Editoriaux - Société - 22 novembre 2019

Les hommes et la nouvelle masculinité : un sondage révélateur

Un sondage, Les hommes et la nouvelle masculinité – réalisé par l’IFOP pour Elle en octobre dernier -, ne rencontre guère d’écho. On le trouvera ici et l’on s’étonne que Marlène Schiappa ne s’en soit pas emparée pour ses saintes colères…

Ainsi, les musulmans seraient 73 % à dire qu’on assume sa masculinité en étant un « homme autoritaire », contre 50 % chez les catholiques comme chez les Français dans leur ensemble. Ils seraient 38 % à ne pas faire certaines tâches ménagères considérées comme « féminines », contre moitié moins pour l’ensemble des Français. Soyons bon prince, ils ne sont que 21 % des célibataires à le penser… Mesdames, tout espoir est permis ! Mais d’autres choses sont plus dommageables, voire inquiétantes.

Venons-en, en effet, aux pratiques sexuelles dénoncées partout et par tous, ou presque…
Selon ce sondage, les hommes interrogés de confession musulmane seraient :
– 28 % à avoir embrassé une femme qui ne le désirait pas vraiment (15 % pour l’ensemble des Français),
– 21 % à l’avoir fait alors qu’elle disait clairement « Non » (7 % pour l’ensemble des Français),
– 23 % à avoir caressé les parties intimes d’une femme alors qu’elle ne le souhaitait pas vraiment (contre 11 %),
– 22 % à l’avoir fait alors que la dame disait clairement son refus (contre 8 %),
– 27 % à avoir effectué une « pratique sexuelle » avec une femme alors qu’elle ne le souhaitait pas vraiment (contre 13 %),
– 17 % à l’avoir fait en l’imposant sans respecter le refus net (contre 7 %),
– 21 % à avoir eu un rapport sexuel alors que la femme ne le désirait pas, et encore 18 % à l’avoir imposé – faut-il parler de viol ? – contre respectivement 12 % et 7 % pour l’ensemble des Français.

Aussi, ces chiffres, sous réserve de la fiabilité de cette étude, relatifs à une conception de l’homme, des comportements et une façon de vivre la dénoncée heureusement par #balancetonporc (mais également par la société française) ne doivent-ils pas mener à s’interroger ? Sociologues, psychiatres, mouvements féministes, Marlène Schiappa… Où êtes-vous ? Ah oui ! Vous vous occupez de Finkielkraut… On ne peut pas tout voir.

Subsidiairement, on peut regretter que l’analyse selon le critère de la religion (pratiquée ou simplement revendiquée) ne soit pas croisée avec les tranches d’âge.

Pour conclure, si tout le monde ne peut avoir lu Chrétien de Troyes et idéaliser l’amour courtois, au moins pourrions-nous souhaiter que l’amour respectueux et connaturel à notre civilisation revienne au sein des influenceurs du temps !

 

NDLR : Cette étude précise, en ce qui concerne les chiffres relatifs aux individus interrogés de religion musulmane : “Effectifs inférieurs à 40 individus : ces résultats sont à interpréter avec prudence en raison de la faiblesse des effectifs“.

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