Jean-Luc Mélenchon a eu chaud. Notre Insoumis préféré a évité de justesse un attentat, si l’on en croit les différents médias qui relaient l’affaire. En effet, le 28 juin dernier, Logan Alexandre Nisier (tiens, tiens, pas de petit astérisque suivi de l’habituel « le prénom a été modifié ») est arrêté et accusé de préparer une attaque terroriste dans le contexte de la campagne présidentielle. Suite à cette première arrestation, mardi dernier, la DGSI et la SDAT interpellent une dizaine de suspects, tous plus ou moins liés à Logan. Dans les nombreuses cibles visées, les enquêteurs ont vus, pêle-mêle, des mosquées, des migrants, Jean-Luc Mélenchon, Christophe Castaner… 

Il n’en fallait pas plus pour ressortir les slogans éculés de « France en Danger », « valeurs de la République », « liberté d’expression »… Et notre Jean-Luc profite de la bonne aubaine pour demander la fermeture du local de l’Action française. Le lien ? L’un des interpellés a, un jour, été membre de l’Action française et il y a eu des affrontements devant le local le week-end dernier. Suffisant pour dire que le mouvement se réclamant de Maurras est un groupe d’extrême droite ultra-violent. D’ailleurs, le compte Twitter d’Europe 1 s’est empressé d’afficher « Qu’est ce que l’Action française, le groupuscule d’extrême droite qui fomentait un attentat contre @JLMelenchon et @CCastaner ? » Fini le #pasdamalgames, semble-t-il.

Qu’importe que le principal suspect ne soit plus et que ses comparses n’aient jamais été membres de l’Action française. Qu’importe que la rixe survenue le week-end dernier devant le local à ait fait suite à l’attitude agressive d’un groupe se disant « antifasciste ». 

Si à chaque fait de violence le gouvernement prenait des mesures, cela fait bien longtemps que l’extrême gauche remplirait les prisons. Je ne me souviens pas avoir entendu Mélenchon demander des sanctions contre les manifestants qui avaient jeté un cocktail Molotov sur un CRS ! 

Malgré ses belles paroles, Mélenchon ne pense qu’à lui. Écoutons ses propres paroles à l’encontre de l’Action française pour constater sa déconnexion du réel : « Cette grave nouvelle met en relief, s’il en était besoin, le niveau de dangerosité et la détermination de ces groupuscules violents à l’idéologie antirépublicaine. » Niveau de dangerosité ? lui-même a reconnu que les présumés coupables (la présomption d’innocence n’existe que pour l’extrême gauche) n’étaient pas si dangereux et pas vraiment crédibles. Sûrement moins dangereux que les deux hommes arrêtés le 18 avril alors qu’ils projetaient un attentat contre le meeting de Marine Le Pen à Marseille. Eux avaient de l’explosif, un fusil-mitrailleur, des pistolets, des munitions… 

La question n’est pas vraiment « L’Action française est-elle un danger? » – ses membres ne sont plus qu’une poignée et n’ont, pour une majorité, jamais lu Maurras, ils ne font réellement à personne – mais « Que font les députés pour notre sécurité ? »

20 octobre 2017

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