« Lilie », ado transgenre : le matraquage médiatique continue

Ce dimanche, TF1 consacrait un nouveau portrait à « Lilie », enfant devenu l'emblème de la cause trans.
© Capture écran - TF1 Sept à Huit
© Capture écran - TF1 Sept à Huit

Prudence et buzz médiatique ne font malheureusement pas bon ménage. Ce dimanche 4 janvier, le magazine Sept à huit (TF1), consacrait son « portrait de la semaine » à « Lilie », un enfant de 14 ans qui se dit transgenre. Un portrait qui, sans grande surprise, n’a pas manqué de faire longuement réagir… Depuis plus de cinq ans, le groupe TF1, le service public et une grande partie de la presse inondent l’espace médiatique du témoignage de cet enfant, né garçon et qui « se sent fille ». À chaque fois, la rengaine est la même : affirmer la « transidentité » de l’enfant, banaliser son parcours, faire taire les interrogations légitimes et dénoncer les rares « garde-fous » qui existent encore en France.

Stratégie du buzz

« Lilie » avait huit ans quand, avec ses parents, ils ont commencé à écumer les plateaux de télévision pour présenter sa transidentité. Les émissions en quête de buzz ne manquaient alors pas d’inviter la petite famille. À l’époque, l’enfant, très jeune et forcément intimidé, préférait souvent laisser sa mère répondre à sa place. Chrystelle, éducatrice, expliquait alors que son fils, après plusieurs semaines de dépression, lui avait avoué se « sentir fille ». Avec son mari, ils se disaient « soulagés » et commençaient les démarches pour faire changer le prénom de leur enfant, notamment à l’école. Les mois défilent et les reportages se succèdent. Immersion dans la famille sur TMC, émissions sur le service public, articles dans la presse régionale, portrait dans la presse mainstream… « Lilie » devient l’emblème des enfants trans en France.

Six ans après, rien ne semble avoir changé. « Lilie », presque 14 ans, apparaît toujours mutique aux côtés de sa mère. À la journaliste de TF1 qui tente de connaître son quotidien, « Lilie », qui rêve de devenir pilote d’hélicoptère, répond laconiquement. Sa mère, à ses côtés, explique pour sa part ne pas avoir de craintes quant aux potentiels regrets de son enfant. Elle assure ainsi que « rien de définitif », notamment en termes de traitement, ne pourra être réalisé avant la majorité de « Lilie ». Pourtant, quelques secondes après, « Lilie » explique se sentir « prête » pour prendre des bloqueurs de puberté et, pourquoi pas, ensuite, des hormones féminines.

Ces traitements, s’ils ne sont pas aussi irréversibles qu’une opération chirurgicale, ne sont pourtant pas sans conséquences. Ainsi, au Royaume-Uni, une étude a montré que les bloqueurs de puberté, ces hormones de synthèse qui permettent de suspendre le développement des caractères sexuels secondaires, peuvent « perturber de façon permanente » le développement du cerveau et « enfermer » les enfants dans un parcours irréversible et traumatisant. Bien évidemment, TF1 omet de mentionner ce point…

La question des regrets

L’exposition médiatique de « Lilie » n’est également pas sans conséquence. Comme le souligne la militante Marguerite Stern, « les enfants ne sont pas des jouets ». Émission après émission, est-ce que « Lilie » conserve encore réellement sa liberté ?

Par ailleurs, la question des possibles « regrets », balayée d’un revers de main par la mère de « Lilie », reste cruciale. Il existe en effet plusieurs cas, en France ou à l’étranger, d’adolescents et de jeunes hommes et femmes qui ont exprimé de terribles regrets après avoir entamé des processus de transition. Keira Bell, au Royaume-Uni, a ainsi engagé des poursuites judiciaires pour faire interdire l’administration de bloqueurs de puberté à des enfants. Chloe Cole, aux États-Unis, qui a subi des opérations irréversibles, s’engage désormais pour attaquer le laisser-faire de la société à propos des transitions d’enfants et d’adolescents. En France, Karlee, ancienne trans, dénonce, auprès de BV, la « propagande » trans qui « précipite nombre de jeunes dans des mutilations chirurgicales qui font les affaires juteuses de spécialistes du corps médical ».

Picture of Clémence de Longraye
Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

60 commentaires

  1. Mais au fait c’est quoi être fille. Et est-ce que les critères sont incompatibles avec le fait d’être un garçon.

  2. « Dur, dur d’être un héros ! ». Vous vous rappelez ? Quand des parents exploitent leur enfant pour satisfaire leur hubris. Ecoeurant !

