Législative dans le Tarn-et-Garonne : Julien Aubert choisit le candidat UDR

En matière d’union des droites, il semble y avoir autant d’élus LR que d’avis possibles.
Capture écran CNews
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La première circonscription du Tarn-et-Garonne est sur le point d’élire son nouveau député. Ce dimanche, les électeurs sont appelés aux urnes pour le deuxième tour de la législative partielle de ce secteur. Ils auront à choisir entre Pierre-Henri Carbonnel, le candidat UDR-RN arrivé en tête du premier tour, avec 29,5 % des voix, et la socialiste Cathie Bourdoncle, vice-présidente du conseil départemental du Tarn-et-Garonne, qui a obtenu, dimanche dernier, 24,3 % des suffrages. D’un côté, la droite ; de l’autre, la gauche. Rien de plus simple, en apparence. Et pourtant…

Cette élection organisée suite à l’annulation du mandat par le Conseil constitutionnel de l’ancienne députée Brigitte Barèges (ex-LR) est source de crispation. Les Républicains, arrivés troisièmes du scrutin grâce aux 17,6 % de leur candidat, Bernard Pécou, ne savent pas sur quel pied danser.

Des sensibilités diverses

Le principal intéressé n’a pas souhaité donner de consigne de vote à ses sympathisants. Sur Instagram, il a déclaré : « Fidèle à ma conception du débat démocratique, je laisse libres de leur choix les électrices et électeurs qui m’ont témoigné leur confiance au premier tour. » Il s’engage encore un peu moins que le chef de son parti, Bruno Retailleau. Pour rappel, ce mardi, le ministre de l’Intérieur démissionnaire avait demandé à ce qu’aucune voix n’aille à la gauche, sans pour autant appeler à voter pour Pierre-Henri Carbonnel. Il laissait, ainsi, à chacun le choix entre un vote à droite ou l’abstention.

Pour la gauche qui, elle, n’a pas manqué de s’unir, de La France insoumise aux socialistes, c’était déjà trop. Pour le patron de l’UDR, Éric Ciotti, en revanche, ce n’était pas assez. À plusieurs reprises, il a demandé à son ancienne famille politique de prendre une position plus claire. C’est ce qu’a fait, jeudi soir, Julien Aubert, le vice-président des Républicains.

Il a déclaré, sur le plateau de BFM TV : « Si j’étais un électeur de cette circonscription, j’irais voter pour le candidat de l’UDR. » Pour lui, et même si les présentateurs de l’émission, Julie Hammett et Maxime Switek, ont avalé de l’air, cela semblait être une évidence. Faut-il prendre cette déclaration comme une consigne de vote de la part d’un représentant politique ou comme l’avis d’un citoyen lambda ?

Julien Aubert lève le doute, auprès de BV : « Si j’étais électeur, je serais à la fois l’élu, le vice-président des LR et l’homme et je voterais pour le candidat UDR. » Il précise : « J’ai répondu simplement à une question simple. Je ne parle pas pour Bruno Retailleau, je ne suis pas porte-parole des LR, mais je pense que je fais ce qu’il souhaite » - à savoir faire barrage à la gauche.

Des rancœurs

Le vice-président des Républicains ne se dérobe pas, mais il sait que sa prise de position a pu déranger certains membres de sa famille politique : « Ce n'est pas un sujet qui fait consensus, il y a des sensibilités diverses. Globalement, les gens sont dans la ligne de Bruno Retailleau mais n'ont pas envie de faire ce cadeau à Éric Ciotti. » Comprendre : le départ d’Éric Ciotti a été vécu comme une trahison et tout le monde n’est pas prêt à passer l’éponge, même pour faire gagner la droite.

Julien Aubert n’est pas de ceux-là, pas plus que Sylvie Goy-Chavent. Sur son compte X, la sénatrice de l’Ain a tranché : « Lors des législatives partielles, dimanche, dans la première circonscription du Tarn-et-Garonne, j’invite tous les électeurs à voter pour le candidat UDR-RN pour faire barrage à la gauche. La gauche sait s’unir pour gagner, alors faisons-en de même ! »

Le message est limpide. En plus de donner une consigne de vote claire et nette, l’élue balaye d’un revers de main l’idée qu’il y ait des droites. Elle s’exprime au nom d’un camp qu’elle veut uni : LA droite. Alors que son propre parti ne parvient pas à s’entendre sur une circonscription, le vœu semble pieux, mais il paraît que le temps guérit toutes les blessures.

 

Vos commentaires

37 commentaires

  1. Lancé par Mitterand, l’anathème sur l’union de la droite va enfin disparaître. Faits ce que je dis mais pas ce que je fais : m’allier aux communistes et maintenant à LFI, l’allié des islamistes. Les Patriotes ne peuvent pas s’allier quand sans vergogne à gauche on s’unit avec ce qui est le plus anti France.
    Enfin.

  2. C’est un premier pas. Élu, le candidat UDR, en entraînera d’autres. Les électeurs feront l’union des droites que les états majors n’osent pas réclamer. Retailleau en premier.

  3. Retailleau comprend-il pourquoi il s’effondre dans les sondages ?
    Ces gens n’ont comme vue que la gamelle !

  4. MLP a raison, chaque écurie doit partir au combat avec ses troupes, et une fois que les rapports de force sont posés, rechercher des convergences pour éviter que la gauche continue son œuvre destructrice.

  5. LR… les Républicains, ne vont pas tarder à rejoindre le PS. Ça tombe bien pour eux, moins le PS à de voix lors des élections, plus ils gouvernent en étant nommés au sein des administrations.
    Une seule solution : le dégagisme.

  6. Les électeurs sont assez grand pour savoir pour qui voter.
    Les cadres politiques traitent les électeurs pour des enfants

  7. Alors,il faut le dire très fort et le répéter encore et encore!
    Au risque de casser les oreilles de MLP qui veut encore des voix de gauche sachant qu’elle en a déjà fait le plein,à ceux qui hésitent Dieu seul sait pourquoi et même à ceux qui en sont déjà conscients depuis longtemps!

  8. La France n’est plus une démocratie , le premier parti politique du pays , le RN , est écarté du jeu démocratique en invoquant , le cordon sanitaire , l’arc républicain .

Commentaires fermés.

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