« J’ai honte » : M. Schiappa pleure sur le lait renversé des violeurs étrangers

Sur Instagram, l’ex-ministre a apporté son soutien à Claire Géronimi et confessé sa « honte » en tant que féministe.
Capture écran LCP - Assemblée nationale
Capture écran LCP - Assemblée nationale

Mieux vaut tard que jamais. Mardi 23 septembre, Marlène Schiappa a publié, sur ses réseaux sociaux, un message de soutien à Claire Géronimi, jeune Parisienne victime d’un viol presque deux ans plus tôt, le 11 novembre 2023. Ce post survient alors que s’ouvre le procès du principal suspect, un Centrafricain de 27 ans. « Tu pourrais être ma petite sœur, ma cousine, ma collègue ou même ma fille, écrit l’ex-secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Cet homme n’avait rien à faire dans ton hall d’entrée, rien à faire en France. C’est un fait. J’ai honte, je te le dis. Honte comme femme politique que nos actions se soient heurtées à la réalité de sa présence et de ce viol. »

Car on vient d’apprendre, en effet, que le suspect - qui a reconnu les faits dès le premier jour du procès - était en possession non pas d’une, ni de deux, mais de trois obligations de quitter le territoire français (OQTF). Record à battre. Outre les deux viols en série pour lesquels il est actuellement jugé, cet étranger en situation irrégulière avait déjà été condamné à pas moins de onze reprises par la Justice pour violences, menaces ou encore ports d'armes… Un laisser-aller judiciaire et migratoire coupable que déplore aujourd’hui Marlène Schiappa. Dommage qu’elle et ses amis n’aient jamais été au pouvoir…

Le silence gêné des féministes de gauche

Au-delà de son propre bilan, l’ancien ministre se désole également du silence assourdissant des sphères féministes, dans cette affaire : « J’ai honte, comme féministe, du peu de soutien que tu as reçu des réseaux féministes de gauche pour avoir osé nommer l’identité du violeur, confesse-t-elle. Terriblement honte du harcèlement en ligne que tu as subi de certaines sphères dites progressistes ou de gauche qui condamnent des mots sans trembler mais te blâment toi, victime, d’oser parler ! »

Il se trouve en effet que, hormis le collectif Némésis, les « féministes » se sont tenues à bonne distance de la malheureuse Claire et ont refusé de lui tendre la main. « J'ai été abandonnée par les féministes, car je n'étais pas la bonne victime », expliquait-elle, mardi, sur CNews. On peut penser que le coupable n’avait pas le profil idéal, lui non plus. Comptez sur les pourfendeuses du patriarcat pour donner de la voix quand une star de cinéma met une main aux fesses d’une serveuse en discothèque, mais oubliez-les s’il s’agit de condamner les viols barbares commis par un étranger sous OQTF.

En 2020, Marlène Schiappa, alors ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, s’était félicitée d’avoir mis en place une mesure d’expulsion des étrangers coupables de violences sexuelles et sexistes. « C'est du bon sens : si la maison de votre voisin s'effondre, vous l'accueillez. Mais s'il se met à tabasser votre sœur, vous le virez ! », avait-elle ajouté, dans les colonnes du JDD. Presque aussitôt, un aréopage de militantes de gauche avait signé une tribune indignée et accusé le ministre de « fémonationalisme », de piloter des « diversions xénophobes » et de réveiller le spectre de la « double peine ».

Mais que ces valeureuses combattantes se rassurent : les agresseurs étrangers ne sont quasiment jamais expulsés. Actuellement, le taux d’exécution des OQTF stagne aux alentours de 7 %. L’immense majorité de ces malfaiteurs peut donc tranquillement rester sur notre territoire et continuer à violer en toute quiétude.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

84 commentaires

  1. Que c’est beau tout ces mea-culpa. La Marlène essaye-t-elle de se refaire une virginité ? A son age et après toutes ses manigances, est-sérieux ?
    Qu’en est-il de ses subventions (d’argent public) distribuées à tort et à travers ?
    Elle n’a même pas un mot pour Marine Tondelier, harcelée par une femme “lesbienne et racisée”.

  2. L’Etat Français n’est plus en mesure de protéger sa population aujourd’hui, en particulier les femmes Françaises de 12 à 98 ans ; c’est un fait.
    Nul besoin de pleurnichards inutiles de la dernière heure mais bien d’une politique qui remette de l’ordre en France

  3. Elle devrait avoir honte de ne réaliser que 2 ans après cette affaire.
    Elle devrait avoir honte d’avoir honte trop tard…et de n’avoir rien fait pour que les choses changent.
    Combien d’autres crimes depuis novembre 2023…perpétres par des OQTF..
    Les larmes de crocodiles de la gauche on en a marre.
     » Allez Honorine, ne pleurez pas sur les croissants va « …( César de Pagnol )

    • Un peu trop sévère, Breiz …. Elle aurait très bien pu ne pas soutenir la victime, et plus encore, s’en prendre aux mouvements féministes. Il fallait un certain courage de gauche. Du bon à entendre pour Claire Géromini. Et c’est ce qui importe, finalement.

