Raphaël Arnault raillé sur Facebook après avoir publié un montage mensonger

Sur le réseau social, le député a laissé entendre qu’Aboubakar Cissé avait été tué par « l’extrême droite ». C'est faux.
affiche R Arnault
capture Facebook

Il est « né avant la honte », comme disent les jeunes. Alors que plusieurs membres de son entourage proche sont mis en examen pour « homicide volontaire », le député d’extrême gauche Raphaël Arnault aurait pu avoir la décence de démissionner et disparaître des radars. Il n’en est hélas rien. L’élu fiché S et condamné pour agression en réunion continue de sévir sur les réseaux sociaux. Pire : il ose accuser le camp adverse de meurtres. C’est culotté.

Dans un montage partagé sur Facebook le 26 avril, les photos de plusieurs hommes ont ainsi été réunies derrière la mention « l’extrême droite tue ». On y voit notamment un musulman clandestin nommé Aboubakar Cissé, mort après avoir reçu plusieurs coups de couteau, dans le Gard, en avril 2025.

Sauf que cet homme n’est pas exactement une victime de « l’extrême droite ». Comme on le sait depuis le jour même du meurtre, le suspect se nomme Olivier Hadzovic et s’avère être un Rom d'origine bosniaque. Pas vraiment un « Français de souche » anti-immigration, donc. Les accusations d’« islamophobie » venant de l’extrême gauche ont également été balayées par la procureur de Nîmes qui a fait savoir que l’homme avait agi « sans revendication idéologique », animé par « l’envie obsessionnelle » de tuer une personne, « quelle que soit la cible ». Enfin, une expertise psychiatrique a jugé l’accusé irresponsable, souffrant d’une schizophrénie aiguë

Assimiler le meurtre d’Aboubakar Cissé à « l’extrême droite » relève donc de l’extrapolation la plus farfelue, voire du mensonge pur et simple. De nombreux internautes se sont chargés de l’indiquer à Raphaël Arnault, en commentaires de son montage : « Arrête tes fake news ! », « Décidément à gauche, c’est pas l’honnêteté qui les étouffe », « Le type qui l’a tué est un rom bosniaque, donc rien à voir avec l’extrême droite »

Les essentialisations autorisées

Ce n’est pas la première fois que l’extrême gauche procède à de telles généralisations mensongères. Alors que le slogan « l’extrême droite tue » est scandé à tort et à travers, la phrase non moins scandaleuse « la police tue » fait également florès dans les bas-fonds insoumis. On y a encore eu droit en octobre dernier, à l’occasion des vingt ans de la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois. « Rien n'a changé. Le racisme et la violence continuent de ronger la police et de causer des morts », a alors écrit sur X Manon Aubry. « 20 ans après, les histoires se répètent : la police tue toujours, et les victimes sont les mêmes », a posté sur le même réseau social le député Aurélien Taché. Rappelons que les deux « jeunes » en question sont morts par accident, de leur propre fait, après avoir tenté d’échapper à un contrôle de police…

Notons aussi que, s’il est permis de dire « l’extrême droite tue », « la police tue », ou « les hommes tuent », d’autres essentialisations restent en revanche parfaitement interdites. Impossible de dire « l’immigration tue », par exemple. Certains s’y sont risqués sur CNews et la chaîne a été condamnée en retour à une amende de 60 000 euros. « L’emploi par deux invités de la formule “l’immigration tue” est de nature à représenter les personnes d’origine immigrée, dans leur ensemble, comme un facteur de risque mortifère », avait alors estimé l’Arcom, dénonçant une « stigmatisation » absolument intolérable.

Alors qu’un total de six morts serait à imputer à l’extrême droite depuis 2022, combien pour l’immigration, directement ou indirectement ? L’interdiction des statistiques ethniques empêche tout bilan chiffré. C’est bien commode.

La Jeune Garde toujours active ?

Sur l’affiche partagée dimanche 16 avril par Raphaël Arnault, un dernier élément interroge : le logo situé en haut à gauche. Celui-ci ressemble à s’y méprendre à celui de la Jeune Garde, milice pourtant dissoute en juin 2025 (le recours engagé n'est pas suspensif)... Faut-il croire que cette organisation, dont plusieurs membres sont accusés de meurtre, est encore active, sous un autre nom, et prête à sévir de nouveau dans les rues ?

Picture of Jean Kast
Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

23 commentaires

  1. Le gros problème, avec ces fausses informations, c’est que certains y croient dur comme fer. On aura beau leur prouver, de manière irréfutable, que ce n’est pas vrai, ils persisteront, par haine pure et simple de la droite.

Laisser un commentaire

Quentin Deranque - que s'est-il vraiment passé ?

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

LFI se dresse contre les banquets du Canon français… mais défend les rave party
Yves-Marie Sévillia sur Radio Courtoisie
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois