Le maire PCF de Dieppe impose des logements sociaux, contre l’avis des riverains

Sauf décision contraire du tribunal, les travaux commenceront au cours du premier semestre 2026. 
Capture écran Nicolas Langlois sur Facebook
Capture écran Nicolas Langlois sur Facebook

Le quartier de Janval, à Dieppe, est en émoi. En cause, un projet immobilier de 134 logements sociaux, cinq immeubles culminant à une hauteur de 16 mètres, bâtis sur un terrain d’environ deux hectares situé rue Fromager. Un projet qui bouleverserait la vie de ce quartier aujourd’hui très paisible et ferait surtout disparaître une friche agricole sur laquelle reste un corps de ferme du XVIIIe siècle.

Un programme subventionné par le gouvernement Attal

L’affaire a réellement commencé le 19 septembre 2024, lorsque ont été dévoilées, lors d'une réunion, les grandes lignes d’une opération voulue par la municipalité et confiée à deux opérateurs, qui ont déboursé au total 1,44 million pour acquérir le terrain. Logeo a dépensé 340.000 euros pour un lot de 32 logements, et Logéal 1,1 million d’euros pour un lot de 102 logements. Ce projet présenté par la communauté de communes de Dieppe-Maritime a fait partie des 22 retenus en France dans le cadre d’un programme d’aide, décidé en son temps par le gouvernement Attal, pour des territoires « engagés pour le logement ». À Dieppe, ces logements devront permettre d’accueillir une partie des personnels embauchés pour la construction de la prochaine centrale nucléaire EPR2 de Penly (10.000 emplois prévus).

À la clef, donc, des subventions accordées pour les constructions prévues. Une aubaine dont le maire communiste (PCF) de la ville, Nicolas Langlois, n’a pas manqué de profiter. A-t-il négligé de consulter suffisamment les riverains, comme l’a expliqué l’un d’entre eux, sur le site d’Urgences patrimoine ? Visiblement pressé d’en finir, le maire a signé les permis de construire le 27 janvier 2025. De leur côté, les deux bailleurs sociaux, nouveaux propriétaires, se sont empressés d’effectuer des premiers travaux dès l’arrivée du printemps. « Un premier défrichement a été effectué en avril avec un déboisement et la destruction d’un bâtiment », a expliqué, au Parisien, une voisine pour qui « ils vont construire des cubes comme partout en France. Nous avons appris cela lors de la réunion du 19 septembre. Tout le monde est resté médusé, car il n’y a eu aucune information préalable. » Pour elle comme pour tous ses voisins, pas de doute, « c’est fait de façon désordonnée, sans concertation. Nous avons demandé le dossier complet et nous l’attendons encore malgré une promesse de l’architecte. Il y a du mépris, là-dedans. » Les habitants se sont, depuis, rassemblés au sein d’un Collectif de la rue Fromager, et, après l’échec d’un recours gracieux, ils ont lancé une pétition locale (plus de 800 soutiens, à ce jour) ainsi qu’un recours en contentieux.

Une vie de quartier bouleversée

Les arguments des riverains portent bien évidemment sur la destruction prévue de l’ancienne ferme, un patrimoine auquel ils sont attachés, mais dont le maire, dans une logique utilitariste cohérente avec le matérialisme dialectique communiste, n’a à l’évidence que faire, d’autant plus que le bâtiment n’est pas classé aux Monuments historiques. Mais le collectif avance d’autres arguments, comme le risque d'inondations du fait de la bétonisation excessive sur une terrain en pente. Et pourquoi une telle concentration de logements sur seulement deux hectares, alors que non loin de là, au Val d’Arquet, un autre projet du bailleur 3F Normandie prévoit, lui, la construction de 630 logements sur 20 hectares et, donc, d’une densité trois fois moindre ? « Alors qu’il y a 880 logements vacants, la municipalité dit qu’il manque 2.000 logements à Dieppe », rappelle Christophe Thiebaut, un habitant du quartier, qui estime que « si elle appliquait au Val d’Arquet la même densité qu’à Janval, ce serait réglé ».

Estimant que les positions des riverains sont des « leçons de morale insupportables », Nicolas Langlois trouve, au contraire, que « le problème, c’est qu’ils méprisent les gens qui habitent dans les logements sociaux. C’est inacceptable ! »


On le voit, la polémique révèle des approches bien différentes de la vie locale entre les premiers concernés et leur maire. « 80 % des riverains de la rue Fromager habitent dans des pavillons, et nous voulons continuer à vivre paisiblement », lui rétorque Christophe Thiebaut. « Si c’est pour créer un quartier où la concentration demandera, dans quelques années, d’envoyer des médiateurs pour apaiser les relations, c’est une aberration. C’est un manque de respect, voire un mépris, envers ceux qui vont y vivre. » N’en démordant pas, Nicolas Langlois ne compte pas changer son « habitude d’aménager en veillant à une mixité dans les quartiers » (quelle type de mixité, exactement ?), clamant qu’ici comme ailleurs, cela se fera « en respectant la sérénité ». Une promesse qui n’engage évidemment que ceux qui y croient.