  3. C’est fou ce qu’elle, ou qu’il, a l’air heureux, épanoui. Elle rayonnerait de.bonheur ? Bon, ça ne donne pas envie. A quand la responsabilité pénale aussi à des individus de 14 ans ? S’ils sont assez matures pour décider de changer de sexe, ils le sont tout autant pour assumer leurs actes du quotidien.

  4. La maman, éducatrice ?! Céder à quelques semaines de dépression de son fils (de 8 ans) ? Tout ce battage médiatique et cette mère qui s’exprime toujours en son nom, me fait craindre l’avenir de cette future adolescente, et de l’adulte en devenir. (Je) ne me pose pas la question : le système lui a retiré toute liberté d’agir.

  5. Adolescent , toujours mutique ? L’influence et la responsabilité de la mère est immense, qu’en sera t-il lorsqu’il deviendra adulte et mature ? De plus, exposer son enfant sur tous les plateaux me dérange et pour moi c’est de la maltraitance. Qu’en pensent les pédopsychiatres ?

    • Les parents veulent juste passer à la télé, avoir leur petite notoriété. Il ne faut pas chercher plus loin.

  6. Tu as toujours un corps de garçon, ton bassin est celui d’un homme, tes maxillaires s’ils ne sont pas rabotés seront ceux d’un homme, ton adn restera celui d’un homme.
    On nous bassine à longueur de temps avec la science et les « preuves scientifiques » (qui dans 500 ans auront autant de pods que celles du Moyen Age) mas dès qu’on aborde le sujet du « maquillage de genre » on élude la biologie

  7. Du point de vue médical l’opération est simple, on coupe les c… du patient et on se fait des c…. en or. Aucune déontologie.

    • Exactement, ce n’est qu’une question d’argent, et les parents dans tout cela … qui font la une des plateaux télé, ils ont leur « petit » moment de gloire?? Quelle fourberie pour ces gosses…et quel avenir ??

  8. Que des garçons se sentent filles, que des filles se sentent garçons, cela a toujours existé depuis que le monde est monde. On appelait cela des garçons manqués et des filles manqués.
    Des raisons génétiques et hormonales complexes qui influent sur le cerveau ont fourni ces dernières années des débuts d’explications tout à fait cohérentes.
    Que ce garçon se vive en fille, franchement je m’en moque.
    Par contre, on ne doit pas mentir sur les réalités, on ne change jamais vraiment biologiquement de sexe, le prétendre est une arnaque totale.
    Changer de sexe signifie des mutilations sexuelles irréversibles et dramatiques, des traitements à vie (que la collectivité n’a pas à payer), des souffrances parfois permanentes du fait des cicatrisations, une augmentation très forte des pathologies les plus diverses, notamment des cancers et une espérance de vie très écourtée.

    Il faut laisser vivre les gens qui se sentent différents, mais une société qui accepte des changements de sexe chirurgicaux et hormonaux tout à fait artificiels et gravissimes pour la santé et en fait la propagande, est une menace pour justement ces gens qui se sentent différents et sont poussés à faire des choix catastrophiques.

    • Oui prochaine exposition de lilie..un joli ventre rond d’homme / femme « enceint »!! Le jakpot! Mieux que l’euromillion!

    • « Espérance de vie ». Mais quelle vie ? Je ne peux pas imaginer que ces personnes transgenres ont une vie plus épanouie qu’avant leur transition, avec ces souffrances physiques, et sûrement psychiques, qu’ils devront supporter tout le reste de leur vie !

  9. Quand tu meurs est ce que tu emmène ton corps : NON alors il ne t’appartient pas DIEU tu l’a confié et il restera sur terre . L’homme ne cré RIEN .

  10. Une quête médiatique de ses parents, je pense pour ma part qu’il faudrait que l’enfant s’exprime uniquement à sa majorité, là se sont les parents qui l’orientent à première vue

  11. Comme disait un suisse qui fut condamné par la bien pensance judiciaire, pour avoir dit une vérité biologique .
    d’Emanuel Brünisholz, a été incarcéré pour une durée de dix jours. Son crime ? Avoir publié un commentaire sur Facebook en 2022 dans lequel il affirmait que seuls deux sexes biologiques existent. Une déclaration jugée « attentatoire à la dignité des personnes LGBTQI » par la justice helvétique, sur la base de l’article 261bis du Code pénal suisse relatif à l’incitation à la haine.
    La phrase incriminée, postée en réponse à une publication du conseiller national Andreas Glarner, était la suivante :
    « Si vous déterrez des personnes LGBTQI dans 200 ans, vous ne trouverez que des squelettes d’hommes et de femmes ; tout le reste est une maladie mentale encouragée par le programme scolaire. »
    Ce commentaire, qui mettait en avant l’immuabilité du sexe biologique

    • Voila on met les gens en prison …. il ne faut surtout pas dire toute la vérité sur les suites de ce massacres .. méfi

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