      .

  4. Un bon point pour elle de s’en prendre aux vrais harceleurs, une position pas toujours facile à tenir par les temps qui courent.

    • Un bon point ? Schiappa verse des larmes de crocodile une fois que le mal est fait et qu’elle n’est plus au pouvoir. Elle est autant coupable que tous les autres politiques qui laissent des barbares chez nous.

  5. Nous avons tous remarqué que, souvent, hommes (et femmes) politiques retrouvent un peu de bon sens une fois qu’ils ne sont plus au pouvoir. Certes, du pouvoir, Marlène Schiappa n’en a jamais eu beaucoup, et nul ne s’en plaindra. Mais à ce train, il faut s’attendre à ce qu’une fois débarqué, Macron, qui promettait 100% D’OQTF effectives, regrette ne ne pas voir fait monter à 9 ou 10 les 7% réels.

  6. N’a absolument rien fait dans le sens de la sécurité des femmes pendant ses ministères …. Nous prend elle pour des c…???

  7. Mieux vaut tard que jamais. De tels messages tentent à démontrer qu’aujourd’hui les ministres ne servent à rien, vu que madame Marlène Schiappa, alors ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, s’était félicitée d’avoir mis en place une mesure d’expulsion des étrangers coupables de violences sexuelles et sexistes et que le réel prouve le contraire.

  8. Expérience vécue : je me retrouve au restaurant avec des amis ( bobos de gauche ) au restaurant. La conversation vient sur « les violences faites aux femmes ». Une femme ( amie d’amis ) que je ne connaissais pas évoque, au bord des larmes, la footballeuse espagnole embrassée de force. Je m’étonne que la footballeuse n’ait pas simplement remis le monsieur à sa place, et de l’ampleur du « drame » alors qu’il y a de « vraies » victimes, comme Méghane ( mise en coma artificiel, cellule psychologique pour les soignants qui l’ont reçue aux urgences, traumatisés par l’hotreur de ce qu’elle a subi ). Les convives me regardent, œil vide, et quelqu’un finit par dire : qui ? Je tente de répondre, la conversation est immédiatement déviée sur des sujets plus réjouissants.

  9. J’ai un immense respect pour les femmes du collectif Némésis. Elles me font penser aux jeunes iraniennes et afghanes, qui se battent à leurs risques et périls, pour leur liberté de s’affranchir du voile et du patriarcat, bien réel, celui-là, dans leurs pays. Les néo féministes, elles, veulent se battre sur le front de l’accueil inconditionnel de masses de migrants, issus pour la plupart de pays qui sont à des années lumières de notre mode de vie, surtout pour les rapports hommes-femmes. Alors, quand un de leurs « protégés » s’en prend à une femme, chez nous ; elles sont tiraillées et préfèrent « abandonner » la victime… surtout si elle ose parler et demander des comptes. Alors si en plus, elle fricote avec Némésis, c’est autorisation de tir tous azimuts. Tout mon soutien à Claire et aux battantes de Némésis ! Et pour les Néo « féministes » autoproclamées ; vous avez de la chance que la bêtise et la lâcheté ne soient pas des délits…

    • Il y a deux sortes de féministes : Celles qui risquent leur vie comme Mona Jafarian ou qui se font tabasser par les gros bras comme Alice Cordier ou qui meurent comme Chahinez Daoud pour pouvoir s’habiller à la française …
      Il y a celles qui ne prennent aucun risque en faisant de multiples procès aux mâles blancs pour leur soutirer un maximum d’argent et qui se souviennent 30 ans après avoir subi des attouchements.

      • Chahinez n’était pas féministe. Elle voulait juste vivre à la française, s’ intégrer au pays qui l’avait accueillie. Une jeune femme normale en quelque sorte.

    • Nemesis tabassé au cours d’une manifestation et les auteurs des méfaits sont ensuite félicités par Sophie Binet. Les vidéos existent.

    • @deffy70 : vous abondez dans mon sens quand j’essaie de démontrer qu’il y a des autoproclamées féministes qui ne sont que des féministes en carton et des femmes qui agissent en vraies féministes et qui en meurent.

  10. Elle aurait pu ajouter : « j’ai honte d’avoir servi un gouvernement qui n’a rien fait pour régler tous ces problèmes et qui na pas hésité à se compromettre avec la gauche la plus débile pour sauver ses postes. »

  11. Marlène Schiappa, ministre déléguée à la citoyenneté, a déclaré vouloir expulser les étrangers coupables de violences sexistes et sexuelles : injures non publiques, captation ou diffusion d’images ou de messages à caractère sexiste ou sexuelle, exhibition, harcèlement et viol.

    Le problème il est helas parfois impossible d’expluser les étrangers délinquants.
    Ils sont protégés par exemple si leurs enfants sont français.
    Ou si ils ont des attaches familiales en France
    .

Commentaires fermés.

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