Procès Paty : « l’incompréhension » de la famille au-delà de « la vraie victoire de fond »

Trois des accusés ont vu leur peine réduite lors du procès en appel dans l'assassinat terroriste du professeur.
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Au terme de quatre semaines d’audience, la cour d’assises de Paris a rendu, ce mardi 2 mars, son verdict dans le procès en appel des quatre hommes mis en cause dans l’attentat qui a coûté la vie à Samuel Paty. Une décision qui a provoqué surprise et indignation, la cour ayant choisi d’alléger les peines prononcées en première instance à l’encontre de trois des accusés.

Une réduction de peine pour trois des accusés

Brahim Chnina, le père de l’élève à l’origine de la fausse accusation, a ainsi été condamné à dix ans de réclusion criminelle, contre treize ans lors du premier procès. Les deux amis du terroriste, qui l’avaient aidé à se procurer les armes du crime et l’avaient conduit jusqu’au collège du Bois d’Aulnes où enseignait le professeur, écopent de six et sept ans d’emprisonnement, malgré les 20 ans requis par le ministère public. En première instance, ils avaient été condamnés à seize ans de prison.

Seul Abdelamine Sefrioui, le prédicateur islamiste qui avait alimenté la cabale médiatique contre Samuel Paty, conserve la peine prononcée en première instance. Il a été condamné à seize ans de réclusion criminelle pour « association de malfaiteurs terroriste ».

Une « victoire de fond »

La confirmation de ce chef d’accusation, retenu contre Abdelamine Sefrioui et Brahim Chnina, constitue le principal motif de satisfaction pour la famille du professeur d’histoire-géographie. La mère de Samuel Paty, qui s’exprimait ce matin pour la première fois dans un média, s’en est dit « tout à fait satisfaite », au micro de RTL. Le tribunal a considéré qu’ils avaient participé à une « fatwa numérique » ayant conduit à la mort de l’enseignant. Pour les proches, cette qualification était essentielle.

Sa sœur, Mickaëlle Paty, y voit un soulagement. Son avocat, Me Thibaut de Montbrial, évoque auprès de Boulevard Voltaire « la vraie victoire de fond » que constitue cette condamnation. « C'est essentiel, car ça signifie que toutes les personnes qui voudront faire des vidéos ou des textes pour pointer du doigt des personnes qui seraient prétendument islamophobes s'exposent à une sanction », ajoute-t-il.

Un nouveau « séisme »

Reste pourtant « une décision qui heurte la famille de Samuel Paty », rapportait, hier, Me Francis Szpiner, avocat du fils du professeur et de son ex-compagne. Une incompréhension, ajoute la mère de la victime, qui évoque une « impression que la cour a abandonné encore une fois Samuel ».

C’est en particulier la qualification retenue pour les amis d’Anzorov, Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud, qui cristallise leur colère. Condamnés en première instance pour complicité d’assassinat terroriste, ils voient aujourd’hui la circonstance aggravante de terrorisme écartée au profit d’une « association de malfaiteurs de droit commun ».

Le symbole de la peine initiale s’effondre. La défense de Mickaëlle Paty fait part d’une « incompréhension absolue de voir Epsirkhanov et Boudaoud, qui ont accompagné Anzorov pour les 48 dernières heures de sa vie avant qu'il aille tuer Samuel Paty, écartés de tout lien avec l'action de celui qu’ils appelaient leur "frère" ».

La mère de Samuel Paty ne cache pas sa détresse, au micro de RTL : « Depuis le verdict, j’ai l’impression qu’une chape de plomb nous est tombée sur la tête. [...] J’en veux beaucoup à ce jugement. Ils n’ont pas pris leur responsabilité. »

Vos commentaires

31 commentaires

  1. On peut, une fois de plus, s’inquiéter de l’objectivité, de la partialité de notre pauvre justice : les mêmes faits, les mêmes criminels et des peines tellement différentes : quels arguments pour justifier ces écarts ? Et qui paye tous ça, frais de justice et avocats, tous ces appels ? Encore et toujours le même Nicolas …

  2. Pourquoi diminuer les peines la justice est terrorisée par les djadistes infiltrés dans nos institutions étatiques un mauvais signal pour les fonctionnaires.

  3. Des « condamnations »… dont l’on sait que les durées ne seront pas même appliquées…

  4. Un troisième procès et ils sortaient tous libres !! L’expression « je fais confiance à la justice de mon pays » n’a vraiment aucun sens !! Quand va t on se décider à faire un « nettoyage » dans cette justice faite par des personnes politisées

  5. Cette justice qui jour après jour nous démontre sa vraie nature , celle de l’idéologie qui permet d’ exonérer les criminels et de négliger les victimes, un bon coup de balai dans cette caste s’impose.

  6. La justice pareille a elle même, celle qui juge en fonction du peuple alors on peux dire pauvre peuple, l’assassinat de Samuel Paty d’ici encore quelques années aura totalement disparu de la mémoire, peut être deviendra au mieux un fait divers. mais en fait peut être pas.
    En vrais justice avoir les conséquences d’aider a un assassinat est pire que celui qui la exécuté puisque on peux voir qu’il n’a été que l’instrument ce qui fait qu’au lieu de diminuer la peine elle aurait du être logiquement doublé tout comme les autres acteurs de ce drame sans nom.
    Mais la justice Française est ce qu’elle est au même titre que la politique actuel.

  7. Après on s’étonne que l’on ne soit pas pris au sérieux à l’international? N’importe quel pays en dehors de l’Europe pense que notre justice est une blague. Quand on commet un crime ou que l’on est complice, on ne peut plus se prétendre humain!

  8. J’avais fait le pari qu’ils seraient tous relaxés à l’exception de celui qui tenait le couteau. Ce fou sanguinaire écoperait de 3 semaines de travaux communautaires avec sursis. OK, j’ai perdu un dollar.

  9. Remettre des jurés populaires .
    Ces gens doivent explusés définitivement a l’issue de leur peine.
    Remette en question le droit d’asile.

  10. Après « l’Administration » de l’EN, voici venir l’infamie des « juges » qui dédouanent les « compagnons de route » d’un terroriste djihadiste ! …
    « OPEN BAR » pour les criminels et leurs copains ? ! …
    Il est grand temps que « ça » pète et que les coupables soient châtiés ! …

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