[MÉDIAS] Quentin : ces médias amis des milices « antifascistes »
L’opération de reprise en main du storytelling est lancée. S’ils ont d’abord traité le lynchage de Quentin, survenu jeudi 12 février en marge d’une conférence de la militante pro-palestinienne Rima Hassan à Sciences Po Lyon, par le silence et le mépris, les médias de gauche ont été contraints de changer leur fusil d’épaule, à la suite de la mort du jeune homme. Difficile de continuer à invisibiliser un meurtre commenté jusqu’au plus haut sommet de l’État…
Mais cette couverture médiatique a été consentie avec une contrepartie : la réécriture du réel. Pour la plupart de nos confrères, le décès de Quentin n’est que le fruit d’une « violence politique » tous azimuts, la triste conséquence d’une banale « rixe » entre bandes rivales. La dangerosité des milices « antifa » n’est jamais soulignée. Sur le média public France Info, on a même vu un « historien des radicalités politiques » prendre leur défense. « Dans ce qui est pointé par l’extrême droite identitaire actuellement, c’est la Jeune Garde autour de la figure de Raphaël Arnault qui est député LFI, mais pour l’instant, on n’en sait rien ! », a déclaré Sylvain Boulouque, samedi 14 février. Ce qu’on sait en revanche, selon cet expert, c’est que « 105 agressions de la part de l’extrême droite vis-à-vis de la gauche » auraient été recensées depuis 2010.
Mort de Quentin : "L’Action française est l’une des plus anciennes écoles de formation de l’extrême droite, à la fois idéologique et militante, avec une tradition d’activisme ancienne", rappelle Sylvain Boulouque, questionné par @jeannebarontv. #Le23hWeekEnd #Canal16 pic.twitter.com/SH65Kb9L1p
— franceinfo (@franceinfo) February 14, 2026
Le récit est limpide : il s’agit de présenter Lyon comme une citadelle assiégée par des factions néonazies dont les violences provoqueraient une juste réaction des résistants « antifascistes » locaux. « Lyon a été un bastion de l’extrême droite qui a empêché une partie de la gauche de s’exprimer, a ainsi poursuivi le fameux Sylvain Boulouque. Donc, depuis une dizaine d’années, il y a une contre-offensive qui se termine par des affrontements. » La violence de la gauche n’est jamais qu’une « contre-offensive », sa légitimité ne saurait être contestée.
Feu à volonté sur Quentin
Les intervenants de France Info se sont montrés encore moins bienveillants envers le défunt. Ils ne savent « rien » de l’implication de la Jeune Garde, mais paraissent autrement mieux informés quant au profil de Quentin. « Ce que l’on sait, de source sûre, c’est que Quentin faisait partie de l’Action française », a ainsi affirmé la journaliste Jeanne Baron. « L’Action française est l’une des plus anciennes écoles de formation de l’extrême droite, à la fois idéologique et militante, avec une tradition d’activisme ancienne, a ajouté le sociologue Erwan Lecœur. Voilà le type de personnes qui sont formées. C’est un des bastions de l’extrême droite. »
À ses côtés, Sylvain Boulouque n’a pas caché ses doutes quant à l’innocence de Quentin : « A priori, quand on fait partie d'un service d'ordre, c'est qu'on vient quand même pour en découdre ou protéger. Ça veut dire qu’on sait qu’il y a un risque de violence. […] Il est sur les lieux de la conférence, on le retrouve dans la bagarre après : ça fait quand même beaucoup d’éléments ! Et on sait qu’il appartient par ailleurs à un nombre de mouvances d’extrême droite... » En clair, le jeune homme lynché à mort a sans doute des choses à se reprocher.
«Qui est cette personne exactement ?»
Ça y est, c’est parti : le service public commence à faire le procès de Quentin…Combien de temps va-t-on être obligé de financer cette chaîne d’extrême gauche ? pic.twitter.com/pjgcixPPuR
— Destination Télé (@DestinationTele) February 15, 2026
« Tout est répugnant. Y compris que ce soit avec nos impôts, a réagi, sur X, David Lisnard, le maire de Cannes. Qui a décidé de l’inviter ? Cette chaîne publique rend-elle des comptes au public ? N’existe-t-il pas un cahier des charges, des règles déontologiques, un ministère censé représenter le public auquel est censé appartenir le service public ? »
Des médias complices
Cela fait en réalité de longues années que l’espace médiatique passe sous silence la violence des groupes dits « antifascistes ». Les journalistes étant généralement de gauche, ils voient avec les yeux de Chimène toutes les organisations pouvant nuire à la droite. Les moyens mis en œuvre leur importent peu. On dénombre des articles positifs voire élogieux à l’endroit de la Jeune Garde dans Le Monde, Le HuffPost ou encore dans Blast. On peut lire une tribune contre la dissolution de cette même milice dans L’Humanité, un appel de France Culture à s'élever contre « le vide du fascisme » et à « créer du dissensus, monter des barricades, reprendre le terrain de l’actualité politique ».
Comme souvent, c’est l’audiovisuel public qui a poussé le bouchon le plus loin. Le 17 janvier dernier, la chaîne Public Sénat avait brossé un portrait pour le moins flatteur de Raphaël Arnault et relayé sans la moindre distance sa propagande. Il ressortait du reportage que la Jeune Garde pratiquait « l’autodéfense » face aux « groupuscules d'extrême droite radicaux, cagoulés et armés ». Or, les propos tenus témoignaient, au contraire, d'un projet très offensif : « Aujourd'hui, ça va être une belle démonstration de force, haranguait alors celui qui avait déjà été condamné, quelques mois plus tôt, pour une agression en réunion. Normalement, les fafs vont se planquer. Et il va falloir faire résonner les rues de Lyon… »
Regardez comment la chaîne Public Sénat fait l’apologie de la Jeune Garde de Lyon pic.twitter.com/NrFj3kdw4E
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) February 14, 2026
En 2019, la chaîne France 3 avait consacré un autre sujet louangeur aux « antifascistes » et leur résistance « face à l’avancée des groupes d’extrême droite dans les anciens bastions de la gauche ». Le reportage avait été tourné à Toulouse en marge d’une conférence animée par Bruno Gollnisch, ancien vice-président du Front national. Après avoir cherché en vain à « empêcher » le rassemblement, les nervis d’extrême gauche s’étaient massés aux alentours afin de ficher les participants. « Le but : compter et identifier les participants à l’événement », expliquait, tranquillement, le journaliste de France 3, sans y voir le moindre problème. Celui-ci était également allé à la rencontre d’un militant communiste qui avait créé une section locale « antifasciste ». « Une organisation qui propose des initiatives populaires et à la fois d’actions directes, quand il le faut… », glissait le jeune activiste, à deux doigts de revendiquer ouvertement le recours à la violence.
Regardez comme France Télévisions faisait l’apologie des méthodes de fichage et d’intimidation des antifas. pic.twitter.com/rHx6jOB9Lp
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) February 14, 2026
Au lendemain du meurtre de Quentin, il serait fort légitime de s’interroger sur la responsabilité de ces journalistes qui couvrent et blanchissent les agissements des milices d’extrême gauche depuis de trop longues années. Cette complicité est d’autant plus scandaleuse lorsqu’elle provient d’antennes publiques, financées par les impôts des Français. Hélas, alors que les lièvres levés par la commission d’enquête sur la neutralité toute relative de France TV et Radio France se multiplient, le ministre de tutelle de ces médias, Rachida Dati, continue de clamer que « l’audiovisuel public français doit être préservé ». Il serait peut-être temps, au contraire, de le privatiser.
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125 commentaires
Le terme de fasciste est à utiliser avec beaucoup de prudence, qualifier des voyous d’anti-fascistes est une faute grave, en élire ou faire élire, en s’abritant derrière le scrutin de liste, comme représentants du peuple est une folie. Ouvrir le droit de vote aux étrangers non européens serait un drame irréversible car cela leur ouvrirait demain la porte du Sénat. Comment est-il possible que des français militent pour une telle perspective.
Quand je lis et entends « le Monde », « le figaro », « Le Point », « la Provence », « le Midi Libre », « La Dépêche », « LCI », ‘BFM », « RMC », j’en passe car la liste est loin d’être exhaustive (98% des médias appartiennent au cAC40 et à la « gauche idéologique » qui roulent de conserve), je me demande comment on peut croire à une amélioration en « privatisant » les médias publics…Vous avez des capitaux, vous?
Très bon résumé de la situation.
Dans certains médias et X , nous assistons à un soulèvement en masse de la gauche pour, il faut le dire tout simplement , « se défendre ». Qui se sent morveux se mouche au lieu d’attendre sagement les résultats du début d’enquête de la Justice.
La gauche dans son ensemble s’invente un fascisme imaginaire pour justifier ses exactions. Revenons-en à un raisonnement élémentaire. Hypothèse :
Si les « méchants fascistes » étaient bien présents face à Sciences Po, 7 jeunes femmes à tendre pacifiquement un drap avec slogan, protégés par quelques autres « méchants fascistes » pacifiques, se tenant à distance. Qui sont ces autres « méchants » qui sont venus les agresser physiquement ? Des fascistes selon la gauche , dans son ensemble. On s’y perd dans ces raisonnements abscons, fascistes contre fascistes. La gauche devrait faire le ménage avant de s’affaler dans l’absurde. Suggestion inappropriée à constater qu’en gauche , tout est surprenant, hors sol en matière de logique.
Sur France Info, une » journaliste » ( revue Regard ) a évoqué une dizaine de tués par des actions de l’extrême droite. Les journalistes de la chaine ne l’ont pas reprise. Cette allégation étonnait sur Cnews où les intervenants semblaient ne pas connaitre ces informations. Ces » 10 tués par l’extrême droite » ont ils une réalité factuelle ou est ce une construction fantasmagorique, voire une interprétation tendancieuse de faits délictueux ? Quelqu’un ici a-t-i la réponse ?
Le youtuber Maudin a produit une excellente analyse de ces données. En résumé, il montre qu’elles sont dues à des instances de gauche et que les personnes incriminées ont tué pour des raisons étrangères à la politique, ou ne sont pas affiliées à l’extrême-droite ou sont parfois encartées à l’extrême-gauche. Ce youtuber de droite a plusieurs chaînes dont Radio Maudin et Maudin Malin. Je les recommande chaudement à tous les lecteurs de BV.
Les archives de la télé ont l’avantage de réécouter ce qui a été dit par des responsables politiques !!Quand on entend Mr MELENCHON prôner la révolte pour atteindre le pouvoir ,il est certain que des « esprits » simples vont agir et le responsable c’est l’intelligent qui sait très bien ce qu’il dit et qui se sert de cette « masse » pour arriver à ses fins ,sans se « mouiller » !!!
Excellent article les médias complices servent le pouvoir depuis juillet 2024 grâce à Mélenchon qui a organisé l’arc républicain. Macron Mélenchon le même combat pour introduire le progressisme et le mondialisme . c’est le en même temps. Le bruit et la fureur au secours d’un état défaillant pour continuer sa politique .
Qui est de cette « extrême droite » en France ? Quels faits et quels méfaits a t elle commis ? Je n’en connais aucun. Cette « extrême droite » n’existe pas dans la vie réelle.
Par contre, l’extrême gauche fasciste ou communiste existe bien, elle frappe et tue, sa violence augmente. Pourtant elle semble être tolérée par les pouvoirs publics et protégée par les médias : pourquoi ?
Le fascisme et le communisme ont toujours été et demeurent 2 horreurs d’extrême gauche dont la France est bien malade. Qui nous en délivrera ? Qui nous guérira ?
Pourquoi fallait il protéger le collectif Némésis ? A cause de la violence des antifas que vous trouvez inadmissible.
Cette violence antifa est elle un fantasme ? Non l’assassinat de Quentin en est une preuve.
Si les antifas ont tué Quentin, c’est donc que Quentin était fasciste et donc coupable puisque le fascisme c’est le mal.
Il me semble que c’est votre raisonnement.
Mais il est biaisé. La violence est devenue t’elle chez les « antifas » qu’ils sont plus violent et dangereux que les soit disant fascistes dont ils combatteraient la violence. Les personnes violentes trouvent aujourd’hui leur place bien plus aisément dans les groupes d’extrême gauche que d’extrême droite.
Si le fascisme est mal car c’est la violence, l’antifascisme n’est pas le bien. Il est pire, une sorte de fascisme hypocrite où on fait le mal qu’on dénonce au nom du bien .
N’y aurait-il pas »déchanges de petits services » entre les journalistes de ces médias et les militants de ces organisations ? Surtout quand on connait les méthodes régnants dans le milieu journalistique !
Et cela vous étonne encore ?
qui finance ces media ? L’anti-france ? Il faut porter plainte contr Pigasse, Ernotte et les autres pour propagande idéologique mensongère. Ce sont eux les responsables.
Les médias publics diffusent l’idéologie de gauche , et les juges protègent les activistes de gauche .
Un petit détail. Sylvain Boulouque, qui se présente comme « historien » parce qu’il vient de soutenir une thèse sur le thème « syndicalisme et communisme » (ça doit être d’une grande nouveauté…), n’est en réalité rien d’autre qu’un militant de l’ultra gauche. C’est aussi un humoriste involontaire qui voyait un drapeau « royaliste » (en fait le drapeau de la Picardie) flottant au-dessus des Gilets Jaunes. Très sérieux cet « historien « .
Privatiser l’audiovisuel public est une vue de l’esprit. Qui voudrait sérieusement investir dans un nid malsain de gauchistes hargneux de la pire espèce ?
Faute de repreneurs ils reprendront les chaines à leur compte et se débrouilleront sans nos impôts
Ce que j’ai pu lire, entendre m’a écœurée , ces médias subventionnés par nos impôts et même TF1, ont tous tiré à vue sur Quentin, le diffamant, le faire passer pour ce qu’il n’était pas, pour dédouaner cette monstruosité, ce meurtre
Déjà plus de subventions pour ces médias, qu’ils se débrouillent, ils n’informent pas ils déforment, diffament, c’est inadmissible et bien ARCOM absent comme d’habitude, trop occupé à surveiller CNEWS, seule chaine qui a relaté les faits de façon objective et seule chaine qui a été du côté de Quentin
Quand à la justice, on attend toujours les interpellations, 4 personnes ont été reconnues, trois hommes et une femme, pourquoi cela traine t il autant ? Pour leur permettre de fuir et d’effacer les traces de l’agressions, certains ont filmé bien fiers d’eux, ce serait bien de retrouver les smartphones …..
Je remarque que pour la magistrate seulement séquestrée ça n’a pas trainé
Je remarque que pour aller arrêter des Patriotes qui osent montrer la vérité et avoir des banderoles, ils ont arrêtés dès le lendemain, chez eux, car eux ne sont pas masqués contrairement aux autres fachos
Je remarque que pour Yona (Nemesis) qui faisait un micro trottoir, en niqad, elle fut arrêtée sur le champ quand les porteuses de niqad elles circulent sans problème
Alors je veux bien mais à un moment se poser les bonnes questions
ARCOM, ce machin dont on connait l’orientation, à vomir.