Le maire communiste, que nous avons tenté de joindre, semble avoir décidé de passer en force et contre la volonté d’un quartier tout entier. Il entend bien que, sauf décision contraire du tribunal, les travaux commenceront au cours du premier semestre 2026.

Vos commentaires

65 commentaires

  1. Les joies d’élire un maire communiste ! Il assure sa prochaine réélection en se fabriquant de futurs électeurs. Les dieppois ne sont pas futé d’avoir porté au pouvoir un communiste. Les propriétaires verront la valeur de leur bien fondre comme neige au soleil, comme toutes les villes qui ont eu à subir une mairie communiste. Dix ans pour détruire, trente ans pour tenter de reconstruire.

    • Le « bon peuple » est une expression péjorative, mais elle correspond parfaitement à ce qui advenu du peuple de France.

  2. « À la clef, donc, des subventions accordées pour les constructions prévues. » Tout est dit. Les subventions, encore appelées achats de votes, sont la nouvelle façon de gouverner, selon la bonne vieille bible marxiste. Supprimez les subventions et vous verrez s’effacer nombre de problèmes artificiels.

  3. Espérons que cela serve de leçon à ceux qui seront tentés d’élire des maires communistes, écolos, socialistes…

  4. En 2026 ces riverains qui se plaignent de la construction de logements sociaux ont l’occasion de déloger leur maire coco de la mairie! Qu’ils ne se gênent pas de voter pour son « expulsion » politique!

  5. Le mot mixité est un mot passe-partout. J’habite un quartier résidentiel comme on dit, mais cette qualité est souvent mise à mal par les passages de camions de plus en plus lourds, les balais des camionnettes blanches de livraisons, de plus en plus grosses, des cyclistes qui roulent impunément sur les trottoirs, etc…et ce n’est rien quand j’apprends qu’un quartier résidentiel près de chez moi va se farcir un dépôt d’autobus !

  6. 10.000 emplois prévus pour la prochaine centrale nucléaire EPR2, nécessitent de prévoir leur hébergement c’est évident.
    Que les Dieppois actuels soient opposés à ce projet laisse t il augurer une cohabitation problématique ?
    La couleur communiste de la municipalité ne la dispense pas de rechercher de nouvelles sources de revenus grâce à de nouveaux arrivants ….

  7. 134 logements sociaux remplis a la façon communiste , c’est a dire une famille par pièce de vie et ils ce partagent la cuisine et les sanitaires ; résultat on double, triple le nombre de famille par logement sociaux.
    Le rêve de tout communiste dans ce pays est la disparitions des logements propriétaires et l’entassement dans des clapiers a lapin.

  8. Les habitants de Dieppe ont fait le choix de voter communiste ils n’ont donc que ce qu’ils méritent et qu’ils arrêtent de pleurer – Avec un peu de chance ils auront bientôt pour voisins la population d’immigrés qui pour les communistes sont une grande chance pour la France.
    Bien fait pour eux et peut-être que ça ouvrira les yeux aux habitants d’autres communes.

    • Quand je questionne les gens, ils me donnent l’impression d’être en grande partie fachos, extrême-droite, extrémistes, et puis, élections, et tout le monde vote écolo ou socialo.

  9. Compte-tenu du rapport entre le prix des loyers et les salaires, le logement social a encore de beaux jours devant lui. Réservons les logements sociaux aux travailleurs et retraités modestes, de nationalité française puisque largement subventionné par la solidarité nationale.

  10. Le communisme n’enlève à personne le pouvoir de s’approprier des produits sociaux; il n’ôte que le pouvoir d’asservir à l’aide de cette appropriation le travail d’autrui.
    avec le communisme c’est beaucoup de parking et pas de voiture
    avec la droite c’est beaucoup de voiture et pas assez de parking

    • un parent en milieu rural me disait il y a bien longtemps que les fermiers ( dans son coin je suppose) sont généralement d’extrême-gauche, mais pour prendre le champ du voisin, le communisme quoi !

  11. Beaucoup de communes souhaitent construire des logements sociaux ; l’exonération de la taxe foncière pendant 15 ans attire des bailleurs sociaux; Le problème est la cohabitation avec les anciens riverains ; La mairie communiste de Dieppe , ville sinistrée par des decennies de pouvoir bolchévique , est dotée d’un nombre impressionnant d’employés municipaux la plupart cégétistes ; Les Dieppois ont voté une fois pour le RPR Leveaux et ça n’a pas été une réussite ; Pas sur que les prochaines élections fassent le ménage car les communistes ont établi un réseau impressionnant d’efficacité (…) quand il s’agit de mettre un bulletin de vote dans l’urne….

Commentaires fermés.

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