La hausse du prix des carburants continue. Cette semaine, d’après les chiffres publiés par le ministère de la Transition écologique, le prix du gazole est de 1,62 euro (rappelons qu’en octobre 2018, début de la des gilets jaunes, le prix était de 1,53) et le prix du SP95 de 1,68 euro (hausse de 2 centimes par rapport à la semaine précédente). Et la hausse est bien partie pour se poursuivre, nous avertit le ministère de l’Économie.

Pour faire face aux problèmes de pouvoir d’achat engendrés par cette hausse des prix, le gouvernement a, depuis le mois d’octobre, réfléchi à la question et, après avoir planché sur plusieurs éventualités, notamment une baisse de la fiscalité, il a choisi le chèque inflation. Ainsi, depuis décembre, 38 millions de Français ont reçu ou vont recevoir un virement de 100 euros.

Un cadeau pour les Français qui continueront à avoir un toujours aussi cher. Mais, au moins, ce cadeau a le mérite d’être visible ! Et le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, ne prend même pas la peine de cacher le clientélisme de cette mesure : « Un centime de baisse sur le litre de représente un demi-milliard d’euros, donc c’est très coûteux pour un résultat que les Français ne verront pas. Il vaut mieux préférer l’option du chèque carburant. » Si on se réfère à ce calcul, baisser de 10 centimes reviendrait à 5 milliards d’euros ! Il est donc beaucoup plus intéressant de débourser 3,8 milliards pour 38 millions de Français qui pourront dire merci. À quelle occasion ?

Notons aussi que si la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) est gelée depuis la des gilets jaunes, la hausse du prix des carburants n’a pas empêché la hausse de la TVA sur les carburants estimée à « 1 milliard d'euros supplémentaires dans les caisses de Bercy. » La question demeure : qui en paiera les frais ?

 

 

20 janvier 2022

VOS COMMENTAIRES

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.

5 3 votes
Votre avis ?
34 Commentaire(s)
le plus populaire
le plus récent le plus ancien
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires