Editoriaux - Histoire - 3 mai 2018

Ils ne veulent pas du nom d’Arnaud Beltrame : pour vivre heureux, vivons couchés !

Oyez, bonnes gens ! À Pégomas, dans les Alpes-Maritimes, un collectif de parents d’élèves s’oppose à ce que le collège local soit baptisé (pardon : nommé !) Arnaud Beltrame, afin de rendre hommage à ce dernier.

Ce triste motif ne s’invente pas, il devient représentatif de la mentalité de soumission qui est en train de gangrener l’esprit de nos concitoyens.

Ce « collectif » prétend qu’ainsi « baptisé », cet établissement “deviendrait potentiellement une cible pour des attaques criminelles… Les enfants de 10 à 14 ans ont le droit d’étudier et de grandir sans ce poids permanent sur les épaules…”

Ainsi, donc, devant le terrorisme islamique que ce « collectif » se garde bien de nommer – serait-ce par peur de représailles ? -, la bonne solution ne serait pas de résister, de crier son refus de céder devant l’immonde chantage à la terreur, de se battre et, par notre attitude, de montrer que nous ne cédons pas à la menace ! Elle serait de s’incliner, de ramper, de raser les murs, en peuple asservi devant son vainqueur… Espérant, ainsi, ne pas éveiller l’attention et passer incognito entre les gouttes d’un meurtrier déluge planétaire !

Est-il venu à l’esprit des membres de ce « collectif » que si, par le passé, leurs ancêtres s’étaient ainsi comportés, ils n’auraient jamais vu le jour, et que la nation française aurait depuis longtemps disparu, à l’image d’autres pays ou civilisations.
Oui, parents de ce « collectif », sans les Charles Martel, les Jeanne d’Arc, les Bertrand du Guesclin, les poilus de 14 et tant d’autres, vous n’existeriez pas. Pégomas, s’il était encore debout, aurait pris une consonance arabe, anglaise ou allemande, et vos chères petites têtes, plus ou moins blondes, ignoreraient les quelques mots de la langue française que notre enseignement moribond est parvenu à leur inculquer.

C’est parce que des Français – des vrais – ont accepté de se battre et, parfois, de mourir pour défendre leur patrie, sans crainte de représailles ou de conséquences funestes pour les leurs, que nous existons et que nous pouvons avoir des enfants.

Qu’attendre d’une descendance élevée au lait du reniement et de la crainte ?
Quelle colossale insulte au héros qui a accepté de donner vie, sang pour sang et a succombé, assassiné par un terroriste abject.

Mauvais et égoïste calcul que de penser qu’en s’aplatissant, en se terrant, on échappera au couteau, au camion, à la bombe qui seront ainsi réservés « aux autres », car nul ne saurait être épargné par la haine de ce que nous sommes, aucune catégorie « d’infidèles »…

Dans l’histoire de l’homme, jamais la paix ne s’est achetée par l’abjection et la lâcheté.

Vous, père Hamel, colonel Beltrame, vous, héros inconnus des massacres passés, morts pour nous, en notre nom, avec courage, dignité et parfois héroïsme, vous méritez mieux que le consensus rampant d’un peuple attaché à sa propre disparition.

La France est belle lorsqu’elle se lève, lorsqu’elle se bat, lorsqu’elle ne cède ni à la force injuste ni à la terreur, lorsqu’elle emboîte le pas au « collectif de héros » de son Panthéon qui l’a faite belle, fière et indépendante depuis sa naissance.

C’est cette France là que nous aimons !

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