C’est une histoire bien française que celle-là. La France d’hier, diront certains, ajoutant qu’hélas, ces temps ne sont plus et ne reviendront jamais… Ce n’est pas l’avis d’Alain Courtois, 76 ans aujourd’hui et toujours aussi avide d’entreprendre !

Il y a des gens qui se rêvent explorateur, pompier ou président de la République. Alain Courtois, lui, s’est toujours rêvé entrepreneur. Ajoutons à cela le génie de la mécanique hérité de son père et une solide éducation dans une famille comme la France en comptait tant au détour de la guerre, et le rêve est devenu réalité.

En effet, on n’est pas là chez les héritiers du CAC 40. Seulement chez les héritiers des valeurs du travail et de la rectitude dans un univers où l’on apprenait la vie au patronage et chez les scouts.

Né en 1943 à Romorantin, second d’une famille modeste qui comptait cinq enfants, Alain Courtois a dû quitter le monde de l’école après le certificat d’études pour embrasser la vie active. Il entre alors aux Ateliers d’apprentissage et de maîtrise de Loir-et-Cher sous la houlette d’une figure locale, « l’abbé » Maurice Leroux, un homme dont la réputation n’aura fait que croître jusqu’à son décès, en mars 2019, à plus de 93 ans. Si l’adjectif charismatique a un sens, c’est bien à cet homme qu’il s’applique, lui qui fut le mentor et le guide de tant de jeunes passés par ses ateliers.

Alain Courtois a trouvé là sa voie : il sera chef d’entreprise et, pour parfaire sa formation, il suit les cours du CNAM avant – jeune marié – de s’associer à son ami Jean-Pierre Huet pour racheter, en 1970, l’entreprise Dubuis. Pendant trente ans, les deux entrepreneurs vont transformer l’entreprise blaisoise pour la hisser au sommet, en faisant un leader mondial dans le domaine de l’outillage hydraulique. Parallèlement, il va créer Sermatec, une entreprise spécialisée dans la fabrication de machines d’usinage électrochimiques qui va l’entraîner sur les marchés mondiaux, notamment en Chine. Un vrai parcours du combattant dont il égrène les anecdotes avec humour…

Cette aventure hors normes, Alain Courtois nous la raconte dans un livre, à l’origine destiné à sa famille, mais qui, au fil des pages, s’est transformé en témoignage pour les générations qui montent : Choisir la liberté d’entreprendre. C’est le récit d’une aventure où se mêlent la méritocratie républicaine, le meilleur de l’enseignement technique et, chevillé au corps, le goût d’entreprendre.

C’est encore cette volonté qui va l’amener à la tête de la chambre de commerce et d’industrie du Loir-et-Cher, une fois son entreprise vendue au groupe français FACOM ; elle, toujours, qui l’amène à diversifier ses engagements : président de 3F Immobilière Centre-Val de Loire, fondateur et président du Cetim-Certec à Bourges, président du conseil d’administration de l’IUT de Blois, administrateur de l’école d’ingénieurs EIVL… et tout aussi investi dans le sport !

Voilà donc un récit de vie captivant, bien loin du discours pessimiste et misérabiliste qu’on sert aujourd’hui de toutes parts. Alain Courtois en a fait un support pour les conférences auxquelles on l’invite dans les universités et les écoles d’ingénieur, histoire d’infuser un peu d’espoir dans une génération qu’on semble aujourd’hui s’appliquer à désespérer.

À lire pour retrouver le moral en ces temps de crise !

 

5 décembre 2020

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