Contamination des équipages du Charles-de-Gaulle : le ministre des Armées Florence Parly avait annoncé, devant la commission de défense de l’Assemblée nationale, que deux enquêtes seraient conduites – épidémiologique et de commandement – et les conclusions livrées sous quinze jours.

Il aura fallu trois semaines pour y parvenir et révéler ce qui fut suggéré, mais dénié officiellement alors. Il y avait bien, déjà, des cas de contamination à bord, avant l’escale du porte-avions à Brest. Et selon le ministre, ce seraient des équipages d’avions embarqués qui auraient apporté le virus lors d’une relève en mer. Mauvaise ironie du sort, c’est donc par les airs que le mal parvint au sein du « fleuron de la Marine » !

L’enquête de commandement est probablement celle qui fut la plus malaisée à conduire, impliquant le commandant, l’état-major de la Marine, celui des armées et leurs relations compliquées du moment…

On apprend, ou plutôt on comprend, que le commandant voulait interrompre la mission après l’escale bretonne, mais que cette option fut refusée par son autorité. Cependant, le ministre fait état de « confiance excessive » de sa part et de son équipe médicale du bord, ce qui contredit la première information.

La vérité sur les responsabilités n’est toujours pas très claire.

Bon, le ministre des Armées, conciliant – ou partiellement ignorant – déclare qu’il « y a eu des erreurs », mais « pas de faute ». Ouf !

Décidément, la mer de la Royale n’est pour l’instant pas très sereine…

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