[MEDIAS] Assises du journalisme : l’événement tourne au meeting LFI
Du 7 au 11 avril se tenaient, à Tours, les Assises du journalisme. Ce rassemblement professionnel se veut « un lieu d’échanges et de réflexions sur le journalisme et sa pratique, indépendant de toute tutelle ». Des prix y sont remis aux médias et journalistes jugés les plus méritants. Parmi les lauréats de cette année figurent notamment la « cellule investigation » de Radio France, un éminent correspondant pour Libération ou encore un collaborateur du site d’extrême gauche Blast. Vive le pluralisme ! La liste des intervenants choisis confirme la politisation de l’événement. Jugez plutôt : Julia Cagé, économiste proche de LFI, Pierre Haski, président de Reporters sans frontières, Nassira El Moadem, principalement connue pour avoir déclaré que la France était un « pays de racistes dégénérés »… Que du beau monde.
Un happening prémédité ?
Mais, aux yeux de certains, l’événement était encore trop sage, pas suffisamment militant. C’est le cas d’une certaine Khadija Toufik, qui s’est attelée à torpiller un débat organisé, jeudi 9 avril, sur le thème de « l’utilité du journalisme ». Micro en main, elle a interpellé les salariés de l’audiovisuel public présents sur scène quant au « harcèlement moral qui sévit à France Télévisions ». « Moi, j'ai travaillé deux ans chez vous et je sais de quoi je parle, puisque moi-même, j'ai été victime de harcèlement moral ! », a-t-elle lancé, avant d’évoquer d’autres problématiques sans rapport avec le Schmilblick. Et la jeune femme de se victimiser lors de sa diatribe sans queue ni tête, ce qui a fini par en agacer certains : « Ouh là ! Je suis censurée ! Ouh là, ouh là là ! Attention, il y a une gêne et ça c'est intéressant ! […] On voit comment on essaie de me censurer ! Évidemment, ce sont toujours des hommes blancs qui vous disent si on doit terminer ou pas… Faites du bruit, celles et ceux qui pensent que j’ai raison ! »
Leur vision du « débat démocratique »
En cette troisième journée des Assises du journalisme et alors qu’on m’avait promis « des débats démocratiques », j’ai posé des questions à @FranceTV au sujet du harcèlement qui sévit en interne et sur le virage très à droite de @franceinfo,… pic.twitter.com/zv7yTlU64r
— Khadija Toufik (@Khadija_Toufik) April 9, 2026
Celle qui se présente comme « reporter de guerre » sur son compte X a également profité de sa prise de parole pour dénoncer « le virage très très à droite de France Info ». « Pour prendre un exemple : lorsque vous avez fait un espèce de débat en plein génocide à Gaza, sur "Gaza ‘Côte d'Azur’, et si c'était possible ?", alors que plus de 72.000 Palestiniens ont été massacrés par Israël !, s’est-elle indignée, reprenant à son compte les chiffres farfelus communiqués notamment par le Hamas. Qu’avez-vous à dire sur la ligne éditoriale qui, au regard du public, au regard de certains citoyens et citoyennes et au regard de certains journalistes, dont moi, vire très très à droite ? » Pas sûr que « le public » partage cet avis...
En visionnant les images, on s’aperçoit que la vidéo est un montage de plusieurs enregistrements différents. Il donne l’impression d’une intervention préparée, avec des soutiens audibles dans le public. D’ailleurs, ce sont sans doute eux que l’on entend applaudir la jeune femme.
Une certaine idée du journalisme
Sur X, l’agitatrice a massivement partagé et mis en avant son intervention. Bien décidée à faire parler d’elle par tous les moyens, elle s’est présentée comme la victime de l’incident qu’elle a elle-même provoqué. « Ces Assises du journalisme ont été d’une violence inouïe pour le débat, la démocratie et pour moi. Je suis traumatisée », a-t-elle écrit. Selon Madame Toufik, « l’entre-soi » règne dans le monde médiatique français et il est temps d’en changer. « Je vous le dis très clairement : la nouvelle génération de Reporters Déters va prendre tout l’espace. On va prendre notre place dans le journalisme et on va relever le niveau, a-t-elle déjà prévenu, sur ses réseaux sociaux. L’ancien monde médiatique, dominé par une classe élitiste bourgeoise parisienne déconnectée des réalités de vie, a du souci à se faire. »
Je vous le dis très clairement : la nouvelle génération de Reporters Déters va prendre tout l’espace. On va prendre notre place dans le journalisme et on va relever le niveau. Aucun mastodonte ne nous fera reculer. Aucun. L’ancien monde médiatique, dominé par une classe élitiste… pic.twitter.com/up1XODRnWP
— Khadija Toufik (@Khadija_Toufik) April 10, 2026
Mais de quelle « classe élitiste » parle donc la jeune militante ? S’agit-il d’une caste sociale, ou plutôt raciale ? À la lire, il semble bien que le renouvellement qu’elle appelle de ses vœux ressemble trait pour trait au « Grand Remplacement » prophétisé par Jean-Luc Mélenchon. « Boycottez Le Media TV, a-t-elle ainsi exhorté, sur X, évoquant le site d'information Le Média, proche de LFI. Tant qu’il continuera d’être dirigé par un groupe de potes blancs qui s’augmentent les salaires entre eux et maltraitent les personnes racisées, et tout cela en faisant leur beurre sur nos luttes ! »
Très fan de Rima Hassan dont elle relaie volontiers les tweets, Khadija Toufik milite à son niveau pour un même dégagisme : la fin du « porte-parolat » et la mise sur la touche des journalistes de l’ancienne « génération ». La vieille garde LFI est dans le collimateur.
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17 commentaires
Un bel exemple de révolution qui mange ses enfants. Tout gauchiste finit par trouver plus gauchiste que lui. Robespierre a fait guillotiner Danton qui fut guillotiné à son tour…un régal pour les spectateurs!
La gauche et sa presse subsidiée qui jacasse sa trouille de perdre son pouvoir !
Des journaleux ,en veux-tu en voila. Ils détestent l’élitisme donc la qualité reconnue par tous. Ils préfèrent l’entre-soi où l’on peut cultiver une certaine médiocrité qu’ils espèrent contagieuse. Belle engeance.
Comme si on voulait ignorer que, comme dans toutes les institutions, l’entrisme islamique ne faisait pas feu de tout bois. Le gangrenage syndical y a ses assises et son rond de serviette. Cette belle carte de journaliste, que j’ai, n’est plus la garante de l’objectivité mais de l’engagement politique. Et aucune instance ordinale n’est en mesure à ce jour de sanctionner un manquement aux devoirs de cette profession qui verse dans le militantisme. A Gaza, tout le monde est journaliste…sauf les membres du Hamas.
Et tous les morts sont des civils? Bien sûr. La preuve le Hamas est toujours là. (La Pravda)
Je suis de France , provincial, Ancien Combattant, blanc et fier de l’être.
Très amusant !
Il faut une étude psychiatrique sur l’extrême gauche.
Décidément la Pravda a encore de beaux jours devant elle !
Encore un milieu noyauté par la gauche la plus infâme et la plus destructrice,
Là aussi le ménage est à faire
Oui, Alex 2264, vous avez raison !
Ils ne se doutent pas que l’analyse faite par cette personne les concerne, puisque la presse « indépendante » est muselée….
Qu’est-ce que ça peut lui faire, la couleur des gens?
la France ne retient personne ….
En effet, mais elle les laisse rester…
Si le monde journalistique projeté par cette jeune femme (je ne parle que d’autoritarisme, d’ingérence, de récits non vérifiés etc) n’était pas si terrifiant, je me réjouirais de la tête que font ces futurs « ex-journalistes » Ils ne l’avaient pas vu arriver ;ce qui prouve leur bêtise et aveuglement.
Enfants de gaza votre mère vous réclame elle a besoin de vous tous sans exception.
Mais pourquoi tous ces bien pensants ne vont-ils pas à Gaza défendre, armes à la main les gazaouis plutot que de rester bien à l’écart derrière un micro ou un stylo ? Gazaoui vous êtes instrumentalisés !