Irlande : le viol d’une fillette par un migrant illégal déclenche une vague de colère

Survenu le 20 octobre dernier, le viol a été commis par un demandeur d'asile en banlieue de Dublin.
Capture d'écran X
Capture d'écran X

Le 20 octobre dernier, un migrant africain de 36 ans, dont la demande d’asile avait été rejetée et qui attendait d’être expulsé depuis mars dernier, aurait violé une enfant de dix ans. Les faits, survenus dans ou aux abords d’un centre de demandeurs d’asile - où logent près de 2.100 demandeurs de protection internationale pour un coût de 148,2 millions d’euros - près de Dublin, ont été le déclencheur d’affrontements violents impliquant 2.000 manifestants et 600 agents de la police nationale. La victime, qui avait été portée disparue - alors qu’elle était sous la responsabilité de l’agence de protection de l’enfance irlandaise (Tusla) -, aurait été violée dans ou à proximité de la résidence pour demandeurs d’asile gérée par l’État irlandais. 

 

Une colère populaire qui ne faiblit pas

Chez les patriotes irlandais, la colère ne redescend pas. Ryan Casey, compagnon d’Ashling Murphy, une jeune enseignante assassinée en 2022 par un Rom slovaque (crime qui avait déjà ému l’Irlande entière), s’est imposé comme une figure emblématique de cette indignation collective. Dans un tweet posté sur X, l’homme a fustigé l’inaction des autorités face à cette « abomination » : « Que se passe-t-il dans notre pays… une enfant de 10 ans… Nos femmes et nos enfants ne sont plus en sécurité dans ce pays ! Elles ne se sentent tout simplement plus en sécurité !! C’est absolument déchirant, révoltant et totalement inacceptable ! Comment peuvent-ils laisser cela arriver ? »

Les manifestations de lundi soir, devant le centre pour migrants, n’ont fait qu’amplifier cette vague. Des habitants locaux, furieux, ont érigé des barricades enflammées et affronté les forces de l’ordre, réclamant non seulement la tête du coupable mais une refonte totale des politiques migratoires. Diffusées en direct, ces scènes de chaos ont ravivé les plaies d’une société qui, comme l’a rappelé Casey, voit ses filles grandir dans la peur, d’autant que le suspect aurait dû être expulsé bien plus tôt.

« Ce drame doit marquer une ligne rouge »

La classe politique irlandaise, souvent accusée de mollesse face à l’immigration, se trouve dos au mur, après ce drame. Le ministre O’Callaghan, dans un rare accès de fermeté, a promis une accélération des expulsions et un renforcement sécuritaire - tout en condamnant les manifestants -, reconnaissant implicitement les dysfonctionnements d’un système IPAS qui génère 1,3 million d’euros de bénéfices pour des opérateurs privés au détriment de la sécurité publique.

Sur X, Carol Nolan, députée irlandaise indépendante, a brisé le silence de la classe politique avec une déclaration cinglante, appelant à une rupture radicale. « Le temps des lamentations, des faux-semblants et de la complaisance envers une mentalité toxique d’ONG qui tolère l’assaut incessant mené contre notre système de protection internationale et nos communautés doit cesser. » Et d’ajouter, le cœur serré pour la victime : « Cette pauvre enfant est la victime des faiblesses [de l’État irlandais]. » L’élue dénonce, en outre, un système « qui excuse les délinquants violents et dangereux n’ayant absolument aucun droit d’être ici ». Elle pose une question cruciale : « Ce drame doit marquer une ligne rouge. […] Allons-nous enfin trouver le courage de dire : assez. » Et de conclure : « Plus jamais [l’État ne doit] imposer des coûts obscènes aux contribuables pour financer ce carnaval de criminalité. Plus jamais. »

Vos commentaires

52 commentaires

  1. Heureusement le frère Starmer n’a pas autorité en Irlande, il ne peut pas envoyer sa police tabasser les manifestants et les attraper pour ses prisons;

  2. Les mêmes causes produisent les mêmes effets partout , et, partout la gauche humaniste déplore les effets dont elle chérit les causes .

    • En Irlande comme en France, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Sauf qu’en Irlande, la population se bouge et manifeste sa désapprobation.
      Brûler un fourgon de police met lesdits manifestants sur un pied d’égalité avec nos cailleras, ce qui est regrettable. Et l’on peut frémir en imaginant que le cordon de policiers se retire ou craque, car le slogan est sans ambiguïté : « Let them out, let them out! ». En clair, laissez ces OQTF sortir, qu’on s’en occupe. Cela fait froid dans le dos, mais voilà le résultat de décennies de politiques nationales et européennes iniques qui idéalisent l’Autre. Chapeau, les artistes!

  3. Oui, mais c’est l’Irlande. Nous des illégaux dangereux, on ne sait même plus officiellement les dénombrer, mais on sait aussi les remettre en liberté. État de droit oblige.

  4. Ce drame, horrible s’il en est, a déclenché une réaction significative non par sa seule perpétration mais par l’usure de la capacité à tolérer. Les populations Européennes n’en peuvent plus et n’en veulent plus. Il n’est aucun pays d’accueil qui n’en paye le tribut. Accueillir c’est choisir, être accueilli c’est être reconnaissant et s’intégrer de façon plaisante. Ce n’est pas forcément renoncer à sa culture non plus : c’est juste veiller à être agréable et … à ne pas nuire. Blanc né en Afrique noire, je parlais tout un temps mieux kikongp puis lingala que le flamand ou le français ou, ensuite l’allemand ; je suis toujours resté fondamentalement un « blanc » ne serait-ce qu’au regard de la population au sein de laquelle je suis né mais jamais je n’ai déplus, et mes parents non plus, nés là aussi. Mon parrain était noir, 90 pour cent de mes amis aussi.

  5. Il ressort finalement quelque chose de ce que certains qualifient pudiquement, mais intentionnellement, de fait divers. On incrimine en permanence les sociétés d’accueil et les peuples historiques des pays européens, qu’on taxe de racisme, de xénophobie, d’islamophobie, de fascisme, etc. Pourtant, on constate que dans les différents pays européens, avec des modèles sociétaux très différents comme la laïcité à la française, le modèle communautariste anglo-saxon ou encore le modèle d’intégration des pays nordiques, les problèmes rencontrés sont toujours les mêmes : intégration difficile, voire impossible, violences, délinquance, rejet ou incompréhension des règles du pays d’accueil, agressions sexuelles, etc. On voit bien que ce qui pose problème avec les « réfugiés » de certaines nationalités ne se produit pas avec d’autres comme les réfugiés Ukrainiens par exemple. Le problème ne vient pas des accueillants … mais des accueillis !

  6. Ils ont beau nous expliquer que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, les gens ne sont pas bêtes au point de le croire. Non tout n’est pas pour le mieux et les gens en ont assez de ce qui se passe et d’être pris pour des imbéciles. Un jour, les causes et les effets feront que tout explosera.

    • Puissiez-vous dire vrai quant à l’ explosion d’une fureur irréfrénable dans un quelconque pays d’Europe, entrainant à sa suite l’Europe entière. Si nous voulons brisez ces chaines que nous imposent tous ces thuriféraires du vivre ensemble, appelons de tous nos voeux ce jour de salubrité publique.

  7. A la lumière des nombreux derniers « évènements » certains bientôt pourraient aller jusqu’à exiger une nouvelle loi légalisant le viol et la torture sur mineurs et donc l’impunité qui, déjà de fait, va avec. Lola, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font…Heureusement nous sommes très nombreux à ne pas vouloir pardonner.

  8. et ce n’est pas le gars Nunez qui va se bouger, on a l’impression quand il parle qu’il va tomber de sa chaise, tous les mêmes retailleau et ses coups de menton, on voit comment il gère les LR, un jours les ministres LR seront virés du parti le lendemain ils ne seront que suspendus, c’est à la mode la suspension.

    • Quant à Monsieur Retaillea, il est rop tard pour se refaire une santé. En entrant en macronie il a déjà commis le péché originel.

    • En Irlande c’est action réaction , et la police ne fait pas de zèle . La crosse de hurley c’est fracture assurée, pas d’assurance c’est : bonne chance.

  9. Tiens, les irlandais si prompt à jeter l’obrope sur Israël, viennent de découvrir que l’islam c’est pas si bien que ça.

  10. Tout comme eux, et leurs « cousins » anglais, les Portugais et d’ autres peuples en Europe : descendons dans la rue et disons notre mécontentement et ras-le-bol.

  11. Ça donne une indication sur les mœurs en vigueur dans les différents pays d’origine. Nous n’en entendons jamais parler mais il semblerait que ce soit monnaie courante, et quand ce n’est pas les fillettes c’est les femmes âgées. Nos gouvernants savent tout ça, donc c’est plus que grave et s’ils ne savent pas c’est encore pire.

  12. «  »a promis une accélération des expulsions et un renforcement sécuritaire … «  » on connait ça chez nous aussi depuis longtemps !

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