Quelle stupeur en découvrant, le jour du réveillon de Noël, dans le journal L’Indépendant, l’histoire de ce couple qui a fui l’ pour rejoindre l’Europe et s’installer en France, menacé d’expulsion vers le pays des mollahs car leur demande d’asile a été rejetée, alors que le mari et sa femme ont été lourdement condamnés pour conversion au christianisme…

Ata Fathimaharloei et son épouse Somayeh Hajifoghaha sont réfugiés à Perpignan avec leurs deux enfants. Partis d’Iran, ils ont traversé le chemin de la galère habituelle des migrants via la Turquie, les Balkans pour s’installer en France. Ils introduisent aussitôt une demande d’asile en 2018 au motif de persécutions liées à leur choix religieux : en effet, ils se sont convertis au christianisme avant de fuir leur pays.

Dans l’Iran des mollahs, « tout musulman qui quitte l’islam pour se convertir à toute autre religion ou secte telle que le judaïsme ou le christianisme sera arrêté par la justice si sa conversion est prouvée ». La France, pays des droits de l’homme, ne pouvait pas ne pas donner une suite favorable à cette demande d’asile, d’autant plus que la condamnation du couple a été produite par leur avocat lors de l’instruction de la demande.

Mais, surprise, leur première demande est rejetée par l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) au motif que la conversion ne justifiait pas une mise en danger pour le couple ! Dans la foulée, ils ont initié une seconde demande qui sera, elle aussi, également rejetée pour des problèmes de traduction des documents administratifs…

On croit rêver…

Rappelons que l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme dit que « devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier d’asile dans d’autres pays ». Cette disposition a été inscrite dans le préambule de la Constitution française et confirmée par le Conseil constitutionnel dans sa décision en date du 13 août 1993.

La condamnation pour conversion religieuse en Iran a fait l’objet d’un rapport publié en janvier 2020 de plusieurs ONG, dont Middle East Concern et le CSW (Christian Solidarity Worldwide). On pouvait, d’ailleurs, y lire que, sur la période de 2019, près de 17 personnes converties au christianisme étaient en prison dans ce pays.

Alors, au vu de la situation en Iran et face au refus des autorités françaises reçu par le couple iranien, on est naturellement en droit de se demander si les instructeurs de l’OFPRA n’ont pas biaisé leur enquête. Est-ce que cette structure effectue l’instruction des dossiers sans a priori ?

Dans tous les cas, le refus du statut de réfugié à ce couple converti au christianisme est incompréhensible et met totalement en valeur l’hypocrisie de nos autorités, prêtes à donner, à raison, l’asile à Asia Bibi, la chrétienne persécutée au Pakistan, mais refusant ce même statut à des chrétiens iraniens.

26 décembre 2020

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