Lutte contre l’immigration : les patriotes japonais s’y mettent aussi !

Au Japon non plus, l’ouverture des frontières à des populations culturellement très éloignées ne fait pas l'unanimité.
ville Japon
Photo de Kelvin Zyteng sur Unsplash

C’est une scène qu’on n’a pas l’habitude de voir. Depuis quelques jours, la vidéo d’une manifestation organisée à Osaka fait le tour des réseaux sociaux. On y voit des centaines de Japonais, drapeaux et banderoles à la main, crier leur colère devant le siège d’une agence chargée des programmes d’aide au développement. La séquence aurait été tournée le 30 août dernier, à la suite de la publication par le gouvernement nigérian d’un communiqué annonçant que ses ressortissants allaient bénéficier de visas pour le Japon. Dans la foule, on croise notamment une certaine Marina, opposée à l’arrivée de certains migrants, mais prête à accepter, en revanche, des Suédois ou Néo-zélandais. « Des personnes qui ont un bon fond et une morale comme les Japonais, déclare la jeune femme. Mais pas des gens de pays d’Afrique, si différents et où la criminalité est élevée. S'ils viennent habiter ici, la culture du Japon va disparaître. » Comment ne pas comprendre cette appréhension ?

Il se trouve en effet que le sujet de l’immigration n’est pas absent des débats, au Japon. La faute à des dirigeants qui ont peu à peu laissé s’installer des populations nouvelles. « Ils ont desserré l’étau, confie à BV Bruno Gollnisch, ancien député européen, fin connaisseur du Japon et ancien professeur de civilisation orientale à l'université. Il y avait auparavant des Philippins, des Coréens, une minorité chinoise, mais c’était tout. Maintenant, il y a un peu plus d’étrangers au Japon, venant d’Iran, d’Afghanistan, du Bangladesh, de l’Inde, du Pakistan… » Résultat : en juillet dernier, lors des élections à la chambre haute, le parti anti-immigration Sanseito, dont le slogan est « Les Japonais d’abord », est passé de 2 à 15 représentants. Il compte également trois députés à la chambre basse. « Le Japon apparaissait comme un pays ethniquement et culturellement très homogène, poursuit Bruno Gollnisch. C’est une société régie par la conscience très aiguë qu’ont les Japonais de leurs droits et de leurs devoirs. Ils sont évidemment très surpris quand ils rencontrent des gens qui ne se reconnaissent aucun devoir... »

L'inéluctable pression immigrationniste

Sans surprise, ce mouvement populaire a été largement vilipendé dans la presse française. Il s’agirait d’une « mobilisation xénophobe » (France Info), un rassemblement de « manifestants d’extrême droite » (20 Minutes) qui se serait accompagné d’une « explosion de racisme sur les réseaux sociaux », une initiative issue des cercles « nationalistes ou complotistes », de la « fachosphère nippone », donnant libre cours à « l'hostilité décomplexée des Japonais envers les immigrés »

Les motivations de cette manifestation demeurent totalement mystérieuses, aux yeux des commentateurs hexagonaux. Ils ne comprennent pas ce rejet, alors que l’immigration au Japon « reste faible par rapport à bien d’autres pays développés » et que les enquêtes placent ce sujet loin dans la liste des préoccupations des électeurs nippons. Surtout, la profession ne voit pas pourquoi un pays refuserait de recourir à l’immigration africaine quand elle fait face à une « pénurie de main-d’œuvre » et à une population « vieillissante ». « Les autorités politiques japonaises sont soumises depuis des décennies à de très fortes pressions venant de l’extérieur, et notamment de leurs partenaires occidentaux, spécialement des Européens, témoigne Bruno Gollnisch. La première pression concernait la peine de mort et la seconde portait sur l’immigration et l’ouverture des frontières. Les Japonais ont certainement cédé en partie à ces pressions… »

Les autorités nippones verraient-elles dans l’immigration une solution au vieillissement de leur population indigène ? « C’est l’argument le plus fallacieux qui soit, dénonce Bruno Gollnisch. On dit à une population déterminée qu’elle ne fait plus assez d’enfants, qu’elle est condamnée à la disparition et qu’elle doit donc en faire venir d’autres. Ce qui contribue à ce qu’on appelle de façon très légitime le Grand Remplacement. C’est très exactement ce que nous voyons se développer en Angleterre, en Belgique et en France. Et c’est ce qui risque d’arriver chez eux. » Plus que le racisme ou la xénophobie, l'exemple de ce qui se passe en Occident explique certainement la récente victoire électorale du parti Sanseito.

Picture of Jean Kast
Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

32 commentaires

  1. Que chacun se rassure ou arrête de se voiler la face…En se plaçant du « côté » des pays d’Afrique, le problème serait évidemment exactement le même. Tous préfèreraient accueillir leurs voisins directs ou…d’Afrique préférentiellement à de « lointains » japonais, et au delà de la couleurs de peau, avec lesquels il faut le reconnaître, ils ne partagent…pas grand chose.

  2. Que les futurs migrants africains au Japon se tiennent bien dans cette société . N’oublions pas que ces gentils et très polis japonais maniaient le sabre , bien avant l’apparition des premières machettes en Afrique .

  3. Sans connaître bien la société japonaise pour comprendre le déclin de la natalité, on ne comprend pas grand chose à ce que se passe en ce moment…

  4. Je suis passée brièvement au Japon à Tokyo, déjà la courtoisie des japonais ne laisse pas de surprendre, et surtout, surtout la sécurité omniprésente. aucun vélo n’a d’anti-vol dans les racks…déjà ça fait un choc. S’ils laissent entrer des migrants comme les nôtres, c’en sera fini de tout ça.

  5. les 2 étrangers qui travaillaient au Japon ; que j’ai rencontré.
    un employé congolais de l’hôtel qui s’occupait de la piscine.
    d’autre part un vendeur algérien de matériel informatique ayant une licence en langue japonaise.
    Dites vous le droit du sol n’existe pas au japon , Et comme la plupart des pays , ces étrangers peuvent être explusés en cas de délit.

    • En France tant qu’il y aura le droit du sol , nous aurons droit a cette déferlante de migrants imposer par la gauche.
      Seul le droit du sang doit avoir cour en France et sur plusieurs générations.

  6. Ouvrons les yeux, cette immigration, aux mœurs différents des occidentaux , de culture religieuse différente de la nôtre, ne s’intègrera jamais à notre culture judéo-chrétienne , partout où ils s’installent , les problèmes sécuritaires se posent et se vérifient tous les jours

  7. Partout dans le monde des pays manifestent pour refuser l’arrivé sur leur sol , d’une population qui en est rester a l’age des tribus de chasseurs cueilleur de la préhistoire , qui ce considère chez eux et ont tout les droits quand ils elles arrivent dans un autre pays.
    Bien entendu partout dans le monde les gauches qui sont incapable de réfléchir une seconde aux effets que cela implique dans leur propre pays font tout pour que plus de ces chasseurs cueilleur prennent possession du pays ou ils elles mettent les pieds.

  8. On ne dit pas extrême droite, on dit patriote, qui aime son pays. Extrême droite c’est réducteur et plein d’amalgame. On aime juste notre pays, nos valeurs, notre histoire, notre nourriture et je comprends très bien les japonais. Qui a t il de plus beau quand on part à l’étranger de voir des gens du pays qui s’intéressent à leur pays et pas cette soupe immonde multiculturelle qui nous fait douter si on est dans le bon pays!

  9. Au Japon, il y a toujours eu, et régulièrement, des (petites) manifestations d’extrême droite comme cela. Généralement à l’encontre des immigrés chinois et coréens.

    Plus intéressant, des manifestations similaires, non relayées par les médias, ont lieu en Chine, et notamment à Canton, victimes de vagues de viols de la part d’immigrés africains.

  10. -45 % des Britanniques sont pour une remigration massive . La première fois que la remigration fait l’objet d’un sondage en Europe. Surtout que Yougov est un institut sérieux, l’équivalent de notre Ifop ou de l’Ipsos.

    • Ne rêvons pas, la solution ne sera pas pacifique puisque les politiques et l’UE ne le veulent pas et font tout pour nous imposer une invasion migratoire dévastatrice, il ne restera que la solution de s’en charger nous-mêmes, dans le cas contraire,nous serions destinés à périr et disparaitre et ça a déjà commencé, l’actualité le démontre chaque jour qui passe avec ses faits dramatiques. Ça devient une question de survie de notre nation.Je rappelle que les résistants en 1941 ne représentaient que 2% de ceux en âge de combattre, et que la police française les traquait aussi, en sera-t-il de même aujourd’hui ? On est en droit et en devoir de se poser la question.

  11. Près de Lyon, des panneaux de signalisation détournés en slogans « Stop immigration »

    Une dizaine de panneaux « stop » ont été vandalisés ce week-end à Craponne et Francheville, dans l’ouest lyonnais, transformés en slogans politiques hostiles à l’immigration. Les mairies ont porté plainte et une enquête est en cours.

  12. Parlez des manifestions en GB , en Autriche, Irlande .
    hier Elon Musk a twittait pour la remigration .
    Ce que tweete Elon Musk depuis 24 heures  :
    « La remigration est la seule option. »
    « Un gouvernement qui préfère des étrangers à son propre peuple est, par définition, traître et illégitime ! »
    Tous ses tweets sont vus par des millions de personnes à travers la planète .
    l’actualité lui donne raison.
    une gamine ukrainienne , tuée par un syrien en Allemagne.
    Une gamine hollandaise tuée par un migrant.

  13. En clair …. Il y a des soulèvements pour stopper (et même renvoyer) les migrants un peu partout dans le monde. Ce qui est bizarre c’est qu’aucun média n’en parle … en Angleterre en Allemagne, au Canada, en Australie en nouvelle Zélande, en Espagne en Allemagne etc etc liste non exhaustive…. Il va peut être falloir écouter les peuples ou bien ce qu’à prédit Enoch Powell finira par se réaliser : des fleuves de sang dans les rues de Londres (et de bien d’autres villes)

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

Peu importe que les Français soient contre les ZFE tant que Richard Ferrand est pour
Gabrielle Cluzel sur CNews

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois