L’OCDE nous explique que “la croissance mondiale se raffermit”. La France devrait atteindre 1,7 % en 2017, contre 2,2 % pour l’Allemagne. 2,1 % pour les États-Unis contre 6,8 % pour la Chine et 6,7 % pour l’Inde. La mondialisation profite aux mêmes : à l’Asie et aux méga-capitalistes ! Pourtant, “aux yeux de l’OCDE, la valorisation des marchés boursiers est trop élevée. Un retour de bâton déstabilisant n’est pas à exclure.” On finira par payer les erreurs des banques centrales !
 
Par ailleurs : “La banque centrale américaine prête à tourner la page de la crise : deux ans après avoir mis fin à sa politique de taux nuls, la Réserve fédérale s’apprête à se défaire de milliards de dollars de titres acquis au pire de la crise pour soutenir l’économie.” Le bilan de la Fed a été multiplié par cinq entre 2007 et 2015, pour atteindre la somme astronomique de 4.500 milliards de dollars. Ces titres (des obligations de l’État américain) ont été achetés par la Fed et doivent être remis sur le marché.
 
Dans Les Échos : “L’impact de ces opérations sur les marchés est impossible à anticiper pleinement.” Dit autrement : “Compte tenu des montants en jeu, [celles-ci] comportent des risques évidents de déstabilisation des marchés”, Janet Yellen procédera graduellement. Un gouverneur, Jerome Powell, a indiqué que le bilan ne repasserait pas en dessous des 3.000 milliards de dollars.
 
Le bilan de la Fed devrait redescendre au niveau où il était avant la crise, soit 900 milliards de dollars. Nul ne sait comment les banques centrales (Fed, BCE, Bank of Japan ou la Bank of England) vont réussir cet exploit. Une fois qu’on a fait du Quantitative Easing, comment revenir à la normale ?

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