Quentin : La Ligue noire et le Chrisme pris pour des symboles… séparatistes et fascistes !
Ce samedi, à Lyon, lors des hommages rendus à Quentin Deranque, deux symboles, insolites au premier abord, sont apparus au fil des nombreux recueillements, le long du parcours : le chant de La Ligue noire et le Chrisme. Au regard de certains analystes et politiques, entraînant des comparaisons erronées et exagérés, ces symboles historiques, contre-révolutionnaires et chrétiens constitueraient un danger pour la France.
La Ligue noire, un chant de résistance
Ce 21 février 2026, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de Lyon pour rendre hommage à Quentin. Parmi les moments forts du rassemblement, un arrêt solennel s’est opéré à l’endroit même où le jeune étudiant de 23 ans a été lynché. Là, sur ce lieu marqué par le drame, les participants ont entonné le chant La Ligue noire.
Marche blanche pour Quentin : « La Ligue noire », hymne lyonnais de 1793 évoquant la répression sanglante de Lyon après son insurrection contre le Comité de salut public durant la Terreur, est entonné par la foule à genoux. via@Kvnl_AN pic.twitter.com/X510QMn1wA
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 21, 2026
Ce chant fait référence à un épisode tragique de l’histoire lyonnaise : le soulèvement de la ville contre la Convention nationale, en juin 1793. Cette année-là, face aux dérives du pouvoir détenu par les Montagnards jacobins, futurs instigateurs de la Terreur, les derniers Girondins et les royalistes s’unirent afin de chasser de la cité les représentants de la Convention nationale. Cette dernière, ne se laissant pas faire, fit appel aux armées pour faire le siège de Lyon, au mois d’août 1793. Affaiblie par des mois de canonnades, la ville finit par se rendre en octobre 1793. Paris victorieuse décida, au lieu de pardonner, de réprimer brutalement la révolte. Le député Bertrand Barère demanda même la destruction de la ville en déclarant : « Lyon fit la guerre à la liberté ; Lyon n’est plus. » Heureusement, ce projet ne fut pas appliqué, mais le sang coula quand même dans les rues. Près de 2.000 personnes furent exécutées, entre octobre et décembre 1793, sous les ordres des représentants de la Convention Collot d'Herbois et Fouché. Ce dernier, futur ministre de la Police de Napoléon Ier, gagnera le sinistre surnom de « mitrailleur de Lyon » pour l'organisation de fusillades en lieu et place de la guillotine, pour exécuter les insurgés.
Le chant de La Ligue noire, appelée aussi Le Fantassin lyonnais, fut écrit peu après ce terrible événement afin de rendre hommage à la résistance des républicains modérés et des royalistes face à la tyrannie des révolutionnaires de Paris. Ce chant, qu'Alexis Corbière, grand défenseur de l’héritage jacobin devant l'Éternel et la France, a qualifié sur X d’« antirépublicain » et de « séparatiste », constitue pourtant avant tout l’évocation historique d’une révolte écrasée de Français, républicains et royalistes, qui n’aspiraient qu’à une seule chose, face à la Terreur : la liberté.
Le monogramme du Christ
Pendant ce chant, plusieurs participants portaient une grande banderole noire sur laquelle était inscrit, en blanc, « Adieu camarade », accompagnée d’un Chrisme. Cet ancien symbole chrétien, également appelé monogramme du Christ, est formé de la superposition des deux lettres grecques Χ (khi) et Ρ (rhô), les deux premières lettres du mot grec Χριστός, signifiant « Christ ». Il est parfois accompagné des lettres alpha et oméga, première et dernière lettres de l’alphabet grec, pour rappeler que, pour les chrétiens, le Christ est le commencement et la fin de toute chose.
Le Chrisme fut l’un des tout premiers emblèmes du christianisme primitif et se trouve tout particulièrement lié à la tradition entourant l’empereur romain Constantin Ier, qui aurait vu ce symbole en songe, accompagné de la formule « Par ce signe tu vaincras », avant la bataille du pont Milvius en 312. Après sa victoire, Constantin adopta le Chrisme comme emblème impérial, marquant publiquement sa reconnaissance envers le Dieu des chrétiens et contribuant à l’essor d’une religion jusque-là fortement persécutée dans l’Empire romain.
Être chrétien, c’est fasciste
Malgré sa signification strictement religieuse et historique, ce symbole chrétien a rapidement suscité la polémique. En effet, sur France 2 et également sur LCI, le Chrisme a été présenté comme un signe d’« ultra-droite ». Il a été décrit également comme un substitut à la croix celtique, assimilant ainsi un symbole chrétien millénaire à une idéologie contemporaine.
Cette interprétation a été vivement critiquée, notamment par plusieurs responsables et personnalités politiques, qui y voient une dangereuse réduction du christianisme au fascisme. Gilbert Collard a ainsi qualifié le commentateur de LCI de « crétin médiatique ». Le député IDL Eddy Castermann, élu de la Thiérache, du Vermandois et de l’Aisne, a dénoncé la lecture proposée sur France 2 selon laquelle arborer un Chrisme serait un « signe de radicalisation vers la giga-droite ».
❗️Avis à tous les catholiques, pour l’audiovisuel public (France 2), arborer un chrisme est désormais un signe de radicalisation vers la « giga-droite »…
PRIVATISATION! https://t.co/Lfdc0J3UNX
— Eddy Casterman (@EddyCasterman) February 22, 2026
On a vu circuler des affirmations telles que : « C’est un signe de reconnaissance entre flics et militaires fachos, et on le retrouve tagué sur des mosquées lors d’actes islamophobes. »
Contrairement au récit porté par une partie de la gauche cherchant à faire de l’hommage à Quentin et de Quentin lui-même un séparatiste ou un « facho », le chant de La Ligue noire et le Chrisme rappellent surtout ce qu’il était réellement : un Français tué par des nostalgiques et des admirateurs des révolutions violentes, et également un chrétien engagé.
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28 commentaires
Quand je pense que Sonya MABROUK a choisi de rejoindre cette chaîne infâme qui est l’antithèse de CNews!
Ce choix me conduit à me poser sérieusement la question de ses convictions et de son éthique journalistique.
Elle n’aurait pas dû vendre son âme à une chaîne de désinformation de Gauche.
Je continuerai à boycotter cette chaîne avec ou sans Mabrouk!
en effet, comme vous j’ai été extrêmement choquée de son choix, mais il est sans doute révélateur même si nous l’avons jugée différemment.
Comment des [soi-disant] journalistes peuvent-ils faire preuve d’autant de manque de culture et de connaissances ?
Il y a de quoi se poser des questions.
Si ces médias ne perdent pas d’audience, ça relève de la Grâce Divine !
et nos églises ? ça va être des sites de regroupements de « fachos » ?!
entendre autant d’insanités, par des journalistes !!!!! ces ignares !…….qui ont une carte de journaliste donc un diplôme ?…….et il n’y a même pas besoin d’être chrétien pour connaitre ce signe !
donc ils sont parfaitement conscients et ce sont tous des adeptes d’êtrême gauche qui nous racontent une « histoire » versus dégueuli